Le guide d’entrevues est un outil incontournable de la recherche qui doit être utilisé de manière flexible afin de tirer le maximum de vos échanges avec vos informateurs et informatrices clés. En suivant les 10 étapes simples que les ethnographes de Perrier Jablonski ont développées pour vous, vos discussions seront plus riches en contenu et en partage. Lancez-vous!
La netnographie explore les interactions numériques pour comprendre les dynamiques des communautés en ligne. Inspirée de l’ethnographie, elle analyse des échanges souvent plus authentiques que dans les études classiques. Elle s’applique à de nombreux domaines : marketing, sociologie, santé publique, innovation, et culture. Des outils comme NetBase ou Talkwalker simplifient le traitement des données massives. En offrant un accès direct à des données riches et en temps réel, la netnographie est une méthode essentielle pour décrypter les comportements et anticiper les tendances dans un monde connecté. Cependant, elle n’est pas exempte de défis : représentativité des données, enjeux éthiques liés à la vie privée, et rapidité d’évolution des plateformes.
Les émotions sont contagieuses, c'est prouvé par le professeur Giacomo Rizzolatti depuis les années 90. Soyez conscient — et soyez sûr — que votre humeur est palpable pour un auditoire qui n'attend qu'une chose de votre part. Un sourire.
La pyramide des besoins de Maslow n'a jamais existé. Maslow a étudié la hiérarchie des motivations des humains, essentiellement en entreprise en 1943. C'est un consultant qui lui a donné la forme de pyramide dans les années 60. Le succès de cette théorie lui a été dommageable, car cette dernière a circulé de manière incomplète et simpliste. De plus, Maslow a continué ses observations et il a enrichi ses conclusions pendant plus de 30 ans. Le travail final est beaucoup plus inspirant : au-delà des besoins physiologiques, de sécurité, d'amour, d'estime et d'accomplissement de soi, nous sommes mus par l'envie d'apprendre et de comprendre. Nous sommes aussi motivés par la recherche perpétuelle de beauté et d'esthétique. Ce sont des outils très importants pour assurer un cadre de travail motivant à des employés... ou nourrir des besoins précis pour des clients. Enfin, les plus développés d'entre nous, celles et ceux qui visent à réaliser la meilleure version d'eux-mêmes, sont motivés par des valeurs qui dépassent l'égo, les valeurs B. Ces valeurs sont universelles et humanistes, elles visent le bien commun.
Vos habilités empathiques sont corrélées avec votre manière de communiquer. Comprendre les différents types d’empathies est la première étape pour comprendre l’autre et réussir à communiquer de manière authentique. Comprendre l’autre, c’est aussi la capacité à mieux répondre aux besoins des gens, de vos clients jusqu’à vos employés et vos collègues. Être apte à se représenter le cadre de pensée des gens est un bénéfice professionnel et aussi personnel.
Oser l’humour dans la gestion de ses réseaux sociaux peut être une stratégie redoutable pour se rapprocher de sa clientèle, et Hydro-Québec en est définitivement un bon exemple. Mais n’est pas le pro de la répartie qui veut. Selon l’équipe derrière les réseaux sociaux de la société d’état, on doit choisir le bon ton adapté à la bonne situation, et savoir parsemer ses réponses de délicieux sarcasme quand la situation le permet. Tout est une question de dosage, de contexte, et de limites à ne pas franchir.
Mauvaise nouvelle : les critères socio-démographiques basés sur l'âge, le sexe ou encore les revenus nous rassurent, mais ne nous disent pas grand-chose -sinon rien. Bonne nouvelle : les marques ont aujourd'hui les leviers technologiques pour rejoindre leurs cibles avec précision, jusqu'à créer leur audience sur mesure... et elles ont tout intérêt à le faire de manière profonde et durable.
En 1975, Steven Sasson, employé chez Kodak, invente la caméra numérique. Kodak, trop préoccupée par le succès de ses pellicules photographiques, contrairement à ses concurrents — Fuji, Canon et Nikon —, n’apporte pas plus d’importance au développement de cette nouvelle technologie. Cette situation, considérée comme de la myopie optimiste, amène à la faillite de l’entreprise en 2012. Finalement, le succès vient à l’entreprise qui décide de s’adapter aux changements et le déclin suit celle qui l’ignore.
Les questions renforcent les relations et la confiance, permettent des interactions efficaces et agréables et vous mènent vers la découverte. Les questions ont un pouvoir qui va bien au-delà des concepts du retour sur l’investissement direct pour votre marque. Votre engagement personnel à la curiosité est une motivation durable qui aura des impacts positifs dans vos vies personnelles et professionnelles.
L’observation participante permet d’avoir accès à des informations à la source, en observant et en participant à la vie des gens dans leur « milieu naturel ». Concrètement, l’ethnographe observe, note, discute, photographie, filme, se familiarise avec des modes de pensée et de fonctionnement différents du sien -entre autres. Bref, « Faire du terrain, c’est faire sans tout-à-fait savoir ce qu’on fait », et donc « se donner une chance de découvrir quelque chose que l’on ne savait pas » (Bourdieu 1984: 17)⁴.
On peut tuer une idée, une improvisation et même un brainstorm avec un seul non. (Même en rajoutant un mais). Pourquoi? Parce qu’être créatif demande avant tout de se mettre en « état d’intuition », état qui requiert des dispositions neurologiques particulières que vient complètement chambouler un simple non. Règle de base de l’improvisation théâtrale, le « Oui et » (qui veut dire accepter et construire) gagnerait à s’immiscer davantage dans nos milieux professionnels pour protéger les idées fragiles, et en encourager d’autres à naître.
Une entreprise, ce sont des gens ensemble ; une organisation de caractères, de compétences ; une association de talents. Une marque, c’est la partie visible de cette organisation, c’est une promesse faite au reste du monde par ces gens ensemble.
Aujourd’hui, les gens achètent tout cela en même temps. Steve Jobs mettait autant d’énergie à soigner le design de l’intérieur des ordinateurs que leur design extérieur. Il était obsédé par ce qui ne se voyait pas, cela en disait long sur sa quête de la qualité : « Ça ne voit pas, mais ça se sent ».
Alors oui, les gens choisissent votre marque pour votre savoir-faire. Bien sûr qu’ils achètent aussi votre savoir-être. Mais comprenez bien que les gens vous choisissent aussi pour votre savoir-savoir.
Un insight n'est pas un mystère : c'est une vérité cachée dans le quotidien et qui, transformée, devient un argument de vente. Un insight s'articule en quatre temps. Un fait, une observation, un frein/motivation et... l'insight. Un bon insight raisonne — il articule une pensée, et un très bon insight résonne — il touche une corde sensible. Il doit être inspirant et créatif... pour inspirer les créatifs !
Voilà, vous connaissez désormais les deux mouvements des idées. Vous les découvrez ou vous les inventez. Et vous avez un mode d'emploi qui vous permettra de prendre conscience des étapes à respecter pour faire accoucher les idées.
Pour innover et mieux répondre aux attentes des individus, il faut apprendre à embrasser la complexité. La moyenne rassure, mais elle gomme les nuances et appauvrit notre capacité à créer des solutions vraiment impactantes. En explorant les extrêmes et en valorisant les singularités, on découvre des opportunités inédites, des insights puissants et une manière plus humaine d'aborder la stratégie. Après tout, c’est dans les détails et les différences que se cache souvent la clé du succès.
Pour comprendre les mécanismes d’un consommateur, il faut explorer ce qu’on appelle le processus du choix qui comprend trois variables : l’implication, l’expérience et l’évaluation cognitive. Cela nous permet d’observer plusieurs profils de consommateurs, menant à différentes formes d’achats comme l’achat fortuit, l’achat d’habitude, l’achat d’attitude, l’achat affectif, l’achat sous-contracté.
Dans un monde saturé d'informations, la clé pour une marque est de captiver l'attention rapidement. Leur communication doit se concentrer sur un seul mot qui encapsule leur essence tout en stimulant la curiosité. Ce mot, méticuleusement choisi, sert à briser la barrière de l'indifférence en un temps très court. Il doit refléter à la fois ce que la marque excelle à faire et la perception positive déjà établie auprès du public.
L'échelle de Ron Kaufman donne un vocabulaire utile pour parler d'expérience client en équipe : six paliers, de −2 (criminel) à +3 (incroyable). Elle s'appuie sur la théorie de la disconfirmation des attentes formalisée par Richard L. Oliver en 1980, et se complète avantageusement avec la grille de Noriaki Kano (1984) sur les attributs must-be, one-dimensional et attractive. Trois pièges méritent une vigilance constante : l'inflation silencieuse des attentes (le +1 répété devient un 0), la comparaison cross-catégorielle (Apple, Amazon et Costco calibrent les attentes de tous les secteurs), et le culte mal placé du +3 quand le niveau 0 n'est pas encore fiable. Travailler le service, c'est moins viser l'éclat que sécuriser la base — et donner à ses équipes les moyens d'aller plus loin quand le moment le justifie.
Rester dans l’œil du cyclone, ne rien cacher, créer un lien familier, assumer l’importance des enjeux, miser sur le sauveteur et pas sur le fautif et enfin… garder le contact. C’est le mode d’emploi pour aider les gens autour de nous : nos équipes, nos collègues et nos clients.