Dans une époque obsédée par le mouvement, par la vitesse et l’efficacité, le confinement a agi comme un frein brutal, une pause imposée. Mais cette pause, loin d’être stérile, active en nous un autre mode : celui de l’introspection, de la créativité et de l’auto-empathie. Privés de nos routines opérationnelles, nous entrons dans un état fertile où le cerveau, paradoxalement, devient plus actif — pas pour produire, mais pour comprendre, se souvenir, rêver. Le changement n’est pas suspendu, il est redirigé vers l’intérieur. Cette « demeure » forcée nous rappelle que tout mouvement a besoin d’un point fixe. Et c’est peut-être là, dans cette immobilité apparente, que naît la plus grande des révolutions : celle de devenir un peu plus soi.
On retient 4 considérations pour un feedback plus efficace : un problème, une image, une solution et un timing. Cette formule inspirée des techniques de coaching d’un athlète facilite l’amélioration de la performance, le développement des compétences, et la motivation à la tâche.
Autre caractéristique de l’entraîneur sportif ? Son objectif principal : l’excellence de l’athlète. Il ne mélange pas de ses aspirations personnelles à celle de son athlète. Sa motivation, c’est le succès de son poulain. Et si on s’en inspirait pour infuser un peu plus d’altruisme dans notre feedback ?
Que ce soit pour mémoriser, se déplacer, se réchauffer ou se sécuriser, les différents styles de répétition théâtrale s’appliquent aussi à la préparation d’un pitch. Prenez ces filages comme une boite à outils qui sert à entrainer le muscle de la mémoire et à vous mettre en condition avant le jour J.
Sans savoir qui fait quoi — ou sans pouvoir toujours pouvoir décrypter les rôles de chacun —, dites-vous qu'un bon pitch livre ces quatre promesses équitablement. Un bon pitch engage et donne des arguments pertinents, il satisfait aux exigences de gens qui ne sont pas impliqués directement, il informe et partage des connaissances, et il est conforme au processus de pitch dicté par le client. À vous de jouer!
En théâtre classique, la règle des trois unités définit une seule action, se déroulant dans un seul lieu et dans l’intervalle d’une seule journée. Si ces trois unités ont été créées pour maximiser l’efficacité théâtrale, en pitch elles nous permettent aussi d’intéresser notre auditoire : l’unité d’action pour garder l’attention du public (choisissez vos arguments pour résoudre les problèmes "du plus simple au plus complexe"). L’unité de temps pour garder la crédibilité des propos (soyez bref et concis : mieux vaut finir plus tôt que tard). L’unité de lieu, pour garder la simplicité du fil conducteur (Adaptez vos gestes, vos déplacements et votre contenu pour créer l’ambiance désirée). À vous de jouer!
Parménide n’est pas le penseur de l’immobilisme, comme Héraclite n’est pas le penseur du mouvement. Si l'on devait tenter une nouvelle généralité, Parménide serait le penseur du Permanent et Héraclite celui du Devenir. Si penser est votre métier, alors pensez en parmédien. Définissez votre identité, votre Tout, ce qui est immuable, permanent. Ensuite, pensez en héraclitéin : apprenez à reconnaître et valoriser les paradoxes, identifiez ces contraires logiques qui rendent votre organisation puissante. Enfin, pensez en Pythagoricien : définissez votre Unité, les unités qui la forment et les unités qui la mesurent (votre raison d'être, vos principes et vos données). Et pour finir, ouvrez votre raison à la raison des autres, à la raison collective, à la raison universelle, pour ne pas finir comme un rêveur recroquevillé sur lui-même... bref, comme un idiot.
Nous avons deux leviers pour changer un comportement. Nous pouvons augmenter la motivation ou simplifier l'action. Évidemment, plus la motivation est forte et plus l’action est facile, plus le changement s’opérera avec succès. Cependant, si vous voulez agir sur ce changement de comportement, il sera plus efficace de simplifier le changement que de rendre l’individu plus motivé.
Une marque solide, c'est une marque qui a un sens, elle. Son message est puissant et mémorable. Une marque forte, c'est aussi beaucoup de constance et de cohérence, pour qu'une marque soit stable dans l'esprit des gens malgré la diversité des exécutions. Et pour faire tenir cet édifice fragile, il faut comprendre qu'une bonne marque... c'est une bonne dictature, pour que les initiatives personnelles des uns et des autres ne viennent pas éroder la solidité de ses fondations.
Il existe deux modes de pensée. La déduction est l'induction. La première a l’avantage d’être vérifiable, mais l’inconvénient d’être prévisible. La seconde a l’inconvénient d’être discutable et fragile… mais l’incroyable avantage d’être créative, originale, inusitée. Une réponse "vraie", une réponse "possible". Pour mener une organisation vers le succès, il est impératif de pouvoir faire danser la déduction et l'induction ensemble.
