Si l'on s'inspire de Mehdi Moussaïd, et que l'on interprète ses recherches au regard de la gestion de votre équipe, misez sur ces points forts. D'abord, informez votre équipe sur le danger potentiel. Donnez-leur des consignes claires. Créez de la fluidité en scindant le groupe par sous-groupes plus efficaces. Ne misez que sur quelques individus-moteurs pour créer le mouvement.
Un discours clair comporte plusieurs ingrédients importants. Une idée évidente, découpée en plusieurs parties, expliquées du plus simple au plus complexe. Ce discours doit être rythmé, simple et ancré dans le réel. Pour donner de l'ampleur, utilisez notre formule "ambition, conviction, crédibilité, crédo" pour vous assurer que vous emmenez votre auditoire à la bonne place. À vous!
Depuis plus d’un siècle, les chercheurs étudient les facteurs qui améliorent la productivité au travail. Peu d’études peuvent démontrer avec certitude l’impact d’un facteur précis. Cela, en raison du trop grand nombre de variables. Au lieu de mettre la pression aux gens dans le but qu’ils se dépassent, il vaut mieux leur offrir une écoute active, car cela a un grand effet sur la productivité. C’est ce qu’une série d’études menées par l’équipe d’Elton Mayo à l’usine Hawthorne Works dans les années 1920 semble confirmer.
Devant le changement, on préfère souvent le statu quo, et ce, même lorsque le changement est préférable. Selon Robert Gifford, 7 dragons expliquent l’inaction : la cognition limitée, les idéologies, la comparaison aux autres, l’incrédulité, les coûts irrécupérables, les risques perçus et le comportement limité. Bref, ce sont les 7 raisons qui expliquent pourquoi, encore aujourd’hui, le taux de pénétration de la voiture électrique au Canada demeure si faible.
La cohésion organisationnelle ne naît pas des valeurs affichées ni des plans stratégiques. Elle naît de la présence d'un ennemi commun clairement désigné. L'expérience de Sherif (Robbers Cave, 1954) — malgré ses failles méthodologiques documentées par Perry (2018) — a démontré que seul un défi partagé contre un adversaire commun réduit les conflits intergroupes. Tajfel et Turner (Théorie de l'identité sociale, 1979) ont montré que la simple perception d'une frontière suffit à produire de la loyauté interne — l'ennemi, lui, l'électrise. Les organisations qui perdent leur ennemi extérieur ne deviennent pas pacifiques : elles en trouvent un à l'intérieur. Trois pièges à éviter : l'ennemi interne (les collègues deviennent la cible), l'ennemi fantôme (la menace inventée qui détruit la crédibilité), l'ennemi de substitution (l'organisation qui combat son propre passé). Nommer l'ennemi — précisément, courageusement, honnêtement — reste l'un des actes de leadership les plus sous-estimés.
Plusieurs méthodes de recherche marketing existent. En recherche qualitative, la méthode des focus groups est la plus répandue. Cependant, la recherche démontre qu’ils sont moins efficaces et qu’ils comportent leur lot de biais. Cependant, toutes les méthodes de recherche présentent des biais. Alors, que faire ? Chaque projet de recherche doit être bâti à partir de méthodes complémentaires, qui permettent de pallier les biais liés à chacune des méthodologies.
La méthode Perrier Jablonski semble rationnelle, cartésienne — et elle l’est. Mais sa force repose ailleurs : dans la capacité à faire des liens inattendus, à bisocier. Notre approche stratégique s'inspire ainsi d’un chef-d'œuvre musical : Dark Side of the Moon. Chaque étape de notre travail trouve un écho, une image, une émotion dans cet album mythique. De l’écoute ethnographique au moment de l’éclipse, nous accompagnons nos clients dans un voyage sensible, structuré, collectif, et parfois même bouleversant. Une méthode sérieuse, mais jamais sérieuse. Une méthode pour penser autrement — et durablement.
Beaucoup d’entreprises ne changent pas. La plupart d’entre elles voient leur modèle d’affaires comme une partie intégrante de leur ADN… Si bien que, quand l’environnement change, elles ne savent pas changer. Avec le temps, la plupart des entreprises font de mieux en mieux des choses… qui intéressent de moins en moins les gens. La solution : une grande compréhension du consommateur, et une culture d’entreprise axée sur la curiosité et la nouveauté.
Tout commence en 1982 avec Holbrook et Hirschman : on consomme aussi pour ressentir, pas que pour résoudre. Pine et Gilmore (1998–1999) en font un cadre opérationnel — quatre paliers de valeur (commodité, produit, service, expérience), le ticket d'entrée comme test économique, une matrice de design en quatre domaines, une métaphore théâtrale. Carù et Cova (2003) nuancent : les expériences les plus marquantes sont souvent ordinaires. Pine et Gilmore reviennent en 2007, en autocritique, et pointent un cinquième palier — la transformation. Que vendez-vous, vraiment? Qui paierait pour entrer? Que reste-t-il du client, six mois après?
Si l’on devait créer une organisation sur le modèle du cerveau d’Einstein, elle serait bâtie autour de trois départements : un département « sensoriel », dont la mission serait d’appréhender mieux que quiconque le monde qui nous entoure. Ensuite, un département de création dont la mission serait d’imaginer (avec des images, donc) des concepts et de retarder au maximum l’expression des idées (les mots). Enfin une direction exécutive pratico-pratique, qui sait prioriser ce qui doit l’être, axé sur le concret et sur l’action. Enfin et surtout… ces départements ne seraient rien sans la matière blanche : des agents de liaison doués pour faire circuler l’information, transmettre adéquatement des idées d’un département à l’autre.
Sentez le monde, laissez votre esprit « imaginer », retardez la formulation de votre réflexion, misez sur le concret et l’action. Et surtout… faites circuler l’information! Un dernier conseil : ne vous faites pas voler votre cerveau, vous allez en avoir besoin.
Nous souffrons de saturation cognitive face à une surcharge informationnelle. Pour rejoindre les gens et les engager, il ne suffit plus d’interrompre, il faut créer du sens. L’agence interne de Google, Zoo, a développé un outil simple et efficace pour mesurer l’attachement des gens à votre marque. L’arc de marque permet d’identifier les opportunités de créer une relation forte et significative avec les consommateurs. C’est par la création de contenu utile avec un message fort et près des valeurs des gens que l’on peut réellement faire monter de palier le consommateur dans sa relation avec la marque; pour passer d’un simple connaisseur de votre nom à un véritable défenseur de votre marque.
Dans une époque obsédée par le mouvement, par la vitesse et l’efficacité, le confinement a agi comme un frein brutal, une pause imposée. Mais cette pause, loin d’être stérile, active en nous un autre mode : celui de l’introspection, de la créativité et de l’auto-empathie. Privés de nos routines opérationnelles, nous entrons dans un état fertile où le cerveau, paradoxalement, devient plus actif — pas pour produire, mais pour comprendre, se souvenir, rêver. Le changement n’est pas suspendu, il est redirigé vers l’intérieur. Cette « demeure » forcée nous rappelle que tout mouvement a besoin d’un point fixe. Et c’est peut-être là, dans cette immobilité apparente, que naît la plus grande des révolutions : celle de devenir un peu plus soi.
On retient 4 considérations pour un feedback plus efficace : un problème, une image, une solution et un timing. Cette formule inspirée des techniques de coaching d’un athlète facilite l’amélioration de la performance, le développement des compétences, et la motivation à la tâche.
Autre caractéristique de l’entraîneur sportif ? Son objectif principal : l’excellence de l’athlète. Il ne mélange pas de ses aspirations personnelles à celle de son athlète. Sa motivation, c’est le succès de son poulain. Et si on s’en inspirait pour infuser un peu plus d’altruisme dans notre feedback ?
Que ce soit pour mémoriser, se déplacer, se réchauffer ou se sécuriser, les différents styles de répétition théâtrale s’appliquent aussi à la préparation d’un pitch. Prenez ces filages comme une boite à outils qui sert à entrainer le muscle de la mémoire et à vous mettre en condition avant le jour J.
Sans savoir qui fait quoi — ou sans pouvoir toujours pouvoir décrypter les rôles de chacun —, dites-vous qu'un bon pitch livre ces quatre promesses équitablement. Un bon pitch engage et donne des arguments pertinents, il satisfait aux exigences de gens qui ne sont pas impliqués directement, il informe et partage des connaissances, et il est conforme au processus de pitch dicté par le client. À vous de jouer!
En théâtre classique, la règle des trois unités définit une seule action, se déroulant dans un seul lieu et dans l’intervalle d’une seule journée. Si ces trois unités ont été créées pour maximiser l’efficacité théâtrale, en pitch elles nous permettent aussi d’intéresser notre auditoire : l’unité d’action pour garder l’attention du public (choisissez vos arguments pour résoudre les problèmes "du plus simple au plus complexe"). L’unité de temps pour garder la crédibilité des propos (soyez bref et concis : mieux vaut finir plus tôt que tard). L’unité de lieu, pour garder la simplicité du fil conducteur (Adaptez vos gestes, vos déplacements et votre contenu pour créer l’ambiance désirée). À vous de jouer!
Parménide n’est pas le penseur de l’immobilisme, comme Héraclite n’est pas le penseur du mouvement. Si l'on devait tenter une nouvelle généralité, Parménide serait le penseur du Permanent et Héraclite celui du Devenir. Si penser est votre métier, alors pensez en parmédien. Définissez votre identité, votre Tout, ce qui est immuable, permanent. Ensuite, pensez en héraclitéin : apprenez à reconnaître et valoriser les paradoxes, identifiez ces contraires logiques qui rendent votre organisation puissante. Enfin, pensez en Pythagoricien : définissez votre Unité, les unités qui la forment et les unités qui la mesurent (votre raison d'être, vos principes et vos données). Et pour finir, ouvrez votre raison à la raison des autres, à la raison collective, à la raison universelle, pour ne pas finir comme un rêveur recroquevillé sur lui-même... bref, comme un idiot.
Nous avons deux leviers pour changer un comportement. Nous pouvons augmenter la motivation ou simplifier l'action. Évidemment, plus la motivation est forte et plus l’action est facile, plus le changement s’opérera avec succès. Cependant, si vous voulez agir sur ce changement de comportement, il sera plus efficace de simplifier le changement que de rendre l’individu plus motivé.
Une marque solide, c'est une marque qui a un sens, elle. Son message est puissant et mémorable. Une marque forte, c'est aussi beaucoup de constance et de cohérence, pour qu'une marque soit stable dans l'esprit des gens malgré la diversité des exécutions. Et pour faire tenir cet édifice fragile, il faut comprendre qu'une bonne marque... c'est une bonne dictature, pour que les initiatives personnelles des uns et des autres ne viennent pas éroder la solidité de ses fondations.
Il existe deux modes de pensée. La déduction est l'induction. La première a l’avantage d’être vérifiable, mais l’inconvénient d’être prévisible. La seconde a l’inconvénient d’être discutable et fragile… mais l’incroyable avantage d’être créative, originale, inusitée. Une réponse "vraie", une réponse "possible". Pour mener une organisation vers le succès, il est impératif de pouvoir faire danser la déduction et l'induction ensemble.




















