Thank you! Your submission has been received!
Oops! Something went wrong while submitting the form.
Derniers partages
PARTAGE
Raconter une histoire forte.
EDPN
September 24, 2026
PARTAGE
Raconter une histoire forte
ED HEC
September 22, 2026
PARTAGE
Raconter une histoire forte
ED HEC
September 11, 2026
PARTAGE
Les transformations nous transforment
Investissement Québec
August 27, 2026
PARTAGE
La Financière Agricole. Beau temps, mauvais temps.
La Financière agricole
August 25, 2026
PARTAGE
Définir ensemble une ambition et clarifier son exécution.
UPA Centre-du-Québec
August 6, 2026
PARTAGE
Une journée de recul et de réflexions à Saint-Rémi
Ville de Saint-Rémi
July 13, 2026
PARTAGE
Dix ans, un sommet.
Communauté de pratique médicale en dépendance
June 8, 2026
PARTAGE
Communication municipale. Écouter, comprendre, dialoguer.
Ville de Longueuil
June 3, 2026
PARTAGE
Écouter, comprendre, dialoguer.
June 3, 2026
PARTAGE
L’expérience-client. De quoi est-elle faite?
Les Affaires
June 2, 2026
PARTAGE
Page test — noclient
Desjardins
May 29, 2026
PARTAGE
Raconter une histoire forte (EDPN)
EDPN
May 28, 2026
PARTAGE
Pitch : Raconter une histoire forte.
Mallette
May 27, 2026
PARTAGE
Raconter une histoire forte
ED HEC
May 27, 2026
PARTAGE
Ensemble!
Touché!
May 21, 2026
PARTAGE
Une histoire d'influence
Radio Canada
May 13, 2026
PARTAGE
Définir le Palais de demain, ensemble.
Palais des congrès
May 11, 2026
PARTAGE
Raconter une histoire forte (EDPN)
EDPN
May 8, 2026
PARTAGE
Écouter, comprendre, dialoguer.
ACMQ
May 6, 2026
PARTAGE
Une marque forte, une voix puissante.
Université du Québec à Trois-Rivières
April 22, 2026
PARTAGE
Comprendre le conso mieux que personne.
Tristan
April 20, 2026
PARTAGE
Une bonne histoire.
Opto Réseau
April 11, 2026
PARTAGE
Une bonne histoire.
Opto Réseau
April 11, 2026
PARTAGE
Ce que vous avez à dire n'intéresse personne.
Rodéo FX
April 8, 2026
PARTAGE
La mobilisation syndicale. Trois mutations, une révolution.
SCFP
April 3, 2026
PARTAGE
Ethnographie et Stratégie.
Tourisme Cantons-de-l'Est
April 3, 2026
PARTAGE
Ethnographie et Stratégie.
Association des Bibliothèques Publiques du Québec
April 2, 2026
PARTAGE
Changer dans un monde qui change
Montérégie Économique
March 31, 2026
PARTAGE
Raconter une histoire forte (EDPN)
EDPN
March 26, 2026
0
fav
Aucun favori sauvegardé.
Vous pouvez mettre des articles en favoris, dans le corpus, ou à même l'article.
Thème
Créé
Modifié
Fragment
X / Y
Thank you! Your submission has been received!
Oops! Something went wrong while submitting the form.
Rien à afficher.
Essayez une autre requête ou d'autres réglages...
Lire l’article
Non, ChatGPT ne pourra pas faire de la stratégie à votre place.
⚠️ Connect this link to current CMS page.
I.A.
Management
April 27, 2026
September 19, 2026
Final
Article
Les grands modèles de langage peuvent-ils remplacer le stratège humain ? Les recherches récentes convergent vers une réponse nuancée. L'étude de Romasanta, Thomas et Levina (HBR, mars 2026) démontre le phénomène du « trendslop » : sur sept tensions stratégiques fondamentales, sept modèles — dont ChatGPT, Claude, Gemini et GPT-5 — recommandent systématiquement les mêmes stratégies à la mode (différenciation à 96 %, augmentation à 93 %), indépendamment du contexte. Ni l'enrichissement contextuel ni l'ingénierie de prompts ne corrigent ces biais. Mais d'autres recherches, notamment le tournoi prospectif de Csaszar et al. (2026) et l'étude Harvard/BCG de Dell'Acqua et al., montrent que l'IA peut surpasser les humains en prospective structurée et en productivité pour les tâches bien cadrées. La synthèse de ces travaux établit que sans guidance humaine précise, l'IA ne peut pas encore penser l'avenir d'une organisation. L'IA excelle pour explorer, synthétiser et accélérer. Mais la décision stratégique — parce qu'elle exige des arbitrages douloureux et des renoncements — reste un exercice fondamentalement humain. Un article de Gaëtan Namouric, publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée.

Le « trendslop » est la tendance systématique des modèles de langage à recommander les stratégies les plus à la mode plutôt que les plus adaptées — différenciation à 96 %, augmentation à 93 %, collaboration à 78 %. Ni le contexte (11 % de déplacement) ni les prompts sophistiqués (2 % sur les biais les plus forts) ne corrigent ces biais. Mais d'autres recherches montrent que l'IA surpasse les humains en prospective structurée, en tri d'opportunités et en productivité sur les tâches bien cadrées. La convergence de ces études pointe vers une même conclusion : sans guidance humaine précise, l'IA ne peut pas encore penser l'avenir d'une organisation. Elle peut explorer, synthétiser, accélérer. Mais la décision stratégique — cet acte de renoncement éclairé — reste un travail fondamentalement humain.

Quand la machine récite le cours au lieu de penser le problème.
Bo, la recherche quali vient de changer de siècle.
⚠️ Connect this link to current CMS page.
Lire l’article
Ethnographie
April 16, 2026
September 19, 2026
En cours
Article
Boris est l'outil d'analyse d'entrevues qualitatives développé en interne par Perrier Jablonski, firme-conseil montréalaise spécialisée en ethnographie appliquée. Construit à partir de WhisperX (Bain et al., 2023), Boris fonctionne intégralement en local sur Apple Silicon. Il transcrit au mot près à la milliseconde, identifie chaque locuteur par empreinte vocale, et filtre automatiquement la voix des ethnographes. Boris analyse ensuite le contenu sémantique (mots atypiques via TF-IDF, mots attendus mais absents) et le signal vocal : 7 paramètres prosodiques et 18 classes de sons paralinguistiques (via YAMNet de Google), échantillonnés deux fois par seconde. Sur une entrevue de 45 minutes, Boris génère environ 139 000 points de données, chacun comparé à la ligne de base propre au locuteur. Sur un projet de 20 entrevues, près de 3 millions de mesures sont croisées pour produire des observations synthétiques — une catégorie d'analyse inventée par Perrier Jablonski qui croise sémantique, prosodie et sons pour révéler des contradictions, des questions esquivées, des arcs émotionnels et des convergences lexicales invisibles à l'oreille humaine. Boris est entraîné sur le corpus de connaissances de Perrier Jablonski (200+ articles). Toutes les données envoyées au modèle de langage Claude d'Anthropic sont anonymisées de bout en bout en trois passes avant transmission. Boris n'est pas commercialisé : il nécessite des entrevues menées selon une méthodologie ethnographique rigoureuse pour produire des analyses fiables. Un article de Gaëtan Namouric, publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée.