Il n’est pas contestable que nous vivons plus libres aujourd’hui qu’auparavant dans les pays occidentaux. Pour les marques, cette liberté se traduit par toujours plus de choix. Or pour le consommateur, cette profusion d'options devient parfois un fardeau : paralysie, frustration, insatisfaction et culpabilité. La solution : le guider avec des choix-repères établis et rassurants, l'inviter à découvrir d'autres options à considérer à l'avenir (jamais sans lui avoir confirmé que son choix actuel est le meilleur)... mais surtout... ne jamais mettre les gens dans une situation de stupeur avec une abondance de choix plus paralysante que motivante.
Nous sommes 60 % plus créatifs en marchant. Alors, levons-nous et marchons. Il est temps de recommencer à générer de nouvelles idées pour s’adapter et évoluer. Soyons simples pour être créatif : promenons-nous. C’est par là que commence la création, une bonne marche!
La recherche ethnographique permet de prendre en considération différents points de vue et de prendre du recul par rapport au quotidien. Ancré dans le terrain, l’ethnographie donne la voix aux personnes qui sont concernées par les activités de votre organisation. Pour IKEA, la méthode ethnographique permet d’entretenir une relation privilégiée avec ses consommateur.ice.s et d’assurer son positionnement comme leader mondial du mobilier démocratique.
Le vocabulaire des idées est devenu flou, et il est parfois difficile de s'entendre sur un lexique commun. Pour aider les organisations à naviguer dans le monde des idées avec un vocabulaire universel et compréhensible par tous, nous avons établi une chaîne logique très simple, basé sur des travaux de plusieurs penseurs de l'innovation. La voici : l’imagination est notre capacité à échapper au réel et produire des images, des raisonnements ou des pensées dans notre esprit. La créativité, c'est l'imagination appliquée à un problème. L'invention, c'est la créativité appliquée au réel. Enfin l'innovation, c'est l'invention appliquée au marché.
Les mots ont un genre, parfois deux, et souvent des humeurs. En jouant avec les épicènes — ces mots ambigus, bigenrés, insaisissables — nous découvrons un terrain de jeu pour l’imaginaire, la nuance et l’intention. Loin d’imposer une nouvelle règle, Perrier Jablonski propose une pirouette joyeuse : et si le féminin portait le beau, le doux, le lumineux… et le masculin, ce qui pique un peu ? Ce n’est ni sérieux, ni arbitraire, mais une manière d’ouvrir une porte sur la langue comme on ouvre une fenêtre sur l’air frais. Amusez-vous!
Et voilà! Cette liste n'est pas exhaustive bien évidemment. Elle pourrait se prolonger au rythme des découvertes et des inventions. Si cet article ressemble à un exercice de pensée, ma volonté était de souligner qu'un mot seul ne peut pas couvrir l'immense diversité des innovations, et que notre époque ne doit pas hésiter à inventer des mots nouveaux autant qu'elle invente des usages inédits. À votre tour d'inventer les vôtres!
Le Pitch Pixar forme un schéma narratif qui aidera vos clients à comprendre qui vous êtes, ce que vous voulez faire, mais aussi pourquoi vous le faites et comment, en 6 étapes : Il était une fois… Chaque jour… Puis un jour… À cause de ça… C'est pourquoi… Jusqu’à ce qu'enfin…
Le fait de « savoir ne pas savoir » peut être problématique pour bien des professionnels. À l’inverse, nous croyons qu’une approche candide a beaucoup plus de valeur que le fait de penser avoir la réponse exacte. C’est d’ailleurs ce qu’ont démontré Peter Skillman et Tom Wujec grâce au « Marshmallow Challenge », où des groupes d’enfants de la maternelle ont obtenu de meilleurs résultats que des diplômés d’écoles de gestion, des avocats et même des PDG d’entreprise. Donc, lorsque confronté à un problème, il est préférable de poser des questions pour tenter de comprendre plutôt que d’essayer d’élaborer la solution parfaite immédiatement.
Tout change tout le temps... dehors comme dedans. Il convient alors de vous fixer une fréquence de réflexions stratégiques, et de résister à l'envie de tout changer tout le temps. Pour devenir un gestionnaire stratégique, il faut créer un équilibre entre l'ambition de l'entreprise (sa destination stratégique) et les décisions du quotidien, les tactiques. Chaque tactique, aussi infime soit-elle, est un petit pas dans la bonne direction, si seulement elle est cohérente avec l'ambition... alors qu'un pas avec la mauvaise orientation stratégique vous fera immanquablement perdre du temps, de l'énergie... et de l'argent.




















