




Le paysage médiatique est inondé d'informations, et les outils tels que ChatGPT ne sont pas pour freiner ce mouvement. Ce bruit de fond est devenu assourdissant pour vos clients, qui doivent faire le tri, prioriser, décoder. Les marques participent évidemment à cette cacophonie et il convient d'assumer ce contexte et les conséquences possibles sur la lisibilité de votre marque.
Notre conseil : faire le constat de la cacophonie vécue par votre client. Elle peut être manifeste ou latente. Elle peut être volontaire ou accidentelle. Mais elle existe, et il faut la reconnaître avant de poser n'importe quel geste stratégique.
Attention, on parle ici de fréquence sonore et pas de rythme. En musique, la fréquence se mesure en Hertz. Par exemple, la note «la» correspond à une oscillation de 440 Hertz. Cela signifie que lorsque l'on joue la note « la » sur un instrument de musique comme un piano, une guitare ou un violon, la vibration de l'air produite a une fréquence de 440 Hz. Cette vibration se rend jusqu'à vos tympans, qui "entendent" alors la note. C'est à Pythagore que l’on doit cette découverte, ainsi que celle des gammes harmoniques. La bonne fréquence, c'est quand votre bruit à vous va devenir un signal. Il va devenir plus audible que les autres. Pas parce que la note est jouée plus fort, mais plutôt parce qu'elle se démarque du fond sonore.
Notre conseil : analyser la cacophonie et décider du signal que vous allez vouloir devenir. Quelle est la place à prendre? Qu'est ce qui peut être fait d'inédit, pour sortir du lot?
Des études ont prouvé qu'après dix répétitions, un bruit est interprété comme un son, une note par votre cerveau. Si vous écoutez la pluie et que des gouttes tombent à un rythme régulier contre un morceau de métal, un bruit répétitif va être produit "plic, plic, plic, ploc, plic, plic, plic, ploc »… après 10 répétitions, votre cerveau va transformer cette série de bruits en musique. Elle va lui donner du sens. Le son, c'est un signal qui a du sens. Quel son particulier voulez-vous être?
Notre conseil : après l'analyse de la cacophonie (le paysage médiatique), la distinction d'un signal possible (l'opportunité), définissez votre son, votre signature musicale. Cette ligne éditoriale est définie par le positionnement de votre marque, sa personnalité, sa cohérence à travers tous les canaux de communication.
Une symphonie réussie est le résultat d'une harmonie parfaite entre tous ses éléments. De même, votre stratégie éditoriale doit intégrer harmonieusement votre message, votre voix de marque, votre rythme de publication et vos canaux de communication pour créer une expérience cohérente et engageante pour votre public. Trouvez l'équilibre entre ces éléments pour offrir un contenu qui résonne et qui crée un impact durable.
Notre conseil : faites l'inventaire de toutes vos communications actuelles. Comparez cet inventaire aux nouveaux besoins que vous venez d'établir dans les étapes plus haut. Harmonisez le tout pour que chaque événement, chaque contenu diffusé — chaque note jouée — soit en harmonie avec le tout.
Vous avez choisi un signal, un son et pensé à l'harmonie de vos communications. Reste le rythme, essentiel pour maintenir l'intérêt de votre auditoire. Un tempo trop lent peut entraîner l'ennui, tandis qu'un tempo trop rapide peut submerger et... contribuer davantage au bruit
. Établissez un rythme de publication qui correspond aux attentes de votre audience et qui vous permet de produire du contenu de qualité régulièrement.
Notre conseil : un calendrier éditorial bien planifié vous aidera à maintenir ce rythme. Bien évidemment, ce rythme dépend de votre personnalité, de votre public, de l'intérêt actif ou passif pour les sujets que vous comptez couvrir. Vous pouvez aussi faire varier ce rythme en fonction des saisons, de l'attention variable de votre auditoire ou de votre propre agenda. Vous pouvez planifier certains contenus, prévoir des temps forts, ou des contenus fillers — qui serviront à combler les moments plus calmes de votre plan, ou en cas de besoin de dernière minute.
Et voilà, maintenant, à vous!
Composer une stratégie éditoriale réussie, c'est comme créer une symphonie en cinq mouvements. En utilisant la métaphore musicale "bruit, signal, son, rythme et harmonie", vous pouvez construire une stratégie cohérente et engageante qui captera l'attention de votre public et les emmènera dans un voyage mémorable avec votre marque.