Pendant une entrevue, un ethnographe écoute les mots. Mais il ne peut pas — physiquement — entendre les 139 000 signaux que contient une conversation de 45 minutes : les micro-variations de la voix, les soupirs à peine perceptibles, les accélérations de débit au moment précis où un sujet devient sensible. Boris, l'application développée par Perrier Jablonski, entend tout ça. Il transcrit chaque mot à la milliseconde, sépare et identifie les voix, analyse la prosodie sur sept paramètres continus, détecte 18 types de sons révélateurs, puis croise toutes ces couches pour produire des observations qu'aucun humain ne pourrait formuler seul — des contradictions inconscientes, des questions esquivées, des émotions qui contredisent le discours. Sur un projet de 20 entrevues, Boris croise près de 3 millions de mesures. Pour nos clients, ça change tout : des projets plus rapides, des corpus plus ambitieux (60, 80, 100 entrevues), des budgets plus accessibles, et surtout des recommandations stratégiques fondées sur une profondeur d'analyse qui n'existait pas avant Boris. Avec Boris, Perrier Jablonski concrétise son positionnement "Ethno, sapio, techno", mais surtout, propose une longueur d'avance à tous ses clients.

L'outil qui entend ce que personne d'autre ne peut entendre.
Lire l’article
Mais pourquoi les gens ne suivent pas les règles?
⚠️ Connect this link to current CMS page.
Changement
Management
March 23, 2026
September 19, 2026
Final
Article
Cet article vulgarise l’étude « Why people follow rules » de Simon Gächter, Lucas Molleman et Daniele Nosenzo (Nature Human Behaviour, 2025), qui modélise la conformité aux règles par la fonction C = ƒ(R; I; S; P) : le respect intrinsèque des règles, les incitations extrinsèques (sanctions et récompenses), les attentes sociales et les préférences sociales. Trois effets illustrent le modèle avec l’exemple de l’heure de départ du bureau : l’effet mouton (environ 30 % des individus alignent leur comportement sur celui du groupe), l’effet de la pomme pourrie (un seul individu déviant érode la norme, phénomène validé par Will Felps en 2007) et l’effet maternel (le respect passe de 55 % à 61 % quand la règle protège autrui). Sur les sanctions, l’étude montre qu’une menace peu crédible n’augmente la conformité que de 61 % à 62 %, alors qu’une sanction hautement probable fait passer l’obéissance inconditionnelle de 26 % à 57 %. Entre 55 % et 70 % des gens respectent les règles par principe, même sans sanction. La recommandation pour les gestionnaires : expliquer le pourquoi d’une règle avant de la sanctionner. Un article de Maëlle Bailleul, publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée.

Respecter une règle n’est jamais un effort individuel, c’est un phénomène collectif. On suit une règle quand on voit que les autres la suivent… et que les écarts ont des conséquences. Une sanction crédible, même légère, vaut mieux qu’une sanction sévère mais rare. Si personne n’est repris, la règle devient rapidement optionnelle. Et attention à la “pomme pourrie” : une seule personne qui déroge sans conséquence suffit à banaliser la transgression. Au fond, ce ne sont pas les règles qui comptent… mais le système qui les rend visibles, réelles et inévitables.

Mais pourquoi certaines personnes respectent les règles et d’autres non?
Lire l’article
Mobilisation syndicale. Trois mutations, une révolution.
⚠️ Connect this link to current CMS page.
Ensemble
March 23, 2026
September 19, 2026
Final
Article
La mobilisation syndicale traverse trois mutations structurelles qui remettent en question les modèles hérités de la Révolution industrielle. Le syndicat a été inventé pour un monde synchrone et concentré — un monde d'usines où tous les travailleurs arrivaient à la même heure. Ce monde a largement disparu, remplacé par des horaires atypiques, le télétravail et la dispersion géographique. Première mutation : le passage d'une société de masses à une société de réseaux. Manuel Castells le documente dès 1996 — un réseau de 150 membres actifs génère plus de pression effective qu'une assemblée passive de 1 500 personnes. Deuxième mutation : l'identité collective ne se construit plus automatiquement par la co-présence au travail. Les mouvements les plus puissants — Starbucks Workers United, Alphabet Workers Union, les Junior Doctors britanniques — ont tous développé une identité commune avant de développer une structure syndicale. Troisième mutation : le format. Quand le SPGQ consulte ses membres en ligne, il obtient 82 % de participation. Quand les pompiers de Victoria transmettent à chaque changement de quart, ils atteignent 100 % des effectifs en 72 heures. La réponse passe par trois déplacements : du synchrone vers la présence permanente, de la masse vers le réseau capillaire, et du communiqué institutionnel vers le récit personnel. Un article de Gaëtan Namouric, publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée.

