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I.A. À qui profite la fin du monde ?
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I.A.
Influences
September 19, 2026
September 19, 2026
En cours
Article
Cet article analyse, du point de vue de la communication, les discours catastrophistes sur l’intelligence artificielle. En mai 2023, le Center for AI Safety publiait une déclaration d’une phrase, signée notamment par Geoffrey Hinton, Yoshua Bengio, Demis Hassabis et Sam Altman, plaçant le risque d’extinction lié à l’IA au rang des pandémies et de la guerre nucléaire. Sans se prononcer sur la validité de ce risque, l’article montre que ce type de message produit trois bénéfices pour son émetteur : il démontre la puissance de la technologie, il établit la légitimité de celui qui en parle et il lui ouvre l’accès aux discussions réglementaires, comme l’illustre le témoignage de Sam Altman devant le Sénat américain le 16 mai 2023. Les techno-optimistes, dont Marc Andreessen dans son Techno-Optimist Manifesto (2023), emploient la même structure narrative en invoquant les vies que coûterait un ralentissement. Les travaux de Robertson et al. (2023) sur la négativité des titres et la méta-analyse de Tannenbaum et al. (2015) sur les appels à la peur expliquent l’efficacité de ces récits. L’article propose un outil de lecture critique : repérer le « donc » qui suit l’annonce du danger, soit la demande concrète adressée à l’auditoire. Un article de Gaëtan Namouric, publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée.

Annoncer qu’une technologie pourrait détruire l’humanité, c’est aussi affirmer sa puissance et installer celui qui parle dans le rôle de l’expert indispensable. Le message peut être parfaitement sincère et rester très rentable. Doomers et antidoomers se disputent sur le fond, mais partagent la même charpente narrative : un danger, des gens qui l’ont compris, une invitation à les suivre. La recherche confirme que la négativité attire l’attention et que la peur assortie d’une solution fait agir. Devant un discours sur l’avenir de l’IA, attendez le « donc » et examinez ce qu’on vous demande. Une demande ne devient pas légitime parce que la phrase précédente faisait peur.

Quand annoncer l’apocalypse devient un excellent argument de vente.
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I.A. La peur comme méthode
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I.A.
Changement
September 19, 2026
September 19, 2026
Final
Article
Pourquoi avons-nous peur de l’intelligence artificielle, et que peuvent en faire les gestionnaires? PhiloSophia, élève de l’École normale supérieure (Ulm) en master 2 de philosophie contemporaine, répond avec deux philosophes. Günther Anders, dans L’Obsolescence de l’homme (1956), décrit la honte prométhéenne et le décalage prométhéen : notre capacité de fabriquer dépasse notre capacité d’imaginer les conséquences, ce qui explique le réflexe du scénario catastrophe. Hans Jonas, dans Le Principe responsabilité (1979), propose l’heuristique de la peur : devant des risques immenses et irréversibles, imaginer le pire pour s’obliger à agir. La jeune philosophe identifie le moment où ce mécanisme se retourne : lorsque « cela pourrait arriver » devient « cela arrivera », la peur transforme un risque en destin et déresponsabilise. L’article en tire quatre gestes pour les organisations : mettre la peur à l’ordre du jour, mesurer l’écart entre les outils déployés et la représentation de leurs effets, attacher une décision à chaque scénario redouté, écrire trois scénarios d’avenir. Il rappelle que l’historien Luc Mary a recensé 183 fins du monde annoncées depuis la chute de l’Empire romain. Un article de Gaëtan Namouric, publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée.

La peur de l’IA a une généalogie respectable. Anders explique pourquoi nous imaginons spontanément la catastrophe : nous fabriquons plus vite que nous ne nous représentons. Jonas explique pourquoi c’est utile : imaginer le pire oblige à agir. PhiloSophia, jeune philosophe de l’École normale supérieure, ajoute la pièce manquante, le point de bascule où la peur transforme un risque en destin et se met à déresponsabiliser. Pour un gestionnaire, la méthode tient en quatre gestes : mettre la peur à l’ordre du jour, mesurer l’écart entre ce que l’on déploie et ce que l’on se représente, attacher une décision à chaque scénario redouté, écrire trois demains. Une peur utile se reconnaît aux décisions qu’elle déclenche. Tant que le futur se conjugue au pluriel, il reste du travail.

Imaginer le pire, d’accord. Encore faut-il imaginer la suite.
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Le consommateur a toujours raison, surtout quand il a tort
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Ethnographie
September 11, 2026
September 20, 2026
Final
Article
Gaëtan Namouric, de Perrier Jablonski, explique comment les perceptions des consommateurs peuvent l’emporter sur les caractéristiques objectives d’une offre. Le récit A&W illustre la confusion entre un tiers et un quart de livre. La canette blanche Coca-Cola de 2011 a suscité des plaintes sur le goût malgré une recette inchangée. Cadbury a rencontré des réactions similaires après avoir arrondi les morceaux de Dairy Milk. L’étude de Shiv, Carmon et Ariely (2005) éclaire le rôle des attentes à travers l’effet placebo du marketing. L’article invite les organisations à observer les choix et à comprendre les malentendus avant de les corriger.

Un client peut se tromper sur une quantité ou sur la recette d’un produit et décider quand même de ne plus l’acheter. Avant de le corriger, il faut comprendre ce qu’il a vu, comparé et ressenti. L’écouter et le regarder choisir permet de repérer des difficultés qui échappent souvent à ceux qui connaissent l’offre par cœur.

On croyait pourtant avoir pensé à tout.
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I.A. Le Canada a peur.
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I.A.
Changement
September 11, 2026
September 19, 2026
Final
Article
L’article examine comment la méfiance envers le changement peut entretenir le retard de productivité du Canada. Dans l’enquête Ipsos-Google menée à l’automne 2025, 68 % des répondants canadiens choisissent un scénario où l’IA nuit aux travailleurs. Le texte rapproche cette appréhension du retard durable décrit par la Banque du Canada et l’OCDE, ainsi que d’une étude sur 5 172 agents de service client où un assistant d’IA augmente de 15 % en moyenne les problèmes résolus par heure. Il souligne le coût économique possible des investissements et des changements reportés. La conclusion s’appuie sur le GenAI Sandbox de Singapour : près de 80 % des PME participantes ont poursuivi l’usage après trois mois d’essai. Elle invite les organisations à expérimenter avec leurs équipes, mesurer les résultats, ajuster et partager les réussites. Un article de Gaëtan Namouric, publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée.

La peur du changement peut retarder la modernisation du travail au Canada. L’expérimentation offre une voie concrète pour avancer : choisir une tâche avec les équipes, comparer le temps nécessaire et la qualité du résultat, ajuster puis partager les réussites. À Singapour, près de 80 % des PME participantes ont continué à utiliser les outils après un essai de trois mois. Donner aux employés le temps d’apprendre permet de faire une place à l’audace.

Nous avons d’excellentes raisons de nous poser des questions, mais de moins en moins le luxe d’attendre.
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Partir, c'est partir trois fois.
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Tourisme, local et Impact
XP client
September 10, 2026
September 20, 2026
Final
Article
L’article « Partir, c’est partir trois fois » explique comment l’anticipation, l’expérience vécue et le souvenir façonnent un séjour touristique. Il s’appuie sur les recherches de Nawijn sur le bonheur avant et après les vacances, de Mitchell et ses collègues sur la vision rose, de Rudd, Vohs et Aaker sur l’émerveillement et le temps perçu, de Kahneman et ses collègues sur le poids de la fin d’une expérience et de Henkel sur la photographie et la mémoire. Il invite les destinations à accompagner ces trois temps du voyage. Un article de Gaëtan Namouric, publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée.

Une destination accompagne trois expériences : le voyage imaginé, le voyage vécu et le voyage raconté. Nourrir l’attente, faciliter le séjour, créer des moments d’émerveillement et soigner le départ contribuent à l’empreinte laissée au visiteur. Mesurer la satisfaction sur place et interroger le souvenir plus tard éclairent des dimensions différentes.

Entre le voyage qu'on attend et celui qu'on raconte, il se passe quelque chose d'étrange.
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Tourisme. Ce que les objets racontent.
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XP client
September 10, 2026
September 19, 2026
Final
Article
Cet article examine le rôle des souvenirs physiques dans l’expérience touristique : tasses et bols portant un prénom, ronds de serviette, vouchers, cartes postales, aimants, passeports tamponnés et effigies du Carnaval de Québec. Il mobilise les travaux de Jean-Sébastien Marcoux sur les déménagements à Montréal (2001), une enquête de Byrom et ses collègues auprès de 19 personnes sur les aimants de réfrigérateur (2024), et les recherches de Chu et Shu sur le désir de souvenirs en fin d’expérience (2025). Les cas de Pornic, Smartbox et des parcs américains illustrent une demande commerciale, sans démontrer que chaque souvenir entraîne une hausse de fréquentation. Un article de Gaëtan Namouric, publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée.

Les objets liés à une expérience peuvent entretenir l’attachement et réactiver les souvenirs longtemps après le retour. Les organismes touristiques peuvent soigner les gestes de personnalisation, d’écriture et de collection, ainsi que la place que ces objets prendront dans le quotidien des visiteurs.

Une tasse, un bout de carton, un prénom gravé. Pourquoi tient-on tant à rapporter ces petites choses?
Tourisme. Le visiteur, ce héros.
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Marque
September 10, 2026
September 19, 2026
En cours
Article
Cet article est écrit par Gaëtan Namouric et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il analyse les campagnes touristiques qui racontent une destination à travers ses visiteurs : les égoportraits ratés de l'Office du tourisme de Québec (2015), Unhashtag Vienna (2018) et Unrating Vienna (2019), la série Subpar Parks d'Amber Share, « Partez touriste, revenez breton » de Tourisme Bretagne (2024), The Swedish Number (2016), Un voyage jamais vu de Tourisme Québec et lg2 (2016), Stay Away d'Amsterdam (2023), l'Icelandic Pledge (2017), Aux Îles, je m'engage et le mois de silence numérique de Tourisme Îles de la Madeleine (2025), le ʔiisaak Pledge de Tofino, Closed for Maintenance des îles Féroé (2019) et CopenPay de Wonderful Copenhagen (2024). L'article relie ces cas à l'effet pratfall (Aronson, 1966), à la théorie de l'identité sociale (Tajfel et Turner, 1979), à la réactance (Brehm, 1966), à l'engagement (Cialdini, 1984), à l'indice d'irritation de Doxey (1975), à l'effet IKEA (Norton, Mochon et Ariely, 2012), au nudge (Thaler et Sunstein, 2008) et aux travaux d'Urry et de MacCannell sur le regard touristique et l'authenticité.

Les campagnes touristiques les plus mémorables racontent une destination par ce qu'elle fait à ses visiteurs. Elles activent des leviers précis : l'effet pratfall quand elles affichent leurs pires critiques, l'identité sociale quand elles promettent une appartenance, l'engagement quand elles font signer un serment, l'effet IKEA quand elles font travailler le voyageur, le nudge quand elles récompensent. Elles comportent aussi un risque : la réactance chez le visiteur ciblé, l'irritation chez l'hôte. Parler à travers le visiteur exige d'accepter sa voix.

Et si votre territoire parlait mieux de lui-même à travers ceux qui le visitent?
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Communication municipale : passer du « nous » au « je »
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Tourisme, local et Impact
September 10, 2026
September 19, 2026
Final
Article
Cet article est écrit par Gaëtan Namouric et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il examine ce que gagnent les municipalités qui laissent apparaître les personnes derrière leurs communications. En septembre 2025, Drummondville lance « Attention, on travaille pour vous! », une campagne mettant en vedette de véritables employés du Service des travaux publics. La Ville de Québec écrit sur sa page Médias sociaux qu'elle aime lire ses citoyens et les invite à venir la rencontrer. Shawinigan diffuse une vidéo sur les coulisses de la voirie; Bromont nomme les employés de son équipe du Grand défi Pierre Lavoie et donne la parole à leur capitaine, Stéphane Brochu. L'article s'appuie sur les travaux de Tom Kelleher et Barbara Miller (Journal of Computer-Mediated Communication, 2006), qui associent la voix humaine conversationnelle des organisations à la confiance et à la satisfaction relationnelle, ainsi que sur le cas de François Parolini, maire d'Itteville, actif sur TikTok depuis décembre 2021. Il rappelle qu'un prénom sans capacité de réponse ne crée aucune rencontre.

Passer du « nous » au « je » ne consiste pas à rendre une municipalité sympathique à tout prix. Il s'agit de rendre son action compréhensible à travers ceux qui la réalisent. Le logo indique l'origine du message; la personne peut en expliquer le sens. Une ville n'a pas besoin de parler comme un ami. Elle gagnerait simplement à ne plus nous répondre comme un bâtiment.

Derrière chaque avis municipal, quelqu'un a pris la décision. Quelques villes commencent à le montrer.
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Non mais qui écrit encore?!
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I.A.
September 9, 2026
September 19, 2026
Final
Article
Le sondage de la revue Nature auprès de 5 000 chercheurs révèle une fracture profonde sur l'utilisation de l'IA dans la rédaction d'articles scientifiques. Plus de 90 % acceptent l'IA pour la correction grammaticale et la traduction ; environ un tiers s'oppose à son usage pour rédiger des premières versions. La plupart des chercheurs qui utilisent l'IA ne le divulguent pas, ce qui révèle un écart entre acceptation théorique et pratique réelle. Cet article lit ce débat comme une crise du sens de l'auteur plutôt qu'une crise technologique. L'IA produit de la prose correcte ; l'observation ethnographique, le raisonnement original et la voix distinctive d'un expert restent hors de sa portée. Pour toute organisation qui produit du contenu, la question utile devient : qu'apportez-vous qu'elle ne peut pas apporter ? C'est en y répondant qu'on mesure la valeur réelle de l'écriture professionnelle — Un article de Gaëtan Namouric, publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée

L'étude de Nature portait sur des scientifiques, mais elle parle à toutes les organisations qui produisent du contenu. La vraie fracture sépare ceux qui savent ce que leur écriture contient d'irremplaçable de ceux qui ne le savent pas encore. L'IA agit comme un révélateur : elle rend soudainement visible ce qui, dans votre pensée et votre voix, a de la valeur. Ce qui n'en a pas, elle peut l'écrire à votre place. Ce qui en a, elle ne peut que vous aider à mieux le formuler.

Nature a interrogé 5 000 chercheurs sur l'IA. Le plus intéressant, c'est ce qu'ils n'ont pas dit.
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Anomie. Le coup de fatigue des grands changements.
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Changement
September 8, 2026
September 19, 2026
Final
Article
Cet article est écrit par Gaëtan Namouric et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il présente le concept d'anomie, de Thucydide à Guyau, puis à ses deux fondements sociologiques : Émile Durkheim, pour qui la société ne parvient plus à réguler les désirs des individus après la révolution industrielle, et Robert K. Merton, qui en 1938 relit l'anomie comme le décalage entre les buts valorisés par la culture et les moyens légitimes accessibles à tous. L'article identifie quatre manifestations contemporaines — l'hyper-individualisme numérique, la précarisation du travail, l'érosion de la confiance institutionnelle et l'éco-anxiété — puis en décrit les conséquences individuelles (anxiété, solitude, épuisement, cynisme) et collectives (polarisation, dégradation du civisme, populisme). Il propose enfin quatre pistes, chacune adossée à des travaux existants : revaloriser le lien social de proximité (Durkheim, Putnam, Klinenberg), réaligner attentes et moyens (Merton, Case et Deaton), encadrer l'espace numérique — piste jugée la moins établie, au vu des débats autour de Haidt et des travaux de Chris Bail — et redéfinir la notion de progrès autour du bien-être collectif (commission Stiglitz-Sen-Fitoussi, budgets bien-être néo-zélandais).

L'anomie décrit le vide qui s'installe quand une société change plus vite que ses normes. Durkheim y voit une défaillance de la régulation des désirs ; Merton, un décalage entre les buts promis et les moyens réellement accessibles. Aujourd'hui, elle se lit dans l'isolement numérique, la précarisation du travail, la méfiance envers les institutions et l'éco-anxiété. Ses effets touchent autant l'individu que la vie publique. La réponse passe par la reconstruction de repères communs : lien de proximité, contrat social réaligné, espace numérique encadré, progrès redéfini.

Quand la société change plus vite que ses normes, un vide invisible s'installe.
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Non, vous n'êtes pas résilient... Vraiment pas!
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Management
September 3, 2026
September 19, 2026
Final
Article
Cet article est écrit par Gaëtan Namouric et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il soutient que le mot « résilience », omniprésent dans les plans stratégiques depuis la pandémie, désigne rarement ce qui se passe dans les organisations. La résilience au sens strict, empruntée à la physique des matériaux et popularisée par Boris Cyrulnik dans Un merveilleux malheur (1999), suppose un choc qui met l'existence en jeu et un retour à la forme initiale. Le cas Duralex l'illustre : reprise en coopérative par ses salariés en juillet 2024, la verrerie a demandé un cinquième redressement judiciaire le 1er juin 2026. L'article distingue ensuite l'habituation (Rankin et coll., 2009), l'adaptabilité (les restaurateurs de 2020), la plasticité (Tiny Speck devenu Slack, BlackBerry devenu éditeur de logiciels) et l'antifragilité de Nassim Nicholas Taleb, illustrée par le Chaos Monkey de Netflix (Izrailevsky et Tseitlin, 2011). Sa conclusion : nommer correctement le mécanisme en jeu est la première décision stratégique.

Cessons d'écrire « résilience » à toutes les sauces. Ce que nous applaudissons sous ce nom relève le plus souvent de l'habituation, ou au mieux d'une adaptabilité réactive. Et même la vraie résilience, celle de Duralex, ramène à une forme qui avait déjà craqué. Pour affronter les tempêtes à venir, visez la plasticité, comme Slack, et rêvez d'un modèle antifragile à l'image du Chaos Monkey de Netflix. Nommer correctement ce qui vous arrive, c'est déjà décider de ce que vous allez en faire.

La résilience est devenue l'alibi préféré des mauvais gestionnaires.
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Innovation : Votre produit n'a jamais été le problème.
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Innovation
Design thinking
September 2, 2026
September 20, 2026
Final
Article
Cet article est écrit par Sandra Chaput-Carrier et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il propose une lecture détaillée de Diffusion of Innovations d'Everett Rogers, sociologue américain, publié en 1962 (cinq éditions jusqu'en 2003), devenu le deuxième ouvrage le plus cité en sciences sociales. Au-delà de la célèbre courbe en cloche (novateurs 3 %, premiers adoptants 14 %, majorité précoce, majorité retardataire, retardataires), l'article souligne que le point de bascule réel se situe au passage des novateurs vers les premiers adoptants, et détaille les cinq étapes individuelles d'adoption (conscience, évaluation, essai, adoption). Il présente aussi les cinq facteurs qui expliquent, selon Rogers, entre 49 % et 87 % de la vitesse de diffusion d'une innovation : avantage relatif, compatibilité, complexité, testabilité et observabilité, illustrés par des cas concrets (clavier Dvorak, capsule à vis du vin, premier PC IBM des années 1980, voiture électrique, vaccins). L'article cite aussi des taux d'échec de nouveaux produits par industrie (entre 35 % et 45 % selon les secteurs) et rappelle que le téléphone, inventé en 1876, n'a atteint 90 % des foyers qu'en 1980. L'article s'adresse aux gestionnaires et dirigeants souhaitant comprendre pourquoi une innovation objectivement supérieure peine parfois à s'imposer et comment adapter leurs stratégies de communication selon les publics.

Rogers montre que l’adoption est d’abord un phénomène social, et non technique. Elle repose sur un parcours en cinq étapes, où le relais entre novateurs et premiers adoptants est déterminant. Surtout, la vitesse d’adoption dépend moins de la qualité objective d’une innovation que de cinq facteurs perçus par les adopteurs : l’avantage relatif, la compatibilité, la complexité, la testabilité et l’observabilité.

5 facteurs expliquent pourquoi 87 % des innovations tardent à se diffuser.
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L'expérience-client. Le charme de l'ordinaire
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XP client
May 27, 2026
September 19, 2026
Final
Article
L'article Revisiting Consumption Experience: A More Humble but Complete View of the Concept, publié en 2003 par Antonella Carù et Bernard Cova dans Marketing Theory, propose une critique constructive du marketing expérientiel. Depuis l'article fondateur de Holbrook et Hirschman (1982), le marketing tend à considérer toute expérience de consommation comme un événement extraordinaire, à théâtraliser et à graver dans la mémoire. Carù et Cova invitent à un retour à la nuance. Beaucoup d'expériences de consommation sont ordinaires : des gestes répétés, des micro-interactions sans relief, des moments qu'on remarque seulement en leur absence. Les auteurs proposent une typologie qui inclut autant l'extraordinaire que l'ordinaire, et défendent une vision plus humble du concept. Vingt ans plus tard, des recherches récentes — notamment Heinonen et al. (2023) — confirment empiriquement que la satisfaction et la fidélisation reposent davantage sur la qualité du quotidien que sur les coups d'éclat. Pour une marque, l'enjeu devient double : savoir éblouir quand il le faut, et savoir bien faire tout le reste du temps. Un article de Gaëtan Namouric, publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée.

Le concept d'expérience de consommation, lancé par Holbrook et Hirschman en 1982, a glissé vers une idéologie de l'extraordinaire où chaque interaction devrait être un événement. Carù et Cova, en 2003, ont rappelé l'évidence : la plupart des expériences sont ordinaires, routinières, à voix basse — et c'est dans ces micro-interactions sans relief que la fidélité se construit, plus que dans les coups d'éclat. Heinonen et al. (2023) l'ont confirmé empiriquement vingt ans plus tard. Pour une marque, l'enjeu devient double : savoir éblouir quand il le faut, et savoir bien faire tout le reste du temps. Le second est plus rare que le premier.

L'expérience-client, ce mot qu'on a rendu trop grand.
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The messy middle. Votre entreprise, c'est de la bouette.
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Management
May 20, 2026
September 19, 2026
Final
Article
Cet article est écrit par Gaëtan Namouric et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il propose une lecture détaillée de The Messy Middle de Scott Belsky (Portfolio, 2018), essai consacré aux longues années intermédiaires d'un projet entrepreneurial — la période située entre le démarrage romantique et la sortie médiatique, traversée habituellement sans vocabulaire commun ni cartographie. Belsky, cofondateur de Behance (acquis par Adobe en décembre 2012 pour environ 150 millions USD) et chief product officer d'Adobe au moment de l'écriture, organise son livre en trois parties : Endure (tenir : la traversée), Optimize (capitaliser : la remontée du versant) et The Final Mile (finir : aborder l'autre rive). L'article détaille chacune de ces parties à travers les concepts signatures de Belsky : OBECALP (le placebo écrit à l'envers), DYFJ (Do Your Fucking Job), la dette organisationnelle, et les aphorismes « Process is the excretion of misalignment », « Resourcefulness > Resources », « Best to market > First to market », « Be frugal with everything except your bed, your chair, your space, and your team ». Des cas concrets sont rapportés, dont la lune de miel anxieuse de Belsky en Thaïlande, la correction Google « did you mean: enhance? », la livraison à la main des Action Books dans les ascenseurs new-yorkais, et l'appel d'un fondateur qui sabote une acquisition Facebook en y faisant rencontrer son équipe avant la négociation des termes. L'article s'adresse aux fondateurs, dirigeants, gestionnaires et stratèges confrontés aux longues années intermédiaires d'une aventure organisationnelle.

The Messy Middle de Scott Belsky est un atlas du brouillard entrepreneurial. Sept ans de pratique, des centaines d'aphorismes, et une thèse simple : la vraie partie d'une aventure se joue dans le long milieu, entre le démarrage romantique et la sortie médiatique — et personne ne lui donne de mots. Belsky propose une grammaire en trois temps. Endure pour tenir quand rien ne valide encore le travail. Optimize pour capitaliser sur ce qui commence à fonctionner. The Final Mile pour finir — et pour rappeler qu'on peut être un excellent fondateur et un piètre finisseur. Le livre est conçu pour être consulté au moment où chaque tactique devient utile. Sa valeur tient moins au contenu de chaque chapitre qu'au vocabulaire qu'il donne aux équipes en plein milieu. Et quand une équipe peut nommer le brouillard qu'elle traverse, ce brouillard cesse d'être une fatalité personnelle pour redevenir ce qu'il a toujours été : une étape commune, traversée par tous ceux qui essaient de faire quelque chose qui n'existe pas encore.

Le milieu d'un projet se traverse hors caméras.
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Quoi?! Encore un changement?!
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Changement
May 20, 2026
September 19, 2026
Final
Article
Cet article est écrit par Gaëtan Namouric et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. L'article documente la fatigue du changement chez les gestionnaires. La disposition à soutenir le changement est passée de 74% (2016) à 43% (2022) selon Gartner, pendant que l'employé moyen vit dix changements stratégiques planifiés par an. Seuls 41% des managers acceptent de modifier leurs comportements pour porter une transformation; 32% des organisations atteignent une adhésion saine. Le construct académique fondé par Bernerth, Walker et Harris (2011, Work & Stress) est mesuré via la Change Fatigue Scale à six items. L'étude de Michiel de Vries (2021, Public Money & Management) montre que la résistance vient de la mémoire des réorganisations passées. Une étude Eagle Hill (2026) révèle des écarts générationnels marqués : 70% de Gen Z optimistes contre 36% de Gen X. L'article rapproche cette compression de la Belle Époque (1870-1914), période qui a inventé syndicats, droit du travail et écoles de gestion. Conclusion : le gestionnaire est l'architecte des points fixes de demain.

La fatigue du changement n'est pas un caprice. C'est un syndrome documenté depuis Bernerth (2011), aujourd'hui mesurable, qui frappe surtout ceux qui ont déjà absorbé trop de virages sans en finir aucun. Les générations le vivent différemment, mais aucune n'y échappe. Le précédent de 1880-1914 nous rappelle pourtant que les périodes les plus chaotiques sont aussi celles où s'inventent les institutions durables. Le gestionnaire d'aujourd'hui n'est donc pas la victime du changement; il en est l'architecte. À condition de décider ce qu'il veut bâtir.

Les gestionnaires sont épuisés par les changements de cap. Ce ne serait pas la première fois.
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Le chaos crée de la performance.
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May 18, 2026
September 19, 2026
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Cet article est écrit par Gaëtan Namouric et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il propose aux gestionnaires une lecture des structures dissipatives d'Ilya Prigogine — théorie pour laquelle le chimiste belge a reçu le prix Nobel de chimie en 1977 — comme grille de pilotage pour les périodes de bifurcation organisationnelle. Trois conditions définissent un système dissipatif : ouvert sur son environnement, maintenu loin de l'équilibre, traversé par un flux constant. Toute organisation humaine les remplit. À l'approche d'un point de bifurcation, le système devient hypersensible aux fluctuations : une petite décision peut le réorienter durablement. L'article s'appuie sur Prigogine et Stengers (La Nouvelle Alliance, 1979) et sur les cellules de Bénard observées en 1900, et illustre la mécanique par deux cas concrets : le redressement d'IBM par Lou Gerstner à partir de 1993, et la stratégie Blue Ocean de Satoru Iwata chez Nintendo entre 2002 et 2006. Il s'adresse aux dirigeants traversant restructuration, sortie de fusion ou retournement de marché, et propose trois gestes : maintenir le flux, changer d'instruments de mesure, choisir ses petites impulsions avec soin. L'auteur prend soin de préciser que cette grille est une analogie illuminante, pas une loi : la ligne entre turbulence féconde et chaos destructeur reste au jugement du dirigeant.

Les structures dissipatives de Prigogine offrent au gestionnaire une lecture rassurante du chaos. Sous trois conditions — système ouvert, déséquilibre marqué, flux d'énergie continu —, le désordre fabrique spontanément de l'ordre nouveau. Les périodes troubles de votre organisation sont, plus souvent qu'on ne le croit, des points de bifurcation. Le travail du dirigeant, à ces moments-là, se déplace : entretenir le flux, écouter les signaux faibles, choisir avec discernement les petites impulsions qui peuvent tout réorienter. Lou Gerstner chez IBM en 1993 et Satoru Iwata chez Nintendo dans les années 2000 en ont fait la démonstration, chacun à leur manière : refuser le démantèlement ou la course à la puissance, changer d'instruments de mesure, parier sur quelques petites impulsions qui ouvriront un marché entier. L'analogie laisse cependant au dirigeant une question que la physique ne tranche pas — où passe la ligne entre la turbulence féconde et le chaos destructeur.

Sous certaines conditions, le désordre fabrique de l'ordre nouveau. Un prix Nobel l'a démontré.
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Le Messy Middle. Entre promesses et sommets.
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May 18, 2026
September 19, 2026
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Cet article est écrit par Gaëtan Namouric et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il explore le concept de messy middle de Scott Belsky, fondateur de Behance et chief product officer d'Adobe (Portfolio / Penguin, 2018), en le relisant à travers le prisme du management. Trois chantiers se dégagent : se manager soi (énergie, faux mouvement, devoir de clarté), manager les équipes (célébrer les victoires invisibles, soutenir dans l'anonymat, dissocier l'identité des résultats), manager la structure (starters vs runners, guerre à la bureaucratie, analyser ses réussites). L'article étend ce cadre aux organisations qui font des promesses (vision, transformation, ESG) sans penser le trajet entre la promesse et les résultats. Les chiffres : entre 60 et 90 % des plans stratégiques échouent à l'exécution, 95 % des employés ne comprennent pas la stratégie de leur entreprise. Au sommet, la première discipline est de tuer son ego.

Le messy middle de Scott Belsky décrit le long milieu chaotique entre l'idée et le résultat. Belsky a écrit pour les fondateurs, mais le mécanisme vaut pour toute organisation qui annonce quelque chose : entre les promesses (vision, transformation, raison d'être) et leur atteinte, il y a un trajet ingrat qu'on préfère taire. Les entreprises qui ont connu un sommet sont les pires : elles effacent la mémoire du chemin qui les y a menées. La discipline commence par une posture — se comporter, même au sommet, comme si on n'était qu'à 1 % du voyage.

Au sommet, les organisations oublient une chose. Le bordel qui les y a menées.
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Des idées comme des pierres polies
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May 17, 2026
September 19, 2026
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Article
Cet article démontre que la créativité, plus qu'une rencontre tranquille, est le résultat d'une friction organisée — un frottement productif entre des personnes qui ne se croiseraient pas autrement. La métaphore directrice est celle des pierres qui se polissent en se frottant les unes contre les autres ; Steve Jobs en avait fait son image préférée pour parler de ses équipes, à partir d'une histoire d'enfance avec un voisin qui possédait un tambour à pierres. Sept lieux et moments historiques illustrent la même intuition, présentés dans l'ordre chronologique inverse : le Dartmouth Workshop (été 1956) où McCarthy, Minsky, Shannon et Rochester ont inventé le terme intelligence artificielle en deux mois ; le Building 20 du MIT (1943-1998) avec Chomsky, Bose, Edgerton et les premiers hackers ; Black Mountain College (1933-1957) avec Albers, Cage, Cunningham, Fuller et Rauschenberg ; le Bauhaus (1919-1933) fondé par Gropius à Weimar et imposant à tous le Vorkurs préliminaire commun ; la Lunar Society de Birmingham (1765-1813) avec Watt, Boulton, Priestley et Erasmus Darwin ; les penny universities anglaises à partir de 1650, premiers lieux où l'on se réunissait sobres pour penser ensemble, fondatrices de la Royal Society ; et le Mouseion d'Alexandrie (à partir de 288 avant notre ère) qui faisait cohabiter géomètres, poètes, astronomes et anatomistes. L'article identifie cinq conditions qui reviennent dans ces sept lieux et moments : la cohabitation longue durée, la diversité réelle des profils, l'architecture qui impose les croisements, le rituel protégé, et la permission explicite de la candeur. Il conclut qu'à l'heure des algorithmes qui nous renvoient à des gens qui nous ressemblent, créer les conditions du frottement est devenu une question d'hygiène intellectuelle. Un article de Gaëtan Namouric, publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée.

Une idée gardée pour soi reste rugueuse ; une idée frottée contre d'autres finit par briller. Sept lieux et moments dans l'histoire ont organisé ce frottement — du camp d'été de Dartmouth en 1956 au Mouseion d'Alexandrie en 288 avant notre ère — sur près de deux mille trois cents ans. Cinq mécanismes y reviennent à chaque fois : la cohabitation longue durée, la diversité réelle des profils, l'architecture qui impose les croisements, le rituel protégé, la permission de la candeur. À l'heure des algorithmes qui nous renvoient à des gens qui nous ressemblent, créer les conditions du frottement est devenu une question d'hygiène intellectuelle, pas seulement une affaire d'innovation.

Une bonne idée, c'est une idée qui a passé le test de la friction. Sept lieux et moments dans l'histoire l'ont compris avant nous.
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Le bonheur, c'est les autres
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May 16, 2026
September 19, 2026
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Article
Cet article est écrit par Gaëtan Namouric et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il présente les conclusions de la Harvard Study of Adult Development, la plus longue étude longitudinale jamais menée sur la santé adulte. Démarrée en 1938 sous le nom de Grant Study (268 étudiants de Harvard), elle a fusionné avec la Glueck Study (456 jeunes des quartiers défavorisés de Boston) pour atteindre un échantillon de 724 hommes suivis depuis l'adolescence ; elle se poursuit aujourd'hui avec plus de 1 300 descendants. Son quatrième directeur, le psychiatre Robert Waldinger, en a livré la synthèse dans une conférence TED de 2015 vue plus de 50 millions de fois : les bonnes relations gardent les humains plus heureux et en meilleure santé. Trois résultats sont particulièrement robustes : la solitude a un effet sur la longévité comparable à fumer un demi-paquet de cigarettes par jour ; la qualité des liens compte plus que leur nombre, une mauvaise relation longue usant davantage qu'un divorce ; et un soutien relationnel solide à 50 ans prédit une meilleure santé physique et cognitive à 80 ans, mieux que le cholestérol, le revenu ou le diplôme. L'article tire les conséquences de ces données pour les organisations : la responsabilité d'un leader consiste moins à organiser le bonheur de ses employés qu'à organiser les conditions dans lesquelles des liens vrais peuvent se former entre eux. Une équipe soudée devient alors à la fois un service rendu à la santé des employés et un atout durable pour l'entreprise.

Harvard a suivi 724 personnes pendant 90 ans, et la conclusion tient en une ligne : ce qui rend les humains heureux et en bonne santé, ce sont les bonnes relations. Loin devant l'argent, le statut ou la job. La solitude est aussi nocive qu'un demi-paquet de cigarettes par jour, la qualité des liens compte plus que leur nombre, et la satisfaction relationnelle à 50 ans prédit mieux la santé à 80 ans que le cholestérol, le revenu ou le diplôme. Pour un leader, ces données changent la commande : votre responsabilité, c'est d'organiser les conditions où ces liens peuvent naître dans votre équipe. Une équipe soudée devient ainsi à la fois un service que vous rendez à la santé de vos employés et un atout durable pour l'entreprise.

90 ans, 1300 personnes, une seule conclusion. Et elle change la manière de diriger une équipe.
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Nous naissons seuls et nuls.
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May 15, 2026
September 19, 2026
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Comment fabrique-t-on un humain ? La réponse d'Albert Jacquard (1925-2013), généticien et essayiste français, tient en deux opérations. Premièrement, pour faire un enfant, il faut être cinq — deux parents, deux gamètes, et le hasard, qui est l'invité indispensable de la procréation depuis qu'elle est apparue il y a plus d'un milliard d'années. Deuxièmement, pour faire un adulte, il faut une série continue de rencontres, au sens fort : des événements asymétriques qui modifient en profondeur l'architecture mentale et personnelle. Cet article reprend la thèse centrale de Jacquard — la rencontre comme matière première et comme singularité humaine — et la rapproche des travaux d'Ilya Prigogine, prix Nobel de chimie 1977, sur les structures dissipatives, où l'on retrouve la même intuition : un tout complexe produit des performances irréductibles à la somme de ses parties. Il s'adresse aux dirigeants, éducateurs et stratèges qui cherchent à comprendre ce qui fabrique réellement de la valeur dans une équipe ou dans une vie. La conséquence pratique tient en peu de mots : tout ce qui empêche la rencontre — palmarès, compétition, juxtaposition sans exposition — empêche aussi la fabrication des humains. Un article de Gaëtan Namouric, publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée.

Pour fabriquer un enfant, il faut être cinq : deux parents, un ovule, un spermatozoïde, et le hasard. C'est l'invention biologique qui a remplacé la copie pure il y a plus d'un milliard d'années. Pour fabriquer un adulte, il faut beaucoup plus : une série continue de rencontres qui modifient l'architecture du cerveau et de la personne. Cette opération devrait ne jamais s'arrêter. Une rencontre, au sens de Jacquard, ne ressemble pas à un contact. C'est un événement asymétrique qui laisse une trace durable. On n'en sort jamais comme on y est entré. La singularité humaine tient dans cette double opération, et dans le fait qu'aucune des deux n'est une addition. « Toi et moi, et non pas toi plus moi. » Tout ce qui empêche la rencontre — palmarès, compétition, juxtaposition sans exposition — empêche aussi la fabrication. C'est vrai d'une école, d'une famille, d'une entreprise.

L'humain se fabrique en deux temps. D'abord à cinq, ensuite à mille.
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Capacité aptitudes préoccupations
September 20, 2026
January 16, 2023
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On confond souvent capacité et aptitude au changement. Et on oublie totalement les préoccupations (Céline Bareil)
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Comment changer (Brabandère et Lenoir)
September 20, 2026
January 16, 2023
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Luc de Brabandère et Fréréric Lenoir nous donnent les ingrédients du changement.
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Les dragons de l'inaction
September 20, 2026
January 16, 2023
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Les dragons de l'inaction de Gifford.
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Culture de la différence
September 20, 2026
January 16, 2023
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Michael Porter nous permet de comprendre que la différienciation n'est pas la seule stratégie possible. L'agence Zoo de Google nous permet de comprendre l'importance de grimper dans le coeurs des consommateurs avec l'arc de marque — le Brand Arc.
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Petits pas
September 20, 2026
January 16, 2023
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Il est plus efficace d'opérer de petits changements progressifs, plutôt que d'essayer de tout changer radicalement en une seule fois, pour obtenir des améliorations significatives et durables. On en fait la démonstration avec l'équipe de cyclisme SKY, mais aussi avec McDonald's.
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Changer — le rôle d'un CA
September 20, 2026
January 16, 2023
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Un conseil d'administration a un rôle à jouer pour aider l'organisation à changer. Mais il ne doit pas tout faire!
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Acteurs ou clients du changement?
September 20, 2026
January 16, 2023
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Clients mécontent, contents? Employés enthousiastes ou non-enthousiastes face aux changement? On explique quoi faire.
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Mandat ou mouvement?
September 20, 2026
January 16, 2023
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On peut imposer un changement, ou influencer les gens pour qu'ils y participent.
Management
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Tout le monde dans une salle! (Kitty)
September 20, 2026
January 16, 2023
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L’effet témoin - ou l’effet Kitty Genovese - explique bien pourquoi la responsabilité est divisée par le nombre de témoins. Si vous voulez faire changer un groupe, ne confondez pas la mobilisation et la responsabilisation.
Design thinking
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Le Design Thinking
September 20, 2026
January 16, 2023
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Les grandes lignes du Design Thinking, avec un rappel des grandes étapes : empathie, définition, idéation, prototype et dépoiement, et plusieurs exemples.
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Constance et cohérence de la marque
September 20, 2026
January 17, 2023
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La personnalité d’une marque est la rencontre de son identité, son lange et ses interactions. Avec les exemples de Minic Cooper, Nespresso, Fizz, Sephora, Dollar Shave Club, MailChimp, Monoprix, Hydro-Québec, Starbucks, Skyscanner et Hyatt.
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Les gens ont du mal à changer de comportement.
September 20, 2026
January 16, 2023
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Comment rendre le changement plus facile? En comprenant que l'humain est paresseux. Étudions Fogg, Thaler et Maupertuis (BMAT, Nudges, Moindre action)
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Architectures de marque
September 20, 2026
January 16, 2023
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FedEx, Unilever, Virgin et Coca-Cola, quelques exemples d'architectures de marque.
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De la marque aux attributs
September 20, 2026
January 16, 2023
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Il existe une mécanique imparable pour livrer la promesse de la marque : Marque-Produit-Feature. Les exemples de l'iPhone d'Apple... et du papier toilette Who gives a Crap.
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Petite histoire de l'innovation
September 20, 2026
January 17, 2023
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De Machiavel à Peter Thiel en passant par Francis Bacon, Schumpeter ou Everett Rogers, on s’intéresse au passé et à l’avenir de l’innovation et du progrès, grâce aux travaux de Vincent Bontems.
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Qu'est ce qui change?
September 20, 2026
January 16, 2023
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Tout change de plus en plus vite (Richard Buckminster Fuller), et de nombreux paradigmes sont bouleversés, notamment à cause de l'intelligence artificielle (Raymond Kurzweil) et des nouveaux usages (Forbes)
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Qu'est ce qu'une marque?
September 20, 2026
January 16, 2023
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Les marques existent depuis que les humains existent, et depuis que l'écriture existe. Regardons de quoi sont elle faites.
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Hyperquoi. Un mot puissant pour tout dire.
September 20, 2026
January 16, 2023
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Les gens n'ont pas le temps de comprendre votre marque, sa promesse, ou ses piliers stratégiques. Alors, si vous n'aviez qu'une seconde, qu'un seul mot, pour capter leur attention : lequel choisiriez-vous?
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Produit Attitude Idéal et Public
September 20, 2026
January 16, 2023
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Hamdi Ulukaya et Elon Musk nous permettent de mieux comprendre les questions auxquelles votre marque devra répondre.
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Matrice d’Eisenhower
September 20, 2026
January 16, 2023
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Pour prioriser les actions, les tâches, on décide d'abord si c'est urgent ou important.
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Les gens sont influencés par leur entourage
September 20, 2026
January 18, 2023
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L’écologie du développement humain de Uri Bronfenbrenner permet de mieux comprendre les différents entourages qui pourraient influencer votre client.
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Les gens sont influencés par leur parcours
September 20, 2026
January 18, 2023
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Latence, pré-achat, achat et post-achat, les quatre étapes de l’expérience client.
Valeurs et principes
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Les valeurs de marque, vraiment?
September 20, 2026
February 6, 2023
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Les valeurs sont un outil de fonctionnement pour les organisations, mais elles ne sont pas un moyen de différencier une marque. Voyons comment bâtir des principes qui définissent autant qu’ils différencient, utile tant au dehors qu’au dedans de l’organisation.
Métiers du marketing
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Les gens veulent-ils vraiment plus de choix?
September 20, 2026
January 26, 2023
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L’expérience de Barry Schwartz démontre que donner trop de choix au consommateur créé d’abord une curiosité très intéressante… mais crée aussi un effet paralysant. On appelle ça le paradoxe du choix.
Innovation
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Le modèle de Doblin (Québec)
September 20, 2026
January 17, 2023
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Douze exemples pour mieux comprendre que l’organisation innovante a plusieurs manières de se distinguer : Fizz, Ma Cabanne à la maison, Pomerleau, Loop, B-Ternia, Ricardo, Altitude Sport, Chocolats Favoris, Stefano, Les Fermes Lufa, Cascades et Attitude.
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Conduite du changement
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November 25, 2021
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Aptitude au changement
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Comprendre votre changement
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Les sept phases de préoccupations
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April 24, 2020
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L'équipe du changement
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Le Brand Arc
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Méthode Pixar
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L’écologie du développement humain
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Le parcours client
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Produit, attitude, idéal, public
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Donner des coups de pouce
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La matrice d'Eisenhower
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Matrice de Mendelow
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Les profils du DISC
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Le plan du changement
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Les 5 piliers de l'engagement
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Les micromoments d'innovation
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Les 4F de la motivation
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Les acteurs du changement
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Votre vrai métier
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Prioriser les idées
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La pyramide de Maslow
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Les 12 types d’innovation
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