L’effet Hawthorne est mal nommé : il ne prouve pas que la surveillance améliore la performance, mais que l’attention transforme les relations. Ce n’est pas l’observation qui agit, c’est la reconnaissance. L’écoute, même imparfaite, suffit à modifier les comportements. Pourtant, le management moderne confond encore voir et entendre, mesurer et comprendre. L’étude d’Hawthorne ne démontre rien scientifiquement, mais elle révèle l’essentiel : les gens changent quand ils se sentent vus. Pas observés — reconnus. Alors, écoutons mieux. Observons avec attention, pas avec soupçon. Et acceptons que l’incertitude fasse partie des outils du travail bien fait.
L'immensité du volume de données disponibles a poussé les experts à faire des regroupements, des recoupements, des moyennes, des écarts-types, et surtout... des conclusions. Parfois (souvent, même), on confond la corrélation et la causalité. Des données qui se suivent ou se recoupent ne sont pas forcément liées par un lieu de causalité. La causalité établit un lien de cause à effet qu'il va falloir démontrer. Reste le hasard, qui peut prendre plusieurs formes : les coïncidences, les coups du sort et la sérendipité.
Ne pas savoir n’est pas un échec, c’est une méthode. Le savoir négatif permet de clarifier nos limites pour mieux les dépasser. L’effet Dunning-Kruger nous rappelle que l’humilité est une forme de lucidité. La candeur, loin d’être naïve, est une stratégie adulte : elle ouvre la voie à l’innovation. Les enfants réussissent parfois mieux que les experts parce qu’ils n’ont pas peur d’échouer. Être consultant, ce n’est pas avoir toutes les réponses, mais poser les bonnes questions. La vraie expertise, c’est savoir qu’on ne sait pas… encore.
La politique municipale n’est réellement de proximité que si elle repose sur une vraie connaissance de la population. Les biais citoyens et politiques nuisent à l’efficacité des relations. L’ethnographie permet de mieux comprendre qui sont les citoyens, comment ils réagissent et comment les mobiliser. C’est un outil stratégique puissant — surtout quand on remplace les stéréotypes par des profils réels. Et c’est souvent la première étape pour faire fonctionner, pour vrai, la politique de proximité.
Ce que je retiens de cet entretien avec Gaëtan, c’est que la stratégie n’est pas en crise, c’est le monde qui l’est. Planifier, aujourd’hui, c’est accepter de ne pas tout contrôler, mais garder une direction claire. Selon lui, face aux géants de la consultation et la vitesse des agences, il existe une autre voie : artisanale, rigoureuse, lucide. Je retiens aussi que la vraie valeur d’une firme ne tient pas aux individus seuls, mais au savoir qu’on cultive et qu’on transmet. Et surtout, que toute bonne stratégie commence par une écoute franche, attentive, ancrée dans le terrain.
Un anniversaire de marque, ce n’est pas des bougies à souffler ni un gâteau à découper. C’est une occasion spéciale, qu’on gagne à préparer avec soin. On peut choisir de saluer le passé, de célébrer le présent ou de se tourner vers l’avenir… mais surtout, c’est le moment idéal pour donner du sens. Un sens qui dépasse le simple chiffre. Et pour vraiment marquer les esprits, rien de mieux que de surprendre avec des cadeaux qui resserrent les liens avec ses clients ou ses citoyens.
Un conseil d’administration en période de réinvention profonde se doit d’être à la hauteur – à la bonne hauteur de vision. Ni gestionnaire du quotidien, ni rêveur déconnecté, il est cet équilibriste clairvoyant qui garde les yeux fixés sur l’objectif lointain tout en ayant l’oreille tournée vers le terrain. C’est dans cet équilibre que réside la réussite d’une transformation complexe. Le C.A. joue en effet un rôle irremplaçable de gardien de la vision et des valeurs de l’organisation, apportant ambition et direction, tandis que la direction générale opère les changements concrets et remonte les vérités du terrain.
Le concept grec du noûs souligne que la gestion efficace requiert une intelligence plus profonde, intuitive et structurante que les simples outils techniques. En intégrant le noûs à sa pratique, un gestionnaire assure une vision claire, une intuition informée par l’expérience, une réflexion stratégique durable, une capacité à transformer rapidement l’information en action efficace, une adaptabilité sereine et proactive, et une forte cohérence avec des principes fondateurs solides. En définitive, exercer son noûs en gestion est une manière d’agir profondément réfléchie et influente sur le long terme.
L'histoire de BlackBerry est emblématique : l'intérêt du consommateur est fragile, dynamique et profondément influencé par la proximité émotionnelle et cognitive qu'une marque sait maintenir. Prenez cette leçon à cœur : votre marque doit rester agile, proactive et continuellement connectée à son public. Anticiper les changements, engager constamment vos clients, et ne jamais sous-estimer la vitesse à laquelle leur intérêt peut disparaître sont les clés essentielles pour préserver l'attraction durable de votre marque.
Pour un gestionnaire réaliste et pragmatique, comprendre et maîtriser le logos signifie avant tout assurer la cohérence, la clarté et la force de son discours stratégique. Une identité visuelle forte est essentielle mais jamais suffisante. Ce qui donne une véritable profondeur à une marque, c’est la capacité de structurer clairement sa raison d’être et ses actions autour d’un discours rationnel et cohérent. Une marque sans logos risque de se fragmenter, de perdre en pertinence et de disparaître progressivement de l’esprit des consommateurs. Ainsi, chaque décision stratégique doit être évaluée à l’aune de ce logos : correspond-elle véritablement à la logique profonde et à la raison d’être de l’entreprise ? En somme, passer du logo au logos n’est pas une simple subtilité linguistique : c’est un choix stratégique essentiel pour assurer la pérennité, la crédibilité et la résilience d’une marque dans un environnement complexe et changeant.
La Poste montre qu’aucune organisation n’est condamnée au déclin si elle sait transformer ses acquis en leviers d’avenir. En restant fidèle à sa mission de service public tout en innovant, elle est passée d’une activité en sursis à un véritable laboratoire social et économique. Sa trajectoire prouve qu’avec vision, courage et mobilisation, on peut se réinventer sans se renier. Une leçon précieuse pour les institutions traditionnelles : l’élan du futur réside souvent dans l’authenticité du passé.
Le paradoxe entre croissance et décroissance touristique n'est pas un problème à résoudre définitivement, mais une tension à gérer constamment. À l’ère post-pandémique, les destinations québécoises doivent naviguer habilement entre attirer suffisamment de visiteurs pour soutenir leur économie et préserver l'authenticité qui rend chaque séjour précieux. La communication stratégique est essentielle pour transformer ce défi en opportunité, en adoptant un discours axé sur la qualité, la responsabilité et l’exclusivité. Conjuguer croissance et authenticité est réalisable avec créativité et courage stratégique. Aux gestionnaires de relever ce défi, pour construire ensemble un tourisme durable, attractif et respectueux.