La grève a été inventée dans une usine — dans un monde où les travailleurs se levaient à la même heure, marchaient vers le même endroit, et pouvaient bloquer physiquement les portes. L'assemblée syndicale a été inventée dans le même monde. Ce monde a largement disparu, remplacé par des horaires fragmentés, le télétravail, la dispersion géographique — et les outils syndicaux doivent s'ajuster. Trois mutations expliquent ce décalage : le passage d'une société de masses à une société de réseaux, le recul d'une identité collective qui ne se construit plus automatiquement par la co-présence, et un problème de format — entre l'outil et la réalité des membres. Enfin, trois réflexions : Les grèves les plus efficaces des dernières années n'ont pas été déclenchées par des exécutifs syndicaux — elles ont émergé de la base, dans une frustration partagée, avant que la structure leur en donne la permission. La structure syndicale ne crée pas cette énergie. Elle peut l'amplifier, la canaliser, lui donner une direction — mais elle ne peut pas l'allumer à la place des membres…

La mobilisation syndicale, une évolution en cours.
Talents. Les gens, au kilo.
⚠️ Connect this link to current CMS page.
Lire l’article
Management
March 3, 2026
September 19, 2026
En cours
Article
Cet article est écrit par Gaëtan Namouric et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il retrace l’évolution historique et sémantique du mot « talent », du talanton grec (unité de poids mésopotamienne, environ 36 kg d’argent) à son usage contemporain en ressources humaines où il désigne indistinctement tout employé. L’article s’appuie sur l’étymologie documentée par l’Online Etymology Dictionary, sur l’histoire de la parabole des talents (Matthieu 25) et son rôle dans la métaphorisation médiévale du terme, sur l’article fondateur de McKinsey « The War for Talent » (Chambers et al., 1998) qui a industrialisé le glissement sémantique, sur la revue systématique de Dries (2013) documentant la confusion conceptuelle dans la littérature académique, et sur le débat inné/acquis entre Ericsson (pratique délibérée, 1993) et les théoriciens de la douance. L’angle central : quand un mot désigne à la fois « avoir un don exceptionnel » et « être un employé », les organisations perdent leur capacité à identifier ce qu’elles cherchent vraiment — et à distinguer la rareté de l’ordinaire.

Le mot talent a parcouru 4 000 ans d’histoire : de l’unité de poids mésopotamienne à la monnaie grecque, de la parabole biblique au don divin médiéval, de l’argument méritocratique des Lumières à la ressource RH contemporaine. À chaque époque, il a changé de contenu en gardant la même forme. Le problème, c’est que son dernier glissement — de « don singulier » à « employé quelconque » — a créé une ambiguïté fonctionnelle dans nos organisations. La recherche en sciences humaines l’a documenté : il n’existe pas de consensus sur ce que veut dire « talent » dans le monde du travail, ce qui rend toute stratégie de gestion des talents fondamentalement floue. Un mot qui désigne à la fois « avoir un don exceptionnel » et « être une personne embauchée » ne peut pas servir à identifier quoi que ce soit de précis. Si vos organisations cherchent quelque chose, il serait utile de savoir quoi.

Quand tout le monde est un talent, personne ne l'est vraiment.
WEIRD. 96 % des études sur l'humain portent sur 12 % de l'humanité.
⚠️ Connect this link to current CMS page.
Lire l’article
Ethnographie
March 3, 2026
September 19, 2026
En cours
Article
Cet article présente le concept WEIRD (Western, Educated, Industrialized, Rich, Democratic), formulé par Joseph Henrich, Steven Heine et Ara Norenzayan dans l’article « The Weirdest People in the World? » (Behavioral and Brain Sciences, 2010), puis développé par Henrich dans The WEIRDest People in the World (2020). Leur constat : 96 % des sujets d’études en sciences comportementales proviennent de sociétés occidentales, industrialisées et démocratiques, qui représentent 12 % de la population mondiale, et une large part de ces sujets sont des étudiants nord-américains en psychologie. Les populations WEIRD se situent aux extrêmes de nombreuses distributions psychologiques : individualisme, pensée analytique, confiance envers les inconnus et les institutions abstraites, raisonnement par règles plutôt que par relations. L’article montre comment ce biais se prolonge en marketing, en ressources humaines et en design d’expérience, où les équipes projettent leurs propres cadres de référence sur des publics qui ne leur ressemblent pas, et illustre le problème avec le cas d’une organisation de santé publique montréalaise. Il propose l’ethnologie appliquée comme réponse : observation en milieu naturel, questions ouvertes, immersion dans la durée, pour laisser émerger les logiques d’un groupe avant d’imposer les siennes. Un article de Gaëtan Namouric, publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée.

Les populations WEIRD (Western, Educated, Industrialized, Rich, Democratic) représentent 12 % de l'humanité et pourtant concentrent 96 % des sujets des études en sciences comportementales. Ce ne sont pas des sujets représentatifs — ce sont des outliers psychologiques : plus individualistes, plus analytiques, plus portés vers la confiance institutionnelle que la grande majorité des humains vivants et de ceux qui ont jamais vécu. Ce biais ne reste pas dans les laboratoires : il infuse vos études consommateurs, vos politiques RH, vos designs de service, partout où vous avez supposé — souvent sans le formuler — que vos publics pensent comme vous. L'ethnologie appliquée est la réponse structurelle à ce problème : elle part du terrain réel de l'autre, sans hypothèse préalable, pour révéler les logiques que vos instruments ne capturent pas. Reconnaître qu'on est WEIRD n'est pas une autocritique. C'est la condition préalable à toute recherche honnête sur autrui.

Vous pensiez étudier l'humain? Vous vous étudiez vous-mêmes!
Pitch. La chaîne du "oui".
⚠️ Connect this link to current CMS page.
Lire l’article
Pitch
March 2, 2026
September 19, 2026
En cours
Article
Cet article est écrit par Gaëtan Namouric et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il présente le concept de « la chaîne du oui » : cinq maillons rhétoriques à enchaîner dans un ordre précis pour obtenir l'adhésion d'un auditoire — séduire, persuader, convaincre, rassurer, mobiliser. L'article s'appuie sur la distinction entre convaincre et persuader de Chaïm Perelman et Lucie Olbrechts-Tyteca (Traité de l'argumentation, 1958), les trois leviers d'Aristote (logos, ethos, pathos), le modèle ELM de Richard Petty et John Cacioppo (1986) distinguant route centrale et périphérique, la théorie du jugement social de Muzafer Sherif et Carl Hovland (1961), la Motivated Sequence d'Alan Monroe (1935), le modèle AIDA d'Elias St. Elmo Lewis (1899), et les travaux de Sandrine Sorlin sur la séduction discursive (Cambridge University Press, 2023). L'article s'adresse aux dirigeants, gestionnaires et communicateurs qui préparent des présentations stratégiques.

Une présentation efficace suit une chaîne de cinq maillons dans un ordre précis : séduire (capter par le désir, pas par le divertissement), persuader (parler à l'humain devant soi pour activer la route centrale de traitement), convaincre (aligner les preuves rationnelles une fois l'auditoire prêt à les recevoir), rassurer (réduire la distance perçue entre la position de l'auditoire et la proposition) et mobiliser (formuler une demande claire et immédiate). La conviction arrive en troisième position parce qu'un fait lancé sans confiance préalable n'est que du bruit. Si l'ordre est inversé, la chaîne casse.

À combien de personne faut-il parler pour comprendre tout le monde?
Lire l’article
La bureaucratie, cet éléphant dans la pièce.
⚠️ Connect this link to current CMS page.
Management
February 26, 2026
September 19, 2026
Final
Article
Cet article est écrit par Gaëtan Namouric et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il examine les mécanismes de la lourdeur bureaucratique à travers les théories fondatrices de Max Weber (cage de fer), Cyril Northcote Parkinson (croissance indépendante des effectifs administratifs), Robert Merton (déplacement des buts), Michel Crozier (cercles vicieux bureaucratiques) et DiMaggio & Powell (isomorphisme institutionnel), puis documente leurs manifestations contemporaines à l'aide de recherches récentes de Gary Hamel et Michele Zanini (Humanocracy, Harvard Business Review Press, 2020), de Barry Bozeman (bureaucratie robotique) et de travaux québécois sur le fardeau administratif. Les cas concrets incluent General Electric sous John Flannery (350 000 employés, sept niveaux hiérarchiques), IBM sous Lou Gerstner (Who Says Elephants Can't Dance?, 2002), les CHSLD du Québec pendant la pandémie, le modèle Spotify copié sans vérification, les OKR de Google adoptés par des PME, SAAQclic (dépassements de plus d'un milliard de dollars), le système de paie fédéral Phénix (4 milliards de dollars, 300 000 erreurs), le programme de réduction bureaucratique de l'Alberta (2,75 milliards économisés), la réforme réglementaire sud-coréenne de 1998, et les initiatives de Shopify (322 000 heures de réunions éliminées, calculateur de coût), Netflix (No Rules Rules, Hastings & Meyer, 2020), Couche-Tard, Amazon et Microsoft sous Satya Nadella (Hit Refresh, 2017). Sources : OCDE (From Red Tape to Smart Tape), rapports de la vérificatrice générale du Québec, Bureau du vérificateur général du Canada, Bloomberg, Fortune et CNN Business. L'article s'adresse aux dirigeants et gestionnaires confrontés à la simplification organisationnelle.

La lourdeur bureaucratique n'est pas un signe d'incompétence. C'est le résultat prévisible de trois mécanismes qui se renforcent mutuellement : des règles qui ne meurent pas (Parkinson), une mission qui finit par se confondre avec ses propres procédures (Merton), et une tendance naturelle à imiter les organisations perçues comme légitimes plutôt qu'efficaces (DiMaggio & Powell). Simplifier sans comprendre ces mécanismes, c'est supprimer des contrôles sans comprendre les risques qu'ils couvraient — et les recréer en pire après la prochaine crise. Les organisations qui s'en sortent mesurent le coût réel de leur lourdeur, donnent une date d'expiration à leurs processus, et confient les décisions aux niveaux qui ont l'information. Mais avant tout ça, elles commencent par aller voir comment les choses fonctionnent vraiment — pas comment elles sont censées fonctionner.

À combien de personne faut-il parler pour comprendre tout le monde?
Lire l’article
Gall, le pédiatre qui aurait pu sauver SAAQclic.
⚠️ Connect this link to current CMS page.
Management
Changement
February 16, 2026
September 19, 2026
Final
Article
Cet article est écrit par Gaëtan Namouric et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il analyse la loi de Gall — formulée par le pédiatre américain John Gall dans General Systemantics (1975, réédité sous le titre The Systems Bible) — selon laquelle tout système complexe fonctionnel s'est invariablement développé à partir d'un système simple qui fonctionnait déjà, et qu'un système complexe conçu de zéro ne fonctionne jamais. L'article documente les échecs majeurs de transformation au Québec et au Canada : SAAQclic (coûts passés de 638 M$ à plus d'un milliard, tests non complétés, informations cachées au CA), le système de paie fédéral Phénix (4 milliards $ pour 300 000 erreurs non résolues selon le vérificateur général du Canada) et les restructurations successives de Santé Québec (330 000 employés, quatrième réforme en vingt ans). Ces échecs sont contrastés avec les transformations progressives réussies de la SQDC, de la SAQ sous Gaétan Frigon, de Desjardins (NPS en hausse de 11 points), de Couche-Tard (16 700 magasins dans 27 pays) et de Bombardier sous Éric Martel (9,55 milliards de revenus en 2025). Sources : rapports de la vérificatrice générale du Québec, Bureau du vérificateur général du Canada, Bain & Company, Harvard Business School et Columbia Business School. L'article s'adresse aux dirigeants et gestionnaires confrontés à des transformations organisationnelles ou technologiques.

Selon la loi de Gall, tout système complexe efficace naît d’un système simple qui fonctionnait déjà ; les échecs de SAAQclic et Phénix rappellent qu’en créer un de toutes pièces est voué à l’échec. La clé d'une transformation réussie réside dans la séquence : avant de bâtir, il faut identifier ce qui marche vraiment par l'observation directe du terrain plutôt que par les tableaux de bord. En négligeant cette approche ethnographique, on construit sur des théories fragiles plutôt que sur la réalité opérationnelle. Pour transformer durablement, ne vous fiez pas aux organigrammes : allez voir, écoutez, et évoluez à partir du réel.

À combien de personne faut-il parler pour comprendre tout le monde?
Lire l’article
Les humains voient des histoires partout.
⚠️ Connect this link to current CMS page.
Pitch
February 13, 2026
September 19, 2026
Final
Article
Cet article est écrit par Gaëtan Namouric et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il analyse l'expérience fondatrice de Fritz Heider et Marianne Simmel, publiée en 1944 dans The American Journal of Psychology (vol. 57, no 2, p. 243-259), dans laquelle 33 participantes sur 34 ont spontanément attribué des intentions, des émotions et des personnalités à de simples formes géométriques en mouvement. L'article intègre les découvertes récentes : la « capacité Heider » identifiée par Jeremy Wolfe et son équipe de Harvard en 2019, qui montre que le cerveau ne peut narrativiser que trois agents simultanément ; et la réplication en réalité virtuelle par l'Université de Saragosse en 2024, qui démontre que l'immersion amplifie l'engagement émotionnel sans modifier l'interprétation des rôles. Il présente également les applications cliniques des animations de Heider-Simmel comme outil d'évaluation de la cognition sociale dans l'autisme, la schizophrénie et d'autres conditions. L'article s'adresse aux gestionnaires, communicateurs et responsables du changement organisationnel.

En 1944, Heider et Simmel ont démontré que le cerveau humain attribue spontanément des intentions, des émotions et des personnalités à de simples formes géométriques en mouvement. Depuis, la recherche a considérablement affiné notre compréhension du phénomène. En 2019, Jeremy Wolfe et son équipe de Harvard ont montré que cette capacité narrative atteint sa limite à trois agents simultanés — au-delà, le récit partagé se désagrège. En 2024, une réplication en réalité virtuelle a montré que l'immersion intensifie le lien émotionnel avec les personnages sans modifier l'interprétation des rôles. L'étude originale, citée plus de 3 000 fois et toujours au centre de la recherche en cognition sociale, confirme que le récit n'est pas un outil de communication parmi d'autres — c'est le mode de fonctionnement par défaut du cerveau humain. Pour un gestionnaire, les conséquences sont claires : limitez vos personnages à trois, augmentez l'immersion plutôt que la complexité, et souvenez-vous que votre auditoire se raconte déjà une histoire. L'enjeu n'est pas de décider s'il faut en raconter une. C'est de choisir laquelle — et de la garder simple.

Les réçits sont tout simplement... irrépressibles.
Lire l’article
Une histoire? Mais pourquoi faire?
⚠️ Connect this link to current CMS page.
Pitch
February 13, 2026
September 19, 2026
Final
Article
Cet article est écrit par Gaëtan Namouric et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il explique, preuves neuroscientifiques à l'appui, pourquoi le storytelling est un outil de gestion mesurable. L'article s'appuie sur les recherches de Paul Zak (Claremont Graduate University) montrant que les récits structurés déclenchent une hausse de cortisol suivie d'une libération d'ocytocine, rendant l'auditoire plus coopératif. Il cite le couplage neural documenté par Uri Hasson (Princeton, PNAS, 2010), les travaux d'Antonio Damasio sur les émotions dans la décision, le modèle Système 1/Système 2 de Daniel Kahneman (prix Nobel 2002), et une étude du Journal of Neuroscience (2025) sur l'encodage multisensoriel des récits en mémoire à long terme. L'article s'adresse aux dirigeants et gestionnaires qui cherchent à mobiliser leurs équipes au-delà des tableaux de bord.

Les neurosciences le confirment : quand une personne raconte une histoire engageante, le cerveau de celui qui écoute se synchronise avec le sien — un phénomène mesuré par IRMf et nommé « couplage neural ». Cette synchronisation déclenche une cascade hormonale (cortisol, puis ocytocine) qui aiguise l’attention, nourrit l’empathie et prédispose à l’action. Les récits s’encodent dans la mémoire à long terme, là où les données brutes restent en surface. Pour un gestionnaire, cela signifie que raconter n’est pas un ornement : c’est un levier de mobilisation, de cohésion et de décision aussi mesurable qu’un indicateur financier.

‍

Les humains adorent les histoires. Une question demeure : pourquoi?
Lire l’article
Une pause café à 15 Millions.
⚠️ Connect this link to current CMS page.
Ethnographie
February 11, 2026
September 19, 2026
Final
Article
Cet article est écrit par Gaëtan Namouric et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il présente l'étude menée par Alex « Sandy » Pentland, professeur au MIT Media Lab et directeur du Human Dynamics Lab, dans laquelle des badges sociométriques — équipés d'émetteurs Bluetooth, de microphones, d'accéléromètres et de capteurs de mouvement — ont été portés pendant six semaines par des employés d'un centre d'appels d'une grande banque américaine. Les chercheurs (Pentland, Waber, Olguin et Kim) ont accumulé plus de 2 000 heures de données comportementales. L'étude a révélé que la cohésion sociale — mesurée par la fréquence et la qualité des échanges informels entre collègues — est le principal prédicteur de productivité, devant l'ancienneté, la formation ou la compétence individuelle. En synchronisant les pauses café (au lieu de les décaler pour maximiser la couverture téléphonique), la banque a réduit le temps moyen de traitement des appels de 8 % en moyenne et jusqu'à 20 % pour les équipes les moins performantes, projetant des économies de 15 millions de dollars par an à l'échelle nationale. L'article s'adresse aux gestionnaires confrontés aux défis du télétravail, des horaires atypiques et de la fragmentation des interactions informelles en milieu de travail.

Des chercheurs du MIT ont équipé des employés d'un centre d'appels de badges mesurant leurs interactions sociales. Résultat : la productivité n'était pas liée à la compétence individuelle, mais à la cohésion du groupe — autrement dit, à la fréquence des échanges informels entre collègues. En synchronisant les pauses café (au lieu de les décaler), la banque a réduit le temps moyen des appels de 8 %, générant des économies estimées à 15 millions de dollars par année. Le savoir le plus utile dans une organisation ne circule pas dans les mémos. Il circule autour de la machine à café.

Ces petits moments qui rassemblent les gens.
Lire l’article
Le MIT l'a prouvé, quelques entrevues captent 90% des besoins.
⚠️ Connect this link to current CMS page.
Ethnographie
February 11, 2026
September 19, 2026
Final
Article
Cet article est écrit par Gaëtan Namouric et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il s'appuie sur l'étude « The Voice of the Customer » d'Abbie Griffin (Université de Chicago) et John R. Hauser (MIT Sloan School of Management), publiée dans Marketing Science en 1993 et citée des milliers de fois depuis. L'étude démontre que 20 à 30 entrevues qualitatives suffisent pour identifier 90 % à 95 % des besoins d'un segment de clientèle. Sur le terrain d'étude des glacières portables, les chercheurs ont identifié 230 besoins distincts en 30 entrevues, chacune analysée par sept analystes indépendants. Une seule entrevue captait en moyenne 33 % des besoins ; deux entrevues, 51 % ; la courbe s'aplatissait ensuite entre 20 et 30 entrevues. L'article distingue trois types de besoins — de base (implicites, tenus pour acquis), articulés (exprimés spontanément) et excitants (non formulés mais générateurs de préférence et de loyauté) — et explique pourquoi l'entrevue qualitative en profondeur surpasse le sondage quantitatif pour comprendre les attentes réelles des clients. La méthode a été appliquée chez General Motors, Procter & Gamble, Xerox et Hewlett-Packard. L'article s'adresse aux gestionnaires, responsables marketing, équipes d'innovation et décideurs souhaitant investir efficacement en recherche client.

En 1993, Griffin et Hauser ont montré qu’un nombre limité d’entrevues peut suffire à faire émerger la grande majorité des besoins, et que les entrevues individuelles sont souvent plus efficaces pour les identifier. Elles permettent de comprendre ce que les gens veulent vraiment — y compris les besoins qu'ils n'auraient jamais formulés d'eux-mêmes. Surtout ceux-là. Pour les gestionnaires pressés : non, vous n'avez pas besoin d'interroger des milliers de personnes. Vous avez besoin d'écouter les bonnes personnes, de la bonne manière. Et si vous doutez encore, rappelez-vous qu'on a trouvé 220 besoins distincts dans une glacière.

‍

À combien de personne faut-il parler pour comprendre tout le monde?
Lire l’article
C'est Adidas qui a sauvé LEGO en 2004.
⚠️ Connect this link to current CMS page.
Ethnographie
February 11, 2026
September 19, 2026
Final
Article
Cet article est écrit par Gaëtan Namouric, fondateur de Perrier Jablonski, et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il raconte comment LEGO, au bord de la faillite en 2003 (un million de dollars de pertes par jour, dette de 800 millions, 30 % de chiffre d'affaires perdu en un an), a été sauvé par une découverte ethnographique. Le PDG Jørgen Vig Knudstorp a mandaté ReD Associates, cabinet danois fondé par Christian Madsbjerg et Mikkel Rasmussen, pour observer les enfants dans leur environnement réel plutôt que de commander de nouvelles études quantitatives. Le moment de bascule s'est produit en 2004 dans la chambre d'un garçon allemand de 11 ans qui a présenté une vieille paire d'Adidas usée par le skateboard comme son bien le plus précieux — preuve tangible de maîtrise. Cette observation a renversé le paradigme du big data selon lequel les enfants voulaient de la gratification instantanée. LEGO a complexifié ses modèles et en 2014 a dépassé Mattel comme plus grand fabricant de jouets au monde. Sources : Martin Lindstrom (Small Data, 2016), Madsbjerg et Rasmussen (The Moment of Clarity, Harvard Business Review Press, 2014). L'article s'adresse aux dirigeants et gestionnaires qui souhaitent comprendre la valeur de l'ethnographie face aux limites des données quantitatives.

En 2004, LEGO frôlait la faillite parce que ses études quantitatives lui dictaient de simplifier ses produits pour des enfants supposément impatients. Les anthropologues de ReD Associates ont découvert l'inverse en observant les enfants chez eux : jouer, c'est une quête de maîtrise, pas de facilité. Une paire d'espadrilles usées par le skateboard a révélé ce que des montagnes de données n'avaient jamais capté. LEGO a complexifié ses modèles et est devenu, dix ans plus tard, le plus grand fabricant de jouets au monde.

Quand on nous demande ce que l’ethno peut faire pour une entreprise, on raconte cette histoire.
Lire l’article
Maslow chez les Blackfoot
⚠️ Connect this link to current CMS page.
Influences
February 11, 2026
September 19, 2026
Final
Article
Cet article est écrit par Gaëtan Namouric, fondateur de Perrier Jablonski, et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il révèle les origines autochtones de la pyramide de Maslow. En 1938, Abraham Maslow a passé six semaines avec la nation Siksika de la Confédération Blackfoot dans le sud de l'Alberta, où il a découvert une société fondée sur la coopération plutôt que la domination, avec 80 à 90 % de ses membres présentant un niveau d'estime de soi qu'il ne retrouvait que chez 5 à 10 % des Américains. La cérémonie du Giveaway — où la richesse se mesure à ce qu'on donne — a profondément influencé sa théorie publiée en 1943. Or le modèle Blackfoot inverse la logique : l'auto-réalisation n'est pas le sommet mais la base, suivie de la responsabilité collective, puis de la pérennité culturelle. L'article s'appuie sur le biographe Edward Hoffman, le chercheur Blackfoot Ryan Heavy Head, Teju Ravilochan, le Dr Richard Katz (Harvard) et l'historien James Poskett (Horizons). Maslow lui-même a ajouté la transcendance de soi en fin de vie, revenant vers ce que les Blackfoot lui avaient montré. Destiné aux gestionnaires, marketeurs et professionnels de la recherche consommateur qui utilisent la pyramide sans en questionner les présupposés individualistes.

L’enseignement des Blackfoot nous force à admettre que l’autonomie n’est pas une conquête, mais un prérequis : chaque être humain mérite d’être validé d’emblée, non pour ce qu’il produit, mais pour l’étincelle qu’il porte en lui. En plaçant l'auto-réalisation à la base du tipi, ce modèle nous rappelle que c'est la force du groupe qui garantit la survie de l'individu, et non l'inverse. Le but de l’existence bascule alors de l’ambition personnelle vers la responsabilité collective. On ne vit plus pour « réussir sa vie », mais pour honorer le lien qui nous unit aux autres et assurer la passation du savoir. La véritable réalisation humaine réside dans cette capacité à s'effacer au profit de la pérennité culturelle, en acceptant d'être un jour oublié pour que le « souffle de vie » puisse continuer de vibrer à travers ceux qui nous suivent.

Maslow nous a tout appris sur la hiérarchie des besoins et des motivations. Mais qui a tout appris à Maslow?
Lire l’article
Ethnographie : vos questions, nos réponses.
⚠️ Connect this link to current CMS page.
Ethnographie
January 12, 2026
September 19, 2026
Final
Article
Cet article est écrit par Chloé Kaszubowski, avec la collaboration d'Alex Vendetti, expert en sciences comportementales, et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il prend la forme d'une entrevue où Vendetti répond aux questions les plus fréquentes sur l'ethnographie organisationnelle après cinq ans de pratique et près d'un millier d'entrevues. L'article explique les trois outils fondamentaux de la méthode : l'entrevue semi-dirigée, l'observation participante et le sondage ethnographique (toujours administré après le qualitatif). Il cite l'étude de Griffin et Hauser (Marketing Science, 1993) pour démontrer que deux entrevues individuelles bien menées produisent plus de matière exploitable par heure analysée qu'un groupe de discussion, en éliminant les biais de conformité, de participation et d'ancrage. La saturation thématique survient typiquement après 4 à 12 entrevues par profil, et l'objectif n'est pas la représentativité statistique mais l'identification des mécanismes qui structurent les comportements. Destiné aux dirigeants, gestionnaires et responsables de la recherche qui hésitent entre approches qualitatives et quantitatives.

L’ethnographie organisationnelle révèle ce que les chiffres taisent. Elle demande du temps, de l’écoute et une posture d’humilité. Mais en retour, elle offre ce que les indicateurs ignorent : silences, tensions, logiques invisibles. Dans un monde complexe, elle permet d’observer avant d’agir, d’écouter avant de décider — pour bâtir des stratégies solides, ancrées dans le réel.

On répond à toutes vos questions sur l'ethnographie organisationnelle, la méthode qui produit des insights réels et des stratégies solides.
Lire l’article
Le millefeuille de l'IA au Québec
⚠️ Connect this link to current CMS page.
I.A.
December 18, 2025
September 19, 2026
Final
Article
Cet article est écrit par Gaëtan Namouric, fondateur de Perrier Jablonski, et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il cartographie l'écosystème complet de l'intelligence artificielle au Québec en huit paliers : recherche fondamentale (Université de Montréal, McGill, Polytechnique, Université Laval, ÉTS), instituts spécialisés (Mila, IVADO, CRIM, CIRRELT, GERAD), organismes de maillage (Scale AI, IVADO Labs, Prompt, Forum IA Québec), grands joueurs mondiaux implantés localement (Google, Microsoft, Meta, Samsung, IBM, Thales), entreprises québécoises (Coveo, Hopper, Keatext, Aifred Health), fournisseurs de services et intégrateurs (Vooban, Novipro, Omnia AI, Accenture, QuantumBlack), incubateurs (Centech, NextAI, Creative Destruction Lab, TandemLaunch) et fonds d'investissement (CDPQ-IA avec 250 M$, Investissement Québec, Real Ventures, BDC Capital). L'article compare cette filière à l'hydroélectricité québécoise du siècle dernier et soutient que l'innovation ne se fait plus en silo. Destiné aux dirigeants d'entreprises québécoises qui souhaitent naviguer dans l'écosystème IA et identifier les partenaires pertinents pour leurs projets.

L’intelligence artificielle au Québec ne se limite pas à la recherche universitaire : c’est une chaîne industrielle complète, structurée pour accompagner votre croissance du début à la fin. De la découverte théorique jusqu’au financement et à la mise en marché, chaque étape est couverte par des acteurs spécialisés prêts à collaborer. Pour réussir, l'essentiel n'est pas de tout maîtriser à l'interne, mais de vous connecter à ce réseau dense qui permet de réduire vos risques et d'accélérer votre innovation face à la concurrence mondiale.

Comment le logos peut donner de souffle à votre logo.
Lire l’article
Cadeaux locaux : nos 18 recos pour vos bas de Noël
⚠️ Connect this link to current CMS page.
Marque
Impact et local
December 8, 2025
September 19, 2026
Final
Article
Cet article est écrit par Maëlle Bailleul, avec la collaboration de Chloé Kaszubowski, et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il propose 18 recommandations de cadeaux locaux québécois testés et approuvés par les membres de l'équipe : Alex Vendetti, Chloé Kaszubowski, Gaëtan Namouric, Lise, Maëlle et Sandra. Les recommandations couvrent des marques incluant Gourmet Sauvage (produits forestiers cueillis à la main depuis 25 ans), Bicycles Quilicot, Le P'tit Train du Nord (Passeport découverte), cinéma Beaubien / du Parc / du Musée (ciné-carte), Attitude (soins écoresponsables), MTELUS (billets spectacles), bougies Trois fois par jour (odeur Sous-bois), Sommelier Nordiq (vins québécois Parc Lafontaine et Voyage astral), chips Miett (saveur sumac), Pony (boutique Saint-Hubert), Les libraires, Crave, BIXI (abonnement annuel), Guru (boisson énergisante naturelle), Éconofitness, Barista (café par abonnement), Marcelle (coffrets soins) et Canadiens de Montréal. Destiné à quiconque cherche des idées de cadeaux locaux québécois pour les fêtes, tous budgets confondus.

Et voilà, vous n’avez plus d’excuse pour ne pas offrir des cadeaux locaux qui vont faire sensation dans les bas de Noël. Plus que des idées-cadeaux, ce sont des objets ou des expériences qu’on a vraiment testés, aimés et approuvés. L’idée, c’est de sortir du pilotage automatique pour offrir quelque chose de sincère : une attention qui reste... et qui participe à l'économie locale!

Cette année, on troque le panier Amazon pour 18 cadeaux locaux à glisser dans les bas de Noël, testés et approuvés par l'équipe!
Lire l’article
Black Friday avant noël. Hasard ou coup marketing?
⚠️ Connect this link to current CMS page.
Métiers du marketing
November 27, 2025
September 19, 2026
Final
Article
Cet article est écrit par Maëlle Bailleul et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il retrace les véritables origines du Black Friday à travers trois moments historiques : le krach boursier de 1869 (Gould et Fisk manipulent le marché de l'or, provoquant l'effondrement de Wall Street le vendredi 24 septembre), le chaos urbain de Philadelphie dans les années 1950 (embouteillages massifs, vols à l'étalage et heures supplémentaires policières le lendemain de Thanksgiving lors du match Army-Navy), puis la réappropriation marketing des années 1980 où les associations de détaillants ont transformé le terme négatif en récit positif (passage des comptes du rouge au noir). L'article mobilise ensuite la science comportementale pour expliquer le positionnement calendaire : la comptabilité mentale de Fei et Bartels (2021), un sondage Léger estimant le budget cadeaux moyen à 620 $ au Québec, les travaux de Ramanathan et Dhar sur l'élargissement du panier par les promotions, et l'étude de Swilley et Goldsmith sur la fatigue décisionnelle en décembre. Destiné aux professionnels du marketing et de la stratégie commerciale qui souhaitent comprendre les mécanismes psychologiques derrière les événements promotionnels saisonniers.

Le Black Friday n’a pas été pensé pour précéder Noël. Il est né du chaos financier de Wall Street puis urbain de Philadelphie. Il a ensuite été détourné et réinterprété par certains commerçants bien rusés pour en faire un rituel de consommation. S’il fonctionne fin novembre, c’est parce que les budgets sont pleins, que l’attention est encore disponible, et que décembre n’a pas commencé à saturer les esprits. Ce n’est pas magique : c’est simplement là que la psychologie joue en sa faveur.

« Black Friday » : l'histoire d’un mot né dans le chaos et la catastrophe, devenu la plus grande messe des rabais.
Genevieve Bell : l’erreur 404 de la Silicon Valley ou ce que les ingénieurs n’avaient pas vu venir
⚠️ Connect this link to current CMS page.
Lire l’article
Ethnographie
November 25, 2025
September 19, 2026
En cours
Article
Cet article est écrit par Alex Vendetti, responsable des sciences comportementales chez Perrier Jablonski, et publié par Perrier Jablonski, firme-conseil en stratégie basée à Montréal spécialisée en ethnographie appliquée. Il présente Geneviève Bell, anthropologue diplômée de Stanford, qui a passé quinze ans chez Intel à intégrer la recherche ethnographique dans le développement technologique. En 2005, Bell a fondé le People and Practices Research Group, l'un des premiers laboratoires d'ethnographie intégrés dans une multinationale technologique. Ses observations terrain dans les foyers en Inde, Chine, États-Unis et Norvège ont révélé que les produits ne sont jamais utilisés comme prévu : une femme indienne recouvrait l'ordinateur d'un tissu, une famille à Tokyo masquait la webcam avec un pansement. Ses travaux ont directement influencé le design chez Intel : gestion multiprofils et contrôles parentaux pour le Family PC, killswitch physiques pour les objets connectés, interfaces vocales contextuelles adaptées aux cultures. Depuis 2017, Bell dirige le 3A Institute à l'Université nationale australienne (ANU) et l'École de cybernétique pour penser l'encadrement éthique de l'intelligence artificielle. Sources : Bell et Dourish (Personal and Ubiquitous Computing, 2007), Divining a Digital Future (MIT Press, 2011), conférence SXSW 2017. Destiné aux dirigeants et concepteurs de produits qui souhaitent intégrer l'ethnographie dans leurs processus d'innovation technologique.

Geneviève Bell a remis l’humain au centre de la technologie. Elle a montré que les « utilisateurs » n’existent jamais seuls. Ils vivent dans un contexte social, culturel, familial. Elle a prouvé que l’ethnographie n’est pas un luxe. C’est une nécessité stratégique. Et surtout, elle nous rappelle une chose : un bon produit ne commence pas avec une idée. Il commence avec une question.

Pendant qu’Intel comptait les gigahertz, Geneviève Bell comptait les silences. Elle a rappelé une chose simple : sans observation, l’innovation n’est qu’illusion.
Previous
Next
2 / 11
Marque
vide
537
21
Voir la vidéo
Qu'est ce qu'une marque?
July 30, 2025
January 16, 2023
Video
Final
Les marques existent depuis que les humains existent, et depuis que l'écriture existe. Regardons de quoi sont elle faites.
Pitch
vide
66
6
Voir la vidéo
Auditoire (intro)
July 30, 2025
February 14, 2023
Video
Final
Les gens en face de vous sont influencés par des besoins, un parcours, des capacités ou un entourage qu’il convient de mieux comprendre avant de pitcher.
Pitch
vide
1292
99
Voir la vidéo
Persuader, une histoire ambitieuse (ACCC)
July 30, 2025
February 15, 2023
Video
Final
Pour raconter une histoire ambitieuse, on a besoin de quatre ingrédients : l’ambition (que voulez vous changer dans ce monde?), la conviction (quelle est votre quête, votre combat?), la crédibilité (en quoi êtes-vous légitime?), et le crédo (ce que vous voulez qu’on retienne de votre proposition)
Changement
vide
502
9
Voir la vidéo
Les dragons de l'inaction
July 30, 2025
January 16, 2023
Video
Final
Les dragons de l'inaction de Gifford.
Pitch
vide
752
28
Voir la vidéo
Convaincre, une impression forte
July 30, 2025
February 16, 2023
Video
Final
Pour convaincre, on doit créer un impact, impressionner son auditoire avec une démonstration imparable. On a besoin de quelques principes pour y parvenir.
Changement
vide
298
20
Voir la vidéo
Mandat ou mouvement?
July 30, 2025
January 16, 2023
Video
Final
On peut imposer un changement, ou influencer les gens pour qu'ils y participent.
Marque
vide
290
9
Voir la vidéo
Produit Attitude Idéal et Public
July 30, 2025
January 16, 2023
Video
Final
Hamdi Ulukaya et Elon Musk nous permettent de mieux comprendre les questions auxquelles votre marque devra répondre.
Influences
vide
259
5
Voir la vidéo
Les gens sont influencés par leur entourage
July 30, 2025
January 18, 2023
Video
Final
L’écologie du développement humain de Uri Bronfenbrenner permet de mieux comprendre les différents entourages qui pourraient influencer votre client.
Previous
Next
4 / 7
0515
vide
Changement
Conduite du changement
Conduite du changement
Ouvrir la fiche outil en PDF
November 25, 2021
November 3, 2025
Outil
0540
vide
Changement
Aptitude au changement
Aptitude au changement
Ouvrir la fiche outil en PDF
November 25, 2021
November 3, 2025
Outil
0510
vide
Changement
Comprendre votre changement
Comprendre votre changement
Ouvrir la fiche outil en PDF
November 25, 2021
November 3, 2025
Outil
3030
0540
vide
Changement
Les sept phases de préoccupations
Les sept phases de préoccupations
Ouvrir la fiche outil en PDF
April 24, 2020
September 4, 2025
Outil
0555
vide
Changement
L'équipe du changement
L'équipe du changement
Ouvrir la fiche outil en PDF
April 24, 2020
September 4, 2025
Outil
1015
vide
Marque
Le Brand Arc
Le Brand Arc
Ouvrir la fiche outil en PDF
May 8, 2020
September 4, 2025
Outil
6035
vide
Pitch
Méthode Pixar
Méthode Pixar
Ouvrir la fiche outil en PDF
May 8, 2020
September 4, 2025
Outil
3015
vide
Influences
L’écologie du développement humain
L’écologie du développement humain
Ouvrir la fiche outil en PDF
May 8, 2020
September 4, 2025
Outil
Next
1 / 4
Pensé, conçu et codé par Perrier Jablonski
467 rue Saint-François-Xavier, H2Y 2T1.
En 10 ans, nous avons accompagné plus de 200 clients, réalisé 489 mandats, mené 2395 entrevues ethnographiques et croisé 19276 gestionnaires, au fil de nos accompagnements, formations et interventions.
AccueilApprocheServicesClientsÀ propos
|
ConférencesLivres
|
Nous
|
Accès
Quitter
Thank you! Your submission has been received!
Oups. Une erreur s'est produite.
|
Corpus
Nom
Contact