Composer une stratégie éditoriale réussie, c'est comme créer une symphonie en cinq mouvements. En utilisant la métaphore musicale "bruit, signal, son, rythme et harmonie", vous pouvez construire une stratégie cohérente et engageante qui captera l'attention de votre public et les emmènera dans un voyage mémorable avec votre marque.
D’abord, on vous doit une confidence. Notre connaissance sur les anniversaires de marque, on la doit en partie à nos précieuses clientes de Desjardins. Nous sommes à l’été 2024. Elles nous demandent de réfléchir avec elles à leur 125e anniversaire. Pas une commande anodine, surtout lorsqu’elle vient de la plus ancienne coopérative financière en Amérique du Nord.
Alors on a fait ce qu’on fait de mieux : enquêter. On s’est penché sur l’anniversaire des plus grands : 400e de Québec, 100e de la SAQ, 375e de la ville de Montréal et 50e de Nike.
On a lu, décortiqué, comparé, recoupé, critiqué, relu. Alors, ce que vous allez lire, c’est à la fois un concentré de nos meilleurs insights et un aperçu de ce que disent les experts et la littérature sur les anniversaires de marque.
Mais d’abord, un petit détour par ceux qui ont marqué l’histoire.
Le 400e de Québec a visé grand : des spectacles internationaux avec des vedettes comme Paul McCartney, Céline Dion et The Police, un pavillon, l’Espace 400e, érigé spécialement pour l’évènement, une navette électrique gratuite (fallait le faire, en 2008!), et j’en passe. L’événement a mis Québec sur la map mondiale par son ampleur, mais surtout par son caractère identitaire. L’histoire de la ville y a été racontée de mille et une façons : le Moulin à images de Robert Lepage, la création originale du Cirque du Soleil, ou encore la Promenade Samuel-De Champlain. Est-ce que le 400e était un succès? Oui. L’événement a attiré plus de 3 millions de participants, soit près de la moitié de la province, et des retombées économiques de 644 M$.

Le 375e de Montréal, lui, a misé sur la cohérence narrative : Montréal s’allume, bouge, s’éclate, se réinvente. En deux mots ? « Vive Montréal! » Une signature forte, déclinée toute l’année avec des initiatives cohérentes. Résultat : une programmation lisible, fluide, rythmée selon les saisons. De l’art, des infrastructures, des activités. En tout, 250 événements ont eu lieu avec un taux de satisfaction moyen de 96 %. Mais ce qu’on retient du 375e ce sont ses legs urbanistiques : 375 000 arbres plantés, un pont Jacques-Cartier illuminé et la revitalisation de l’entrée de ville Bonaventure. Bref, le 375e c’est un anniversaire qui s’est vite transformé en stratégie urbaine et touristique.

Pour son 100e anniversaire, la SAQ a joué la carte de la mémoire collective. Magazine souvenir, documentaire, capsules historiques. Mais aussi une gamme de produits exclusifs, ancrés dans le présent. Tout tournait autour d’une idée simple : le goût de partager. Et on le sentait dans chaque initiative. Son coup de circuit? Sa publicité présentée au Bye Bye qui lui a valu la 4e place des publicités les plus appréciées au concours Bye Bye de la Pub. L’exemple de la SAQ est un véritable tour de force : la démonstration de ce qu’un anniversaire de marque doit être. Cohérence. Intention. Exclusivité.

Nous ne pouvions passer sous le silence un anniversaire récent qui a fait couler beaucoup d’encre, celui de Nike. La marque a confié à Spike Lee, figure emblématique de la culture urbaine et complice historique, la réalisation d’une vidéo inédite reprenant 40 moments sportifs historiques et actuels. Une activation qu’aucune autre marque n’aurait pu reproduire, tant elle reposait sur une histoire intime entre Nike, Spike Lee et la culture populaire. Résultat : Nike a connu le trafic le plus élevé de l’histoire de son application.

Un grand anniversaire, ça ne s’improvise pas. Pour le 400e de Québec, les préparatifs ont débuté dès l’an 2000, alors que la fête n’a eu lieu qu’en 2008. Même logique pour le 375e de Montréal, amorcé sept ans avant l’année J. Bien sûr, il faut nuancer ces chiffres : on parle ici d’anniversaires municipaux, où les attentes des citoyens sont élevées, les initiatives sont nombreuses et les processus parfois moins agiles. Pour une marque, on parle plutôt de prévoir un minimum 18 à 24 mois pour bien définir l’alignement créatif et stratégique, s’entourer des bons partenaires et planifier les ressources et matériels nécessaires. Bref, notre conseil : dès que votre prochain anniversaire se termine, pensez déjà au suivant.
Un anniversaire réussi est celui dont on se souvient. Les chercheurs Robert R. Hunt et James B. Worthen (2006) ont étudié la science des événements à succès dans leur ouvrage Distinctiveness and Memory. Ils révèlent que les événements exclusifs, qui surprennent, étonnent ou ne peuvent être reproduits, s’ancrent plus profondément dans la mémoire. Bref, les célébrations marquantes misent toujours sur l’exclusivité : une projection inédite à Québec, une bouteille spéciale à la SAQ, 375 000 arbres à Montréal, une vidéo signée Spike Lee pour Nike. Ce sont ces gestes rares qui transforment une fête en souvenir durable et puissant.
Un anniversaire peut résonner à trois niveaux. Le premier, c’est le passé. Rendre hommage, comme l’a fait Québec avec son Moulin à images. Le deuxième, c’est le présent : créer un moment fort, un produit exclusif, un spectacle marquant — tous les bons élèves l’ont fait. Mais le niveau le plus puissant, c’est marquer l’avenir. Créer une trace durable. Montréal l’a brillamment compris avec l’illumination du pont Jacques-Cartier. Ce geste symbolique est devenu un repère visuel mondial, voire même une signature pour la métropole. Nike, de son côté, est brillamment parvenu à créer un lien entre le passé et le présent avec son dialogue entre Mars Blackmon, figure emblématique du passé de la marque, et Zimmie, représentante de la nouvelle génération. Mais l’erreur, c’est de s’en tenir au passé. C’est ce qu’on reproche au 75e de Radio-Canada, célébré en 2011 : une célébration surtout rétrospective incluant un album 75 ans en 75 chansons, des émissions et des expositions muséales historiques. Bref, l’histoire et l’héritage ne suffisent plus. Aujourd’hui, une célébration doit porter un sens clair. Et c’est là qu’entre en jeu notre prochain secret.
Les années s’accumulent. 25, 100, 400… Oui, le chiffre est important. Le New York Times appelle ce phénomène du « comfort marketing » : on invoque la nostalgie et l’authenticité pour séduire le consommateur en lui rappelant que la qualité s’est forgée au fil des décennies. Mais ce n’est pas suffisant. Un vrai anniversaire de marque ne célèbre pas un nombre, il célèbre une idée, une mission, une promesse, une ambition renouvelée. Les marques qui ont réussi ont raconté quelque chose de plus grand qu’un chiffre. Montréal ne célébrait pas seulement ses 375 ans, elle célébrait « Vivre Montréal! », soit quatre façons d’être une métropole vivante : s’allumer, bouger, s’éclater et se réinventer. Desjardins a célébré 125 ans d’ambition cette année. Et chez Perrier Jablonski, pour nos 10 ans, c’est notre signature « sapio, ethno et techno » que nous avons célébrée. Elle nous habitait déjà depuis quelques années, mais ce cap symbolique a été l’occasion de la faire sortir du placard, en l’affirmant haut et fort à travers l’ensemble de nos communications.
L’anniversaire d’une marque, ce n’est pas comme l’anniversaire d’une personne. C’est la fêtée qui fait des cadeaux. Les anniversaires mémorables sont ceux où la marque fait preuve de grande générosité. Mais attention : ces gestes ne sont pas de simples cadeaux. Ils s’inscrivent dans la logique du don et du contre-don mise en lumière par Marcel Mauss, sociologue et anthropologue français, dans son Essai sur le don. Autrement dit, la marque donne, bien sûr, mais pour que l’anniversaire dépasse le chiffre et sert quelque chose de plus grand : nourrir le lien, renforcer l’appartenance, créer du sens. Le véritable cadeau, c’est la relation qui se tisse avec les consommateurs. Et c’est là que réside la valeur d’un anniversaire de marque.
Pour ses 10 ans, Perrier Jablonski a offert à ses abonnés un cadeau spécial : l’accès à son Corpus. Pendant 72 heures, nos plus fidèles lecteurs ont pu explorer notre coffre-fort de connaissances regroupant 4 200 diapositives, 200 articles, 7 heures de vidéos et 20 outils stratégiques. C’était notre façon à nous de dire merci, en faisant ce que nous faisons de mieux depuis dix ans : créer et partager des savoirs pour inspirer des organisations plus créatives et plus courageuses.

Vous avez manqué l’accès exclusif au Corpus? Pas de panique. Un samedi sur deux, on vous partage des bouchées choisies de notre corpus de connaissances, directement dans votre boîte courriel. Vous n’avez qu’à vous inscrire ici.
Profitez en bien et… bonne fête Perrier Jablonski!
Nous sommes le 2 juillet 1895 à Milton, une petite ville Massachusetts de 5 518 âmes: Massachusetts & Wadlin, H. G. (1896). Census of the Commonwealth of Massachusetts: 1895. Wright & Potter Printing Co., State Printers.
Il est mis deux fois à la porte de la prestigieuse université: Lingner, R. (2021). « Buckminster Fuller expelled from Harvard twice, returned as a poet and 'technology incarnate' ». Cambridge Day. [cambridgeday.com]
Spaceship Earth, World Design Science Decade: Buckminster Fuller Institute. (s.d.) About Fuller. [bfi.org]
Steve Wozniak, cofondateur d'Apple, considérait Fuller comme le Léonard de Vinci du 20ème siècle et a été inspiré par ses idées visionnaires: idem.
Ce dernier est même cité dans l’introduction du premier numéro de ce catalogue: Brand, S. (Éd.). (1968). Whole Earth Catalog.
Norman Foster, architecte britannique, connu pour ses designs futuristes et ses bâtiments écologiquement responsables, a souvent exprimé son admiration pour Fuller : Fabbri, S. ( 1999). « Créateur futuriste Buckminster Fuller orchestrait le mouvement ». Le Temps. [letemps.ch]
[...] ils sont même apparus ensemble à quelques reprises, notamment lors d’un débat public à l’Université de Toronto en 1971 avec W. H. Auden : McLuhan, M. (1971). Full debate with W.H. Auden and Buckminster Fuller. [vidéo: youtube.com]
En 1982, Buckminster Fuller va proposer une nouvelle théorie, la Knowledge Doubling Curve: Fuller, R. B. (1981). Critical Path. St. Martin's Press, NY.
IBM a même poursuivi ces projections et annonce que le savoir doublera toutes les... douze heures, en 2036: Schilling, D. R. (2013). « Knowledge doubling every 12 months, soon to be every 12 hours ». Industry Tap. [industrytap.com]
Cette dernière mit en place un Fonds d'aide spéciale pour les chercheurs destitués (Special Research Aid Fund for Deposed Scholars) destiné à financer des universitaires et intellectuels européens contraints de fuir le nazisme: Schrecker, C. (2015). « 'Sauver la science' : la Fondation Rockefeller et les élites en migration (1933-1942) ». Revue des sciences sociales, (53), 184-191. [doi.org]
C’était sans compter le génie des équipes de Jensen Huang, grand patron de NVIDIA: The Economist (2023) « Jensen Huang says Moore’s law is dead. Not quite yet.» The Economist + Romero, L. E. (2023). « Every Company Will Manufacture Intelligence » Says NVIDIA CEO Jensen Huang. Forbes.
Grâce à M3GNet, l’humanité découvre de nouveaux matériaux à une vitesse totalement inédite, vertigineuse: Biget, S. (2023). « Une intelligence artificielle a inventé des dizaines de millions de matériaux totalement inédits ». Science et vie.
Nous sommes tombés sur une étude édifiante, celle de l’American Clinical and Climatological Association, publiée en 2011 : Densen, P. (2011). « Challenges and opportunities facing medical education ». Transactions of the American Clinical and Climatological Association, 122, 48-58.
[...] le président de Google Sundar Pichai, qui annonçait en 2019 les premiers tests du premier processeur quantique, le Sycamore 54-qubit: Collen, J. (2019). « Google franchit un cap vers la 'suprématie quantique' ». La Presse.
[...] on imagine le slogan que notre client attendait : More Doctors smoke Camels than any other cigarette: The University of Alabama. (s.d) « The 'More Doctors Smoke Camels' Campaign ». Center for the Study of Tobacco and Society. [csts.ua.edu]
Et c'est l'agence J. Walter Thomson, à Boston qui signe le Thompson Red Book : Editors of Encyclopaedia Britannica. (s.d.) « J. Walter Thompson Co.» Britannica Money. [britannica.com]
La méthode CWP est basée sur l'idée que la créativité est plus efficace lorsqu'elle a une compréhension approfondie du problème à résoudre : Moriarty, S., Mitchell, N. D., & Wells, W. D. (1982). Advertising & IMC: Principles and Practice. Pearson.
Bernbach, c'est le B de DDB. Un monument de l'histoire de la pub, véritable papa d'une invention majeure : le concept publicitaire : The Editors of Encyclopaedia Britannica. (2024). « William Bernbach ». Encyclopedia Britannica. [britannica.com] + Dan, A. (2019). « The Man Who Saw Creativity As The Last Unfair Advantage Legally Allowed In Marketing ». Forbes.
(les chercheurs parlent de Choice Overload Bias ou d'overchoice): Tugend, A. (2010). « Too many choices: A problem that can paralyze ». The New York Times.
Le chercheur Barry Schwartz : Schwartz, B. (2005). « The paradox of choice ». TED. [ted.com] + Schwartz, B. (2006). « More isn’t always better ». Harvard Business Review.
Tout est différent à l’École 42, surtout connue pour son processus de sélection appelé La Piscine : École 42. (s.d.). Page d'accueil. [lapiscine42.wordpress.com]
Dans un documentaire dédié à l'école, Nicolas Sadirac explique que « le lieu est totalement inhabituel » : Réau, Emmanuel (2013). École 42 Born to Code. France 4.
Ces séminaires ont eu une influence indiscutable sur le monde des idées, de l’innovation et des affaires : Ranftler, D. (2016). « Design thinking history – the impact of Stanford Prof. John Arnold ». Design Thinking Research, RWTH Aachen University.
D’abord Systematic Method for Designers : Council for Industrial Design. (1965). Systematic Method for Designers (40 pp.). Basé sur les articles du Design Magazine (1963-64).
[...] ensuite The Structure of the Design Process : U.S. Department of Commerce. (1968). The Structure of Design Processes. Springfield, VA: Royal College of Art, Londres. (Thèse doctorale).
Il publie The Sciences of the Artificial : Simon, H. A. (1970). The Sciences of the Artificial (Third Edition). The MIT Press.
Il développe aussi l’idée du satisficing : Simon, H. A. (1956). « Rational choice and the structure of the environment ». Psychological Review, 63(2), 129-138.
Une idée partagée par Herbert A. Simon, prix Turing de 1975 et prix Nobel de 1978 : Rowe, P. G., & Chung, Y. (2024). « Chapter 2: Design Thinking and Storytelling in Architecture ». Dans Design Thinking and Storytelling in Architecture (pp. 14-35). Berlin, Boston: Birkhäuser.
Le designer industriel Bill Moggridge (1943-2012) conçoit le premier ordinateur portable: Marsh, A. (2020). « NASA’s Original Laptop: The GRiD Compass, rugged and well-designed, the first clamshell laptop flew on the space shuttle ». IEEE Spectrum.
L'influence des travaux de Moggridge est certaine, puisqu'il co-fondera plus tard IDEO : Ideo. (s.d.) Bill Moggridge. [web.archive.org]
C'est le premier à utiliser le terme user-centered design: Zachry, M. (2005). « An Interview With Donald A. Norman ». Technical Communication Quarterly, 14(4) : 469–487.
[...] dans un ouvrage intitulé... Design Thinking: Rowe, Peter G. (1991). Design Thinking. The MIT Press.
David Kelley popularise le design thinking : Tischler, Linda (2009). « Ideo’s David Kelley on “Design Thinking”». Fast Company.
Tim Brown — alors unique PDG d’IDEO — écrit un article intitulé Design Thinking dans Harvard Business Review: Brown, Tim (2008). « Design Thinking ». Harvard Business Review.
[...] puis il publie un livre en 2009, « Change by Design » : Brown, Tim (2019). Change by Design, Revised and Updated: How Design Thinking Transforms Organizations and Inspires Innovation. Harper Business.
Portée par un Tim Brown évangélisateur: Brown, Tim (2009). « The Making of a Design Thinker ». Metropolis.
D’abord, John E. Arnold qui a réorienté le design vers la fonction : Ranftler, David (2016). « Design thinking history – the impact of Stanford Prof. John Arnold ». Design Thinking Research, RWTH Aachen University.
[...] ensuite Bruce Archer qui a introduit une approche systématique de l’idéation: Archer, Bruce (1979). « Design as a discipline ». Design Studies, 1(1) : 17-20.
Bill Moggridge a ensuite mis l'accent sur l'expérience utilisateur: Moggridge, Bill (2006). Designing Interactions. The MIT Press.
[...] et Donald Norman sur le design centré sur l'utilisateur: Zachry, M. (2005). « An Interview With Donald A. Norman ». Technical Communication Quarterly, 14(4) : 469–487.
Finalement, IDEO a popularisé et mis en marché le design thinking : Brown, Tim (2009). « The Making of a Design Thinker ». Metropolis.
Les conclusions de Mayo, résumées dans ses ouvrages The Human Problems of an Industrial Civilization (1933) : Mayo, Elton (1934). « The Human Problems of an Industrial Civilization. » Nature, 134, 201.
[...] et The Social Problems of an Industrial Civilization (1945) : Mayo, Elton (1945). Social problems of an industrial civilization, Boston, Graduate School of Business Administration, Harvard University.
Voici les autres études menées par Mayo et son équipe: Chiles, Chuck. (s.d.) « The Hawthorne Effect ». Unika Vaev. [unikavaev.com]
Il existe trois types d’empathie et chacun de ces types agit sur une partie différente du cerveau : Goleman, Daniel (2006). Emotional Intelligence. Bantam, 10th Anniversary Hardcover Edition.
[...] de reconnaître les intentions ni même les motivations des gens face à leurs émotions : Center for Creative Leadership (s.d.) « The Importance of Empathy in the Workplace ». Center for Creative Leadership. [ccl.org]
Étonnamment, selon les recherches du Harvard Business Review : Goleman, D., Langer, E., David, S., & Congleton, C. (2017). How to be human at work : Mindfulness (HBR Emotional Intelligence Series). Harvard Business Press.
l'Américain Robert Merton: Kaufman, Michael (2003). « Robert K. Merton, Versatile Sociologist and Father of the Focus Group, Dies at 92 ». The New York Times.
[...] comment les attitudes et les opinions se forment-elles dans l'esprit des auditeurs d’émissions radiophoniques? Kaufman, Michael (2003). « Robert K. Merton, Versatile Sociologist and Father of the Focus Group, Dies at 92 ». The New York Times.
Dans les années 30, le sentiment antisémite regnait aux États-Unis : Jaher, Frederic Cople (2002). The Jews and the Nation: Revolution, Emancipation, State Formation, and the Liberal Paradigm in America and France. Princeton University Press.
La Grande Dépression avait fait des ravages profonds dans l’économie et la société, et on se cherchait des boucs-émissaires faciles: Smitha, Frank E. (1938). Roosevelt and Approaching War: The Economy, Politics and Questions of War. [fsmitha.com]
Le focus group, et la focused interview : Proulx, S. (2001). « Les recherches nord-américaines sur la communication : l'institutionnalisation d'un champ d'étude ». L'Année sociologique, 51 : 467-480.
[...] qu’il a baptisé l’oblitération par incorporation (Merton, 1993) : Merton, K. Robert (1996). « On Social Structure and Science. » University of Chicago Press.
Nous sommes en 2004. LEGO est au bord de la faillite : Van Driessche, Luc (2022). « Lego ou l'art de se reconstruire brique par brique ». L'Echo.
Il devient ainsi la première personne en dehors de la lignée des Kirk Kristiansen à occuper ce poste : Le temps. (2016). Pour que Lego reste aux mains de la famille fondatrice, la marque se scinde. [letemps.ch]
Jørgen avait été consultant chez McKinsey : O’Connell, Andrew (2009). « Lego CEO Jørgen Vig Knudstorp on leading through survival and growth ». Harvard Business Review.
[...] on passe de 13 000 à 6 500 modèles de briquette : Davis, Johnny (2017). « How Lego clicked: the super brand that reinvented itself ». The Guardian.
On peut penser à la fois où il s'est fait refuser l’accès à un Gala de reconnaissