Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.
.avif)
.avif)

On entend souvent les experts nous parler de «la corrélation entre ceci et cela ». Souvent, cette simple phrase me déclenche un sourire. Tyler Vigen un étudiant à la prestigieuse Harvard Law School a une passion plus douteuse encore : collectionner les corrélations foireuses, compilées dans un site web hilarant (mais vrai), Spurious Correlations❶. On y apprend qu'il existe une corrélation quasi parfaite entre les dépenses en science, aérospatiale et technologie aux É-U et... les suicides par pendaison, strangulation ou suffocation. Comme il existe une corrélation entre le nombre de gens noyés en tombant dans leur piscine et... le nombre de films où Nicolas Cage a joué. Aussi, le nombre de personnes décédées en s'étouffant dans leurs draps de lit (600 par année aux États-Unis...) est lié à la consommation de fromage par personne. Comme le taux de divorce dans le Maine est totalement corrélé à la consommation de margarine par personne, et l'âge de Miss America est lié au nombre de meurtres par vapeur ou objets brûlants. C'est mesuré, prouvé, démontré, officiel.
Tout cela serait hilarant si on n'entendait pas aussi souvent d'autres corrélations aussi fallacieuses à longueur de journée, à longueur de déclaration politique, à longueur de nouvelles. C'est simplement que la corrélation N'EST PAS la causalité. Deux phénomènes peuvent être corrélés sans qu'il n'y ait de rapport entre les deux. Profitons-en pour éclairer le vocabulaire des liens entre les événements. Après la corrélation et la causalité, nous explorerons le vocabulaire du hasard, ou coïncidences, coups du sort et sérendipité. Tout ce vocabulaire peuple les déclarations, mais aussi les recommandations stratégiques ou les plans d'action, et il méritait un peu de ménage... Voyons, voir!
La corrélation est une mesure statistique qui détermine la relation entre deux variables (ou plus). Elle indique comment ces variables évoluent ensemble. Une corrélation positive signifie que les variables augmentent ou diminuent simultanément. Et c'est tout. On ne fait qu'observer que les deux variables se suivent... ou pas.
La corrélation est donc une mesure statistique qui détermine la relation entre deux variables, tandis que la causalité est un lien qui affirme qu'une variable agit sur une autre et il est fréquent qu'on observe une confusion entre ces termes. Par exemple, l'effet cigogne illustre bien le problème : il existe une corrélation entre le volume de nids de cigogne et le volume de naissances humaines, mais cela ne signifie pas que les cigognes apportent les bébés. En réalité, les deux phénomènes partagent une cause commune : les cigognes nichent en milieu rural, où les naissances sont plus importantes.
La causalité est la relation qui s'établit entre une cause et son effet, le lien qui les unit. En science, en philosophie et dans le langage courant, la causalité désigne la relation de cause à effet. La cause est ce qui produit quelque chose, ce qui en est à l'origine, tandis que l'effet est ce qui en est la conséquence. Si on compare le nombre d'armes à feu aux É-U et le nombre de victimes de meurtre par arme à feu... il y a une corrélation ET une causalité. Mais ce n'est pas toujours le cas, comme nous l'avons vu plus haut.
Techniquement, la coïncidence est une rencontre fortuite de circonstances ou d'événements qui se produisent en même temps sans lien de causalité apparent. Il existe plusieurs exemples de coïncidences célèbres❷.
Parfois, ces coïncidences nous paraîssent surprenantes, intrigantes. Tellement qu'on y voit l'oeuvre d'un esprit supérieur, d'une main mystérieuse qui serait «aux commandes». C'est ce que j'appelle les coups du sort.
Le coup du sort est un hasard «louche», plus fort que le hasard normal, comme si c'était possible. C'est le clin d'œil du destin poussé à son paroxysme. Par exemple :
Les exemples sont nombreux et toujours très impressionnants. Mais parfois, le sort peut vous jouer un tour... pour le mieux.
C'est le nom que notre époque a donné au hasard quand il fait bien les choses... alors que vous étiez en train de faire autre chose. Encore une fois, les exemples sont nombreux. La sérendipité est définie comme la capacité de faire une découverte inattendue, souvent scientifique, par hasard et par sagacité, alors que l'on cherchait autre chose. C'est aussi le nom que l'on donne à l'état d'esprit du chercheur capable de se rendre compte qu'il fait une découverte dans des circonstances inattendues. Il existe des centaines de cas connus. La pénicilline, le four à micro-ondes, le velcro, l'insuline, le teflon, le post-it, le Viagra, l'aspartame, la radiographie, le GPS, la radioactivité, le LSD... toutes ces découvertes et inventions n'ont été que des accidents, alors que leurs inventeurs cherchaient autre chose... on pourrait dire «par hasard alors qu'ils cherchaient autre chose». On est loin de l'accident, car ces découvertes et inventions nécessitent également une observation attentive et une pensée critique pour comprendre leur importance.
Chez nous, c’est un combat quotidien. Quand on crée des profils (ce qu’on appelle profils, pas personas, voir l’article « Le piège des personas »), on est constamment exposés à la tentation de la corrélation. On le sait, c’est sournois. Et dangereux.
On pourrait croire que les jeunes sont désintéressés par un sujet. Ou que les retraités ont forcément plus de temps pour s’impliquer. Ou encore que les femmes sont plus empathiques et donc plus proches des enjeux RH. Ces idées-là sont confortables. Elles permettent de faire des jolis tableaux. Mais elles sont FAUSSES.
La réalité du terrain nous a appris que les comportements ne suivent pas les lignes des tableurs Excel. Des retraités déconnectés du monde municipal, on en a vu. Des jeunes passionnés par leur ville, aussi. L'âge, le genre, le niveau d'études, les revenus… tout ça peut influencer, mais ne détermine pas.
Et c’est là que notre méthode prends tout sont sens:
Parce que les données, seules, mentent souvent par omission. Elles ont besoin de contexte. D'interprétation. D’intelligence humaine.
Et parfois, il n’y a pas de cause. Juste une coïncidence. Et c’est très bien ainsi.

Le mouvement « anti-Black Friday » est né dans les années 1990, en réaction directe à l'essor fulgurant du Black Friday aux États-Unis. À l’époque, Ted Dave, un artiste et activiste canadien, lance la Journée sans achats (Buy Nothing Day), dénonçant le consumérisme effréné. Ce concept, popularisé par l’organisation Adbusters, s’est d'abord développé en Amérique du Nord avant de s’exporter à l’échelle mondiale. L’objectif initial était de transformer cette journée de surconsommation en un moment de réflexion sur nos habitudes d’achat et leur impact social et environnemental. À mesure que le Black Friday gagnait en influence, le mouvement a trouvé un écho auprès de militants écologistes, de marques prônant la durabilité et même de citoyens ordinaires, soucieux de repenser leur manière de consommer.
L’anti-Black Friday n’est pas qu’une opposition idéologique : il s’appuie sur des constats concrets.
Au cœur du mouvement anti-Black Friday réside une idée puissante : reprendre le contrôle sur nos comportements de consommation. Face aux stratégies marketing agressives et à la pression sociale incitant à acheter, dire « non » devient un acte d’émancipation. Refuser les rabais illusoires et les achats impulsifs, c’est affirmer que nous ne sommes pas de simples rouages dans une machine commerciale. C’est aussi se reconnecter à ses véritables besoins et valeurs. Ce retour au contrôle passe par des actions concrètes : réparer au lieu d’acheter, favoriser les produits locaux ou tout simplement se contenter de ce que l’on possède déjà. En brisant le cycle de la surconsommation, les adeptes du vendredi "mou" redécouvrent une forme de liberté face à des mécanismes de marché qui dictent souvent nos choix.

Certaines entreprises s’engagent activement contre le Black Friday en adoptant des stratégies qui prônent la sobriété et la durabilité. Voici quelques initiatives marquantes...

Plus près de nous, Partage Club propose une alternative simple et communautaire : emprunter plutôt qu’acheter. Cette plateforme québécoise mise sur la mutualisation des biens pour réduire les dépenses inutiles et l’impact environnemental de la consommation de masse. Plutôt que de se précipiter pour profiter de rabais, les utilisateurs peuvent accéder à une multitude d’objets – outils, équipements de loisirs, électroménagers – déjà disponibles dans leur quartier. Avec un abonnement abordable et soutenu par certaines municipalités, Partage Club incarne une nouvelle manière de consommer, où la collaboration remplace l'accumulation. Cette initiative réinvente le lien social tout en s’opposant aux excès d’une journée dédiée au consumérisme.

Vous avez une idée en tête. Vous brûlez de partager ce que vous savez. Vous avez hâte d'exposer votre théorie aux yeux du monde. Si c'est le cas, arrêtez tout de suite d'écrire, vous n'êtes pas prêt. Pourquoi? Parce que... ce que vous avez à dire n'intéresse personne! Si vous voulez que tout le monde sache enfin ce que vous savez, vous faites un ego-trip, pas un article. Pour intéresser les gens, il faut s'intéresser aux gens, comprendre ce qu'ils ont dans la tête, comprendre que vous pouvez leur apporter, comprendre que leur temps et précieux. Comprendre beaucoup... et surprendre un peu.
Voilà plusieurs règles à suivre pour réussir votre article. Je sais, c'est long, dense et pas toujours évident à réussir. Mais c'est important. Alors, ne vous découragez pas et lancez-vous!
Un article Perrier Jablonski est une responsabilité. Vous allez déranger les gens pendant plusieurs minutes, et ce temps a beaucoup de valeur. En échange de leur temps, vous allez leur offrir un morceau de connaissance. Ce faisant, vous allez jouer avec l'esprit des gens, et ce pouvoir vient avec une responsabilité. D'abord, vous devez véritablement leur apprendre quelque chose. D'abord, ce que vous allez leur apprendre doit être vrai, vérifié plusieurs fois, solide. Ensuite, cette chose ne DOIT PAS avoir été dite ailleurs de la même manière. Vous avez le DEVOIR d'apporter quelque chose de nouveau à la table. Cela peut être une nouvelle théorie (ex : ACCC) ou encore une théorie connue par certains cercles intellectuels, mais qui mériterait d'être partagée universellement (Méthode de Descartes) ou enfin une découverte faite par quelqu'un d'autre, mais qui est passée inaperçue et que vous souhaitez mettre en lumière (Nouvelle Pyramide de Maslow).
Dans tous les cas, vous avez la responsabilité morale de créditer les auteurs, les universités, les entreprises qui vous ont inspirés. Vous avez aussi le devoir d'y ajouter votre touche personnelle en validant ladite théorie grâce à votre expérience du terrain, en y ajoutant un aspect inédit, en la documentant d'une nouvelle manière, etc. Bref, vous devez ajouter de la valeur à votre prédécesseur. C'est bon? C'est prêt? Non, pas tout à fait...
Ne vous lancez pas directement dans l'écriture, il est trop tôt! Vous devez préparer consciemment votre contenu. Cette étape est très importante.
Passons maintenant à la structure. Pour ce faire, nous allons prendre en exemple l'un des articles les plus lus dans dans notre corpus, L'effet Kitty Genovese, ou pourquoi personne ne vous écoute.❶
Vous allez devoir "mettre en scène" les éléments de votre préparation. Ne faites pas d'opinion. Ne soyez pas trop critique envers les idées reçues, souvent admises par votre lectorat — vous risquez de heurter les gens, alors que vous avez besoin de leur attention, donc de leur engagement, donc de leur amitié. Vous n'avez que quelques lignes pour faire ce travail. Ce paragraphe doit servir à renseigner rapidement votre lecteur, qui doit vérifier si, oui ou non, il va vous consacrer du temps. N'hésitez pas à le teaser, tout en donnant assez de détails. N'hésitez pas à brûler vos punchs ici! C’est le début et la fin de votre article dans le « même espace » : vous devez à la fois mettre l'énigme sur la table... et la résoudre. Si l'attention du lecteur est acquise, il prendra le temps de lire votre article. Si vous avez éveillé sa curiosité, mais qu'il n'a pas plus de temps à vous consacré, ce n'est pas grave : il a quand même appris quelque chose.
ex. : C'est à la suite du meurtre épouvantable de Kitty Genovese en 1964 que l'on a découvert "l'effet du témoin"... C'est aussi ce qui explique pourquoi personne ne se sent concerné quand vous parlez à tout le monde…
Une courte phrase qui apparaît quand les gens n’ont pas *encore* choisi de lire cet article. On doit à tout prix comprendre la raison de lire l’article. Le lecteur doit déjà y voir un bénéfice immédiat.
L'effet Kitty Genovese est un phénomène sociologique qui vous apprendra à mobiliser vos équipes.
Titre fort qui donne envie de lire. N’hésitez pas à « jouer la game », mais deux choses sont TOTALEMENT INTERDITES : les titres "putes à clic"… et les trucs déjà vus 1000 fois, genre les classements du type « les 3 trucs pour devenir un bon boss » — il demeure quelques exceptions, qui doivent demeurer des exceptions. Bref, pas de formule magique, de solution miracle ou de trucs trop faciles. Le style? Bienveillant et brutal. Dans le doute, privilégiez toujours la simplicité plutôt que prendre un risque inutile, ou... ridicule.
L'effet Kitty Genovese, ou pourquoi personne ne vous écoute.
Pour que votre lecteur vous suive, mieux vaut suivre une structure claire. Et pour ce faire, mieux vaut se fier à Descartes. Comment?
Pensez à utiliser les titres et paragraphes pour découper vos différents arguments ou niveaux de difficulté. On peut aussi utiliser un découpage plus précis du récit pour assurer un bon flux de lecture, donc une bonne attention du lecteur :
Pensez à plusieurs choses dans votre récit :
Cette partie est un résumé de l'article. N'hésitez pas à vous répéter. Certaines personnes ne vont lire que cette partie-là, d'autres auront peut-être perdu le fil. Cet espace sert à "remettre l'église au milieu du village". Répétez vos intentions de départ, vos arguments, votre conclusion et quelques trucs à garder en tête.
Quand l'occasion se présente, essayez de créer des liens entre le sujet et l'activité de Perrier Jablonski. Attention, ce lien ne doit pas être forcé ou artificiel. Mais si nous avons appris quelque chose par la pratique, alors il faut le partager, et faire des liens entre la théorie et la pratique... quitte à challenger la théorie.
Tout dépend. Nous avons des articles assez courts (500 mots) comme nous avons des articles très longs (plus de 1000 mots). Le mot d'ordre : le minimum possible, mais sans rien occulter. Disons qu'il est inutile d'en faire des tonnes alors que le sujet est épuisé. Au-delà de 1000 mots, posez vous la question suivante : avez-vous un seul sujet, ou bien plusieurs? Il se pourrait que vous ayez plusieurs articles plutôt qu'un seul devant les yeux...
Nous capitalisons beaucoup sur notre attitude california clever. On est détendus, mais intelligents. Cela signifie que votre style doit être plutôt oral, sans faire l'économie d'un vocabulaire soutenu, ou d'une structure de pensée complexe. Pour tester l'efficacité de votre style vous devez vous enregistrer à l'audio. Ouvrez l'application dictaphone et enregistrez votre article. C'est fou comme les problèmes de style, de rythme, de cohérence ou de propos vont vous apparaître évidents!
Voici les étapes à respecter:
Et voilà! Vous êtes prêt!
Comprendre son auditoire, persuader avec une bonne histoire, convaincre avec une structure solide, présenter efficacement, maîtriser sa présence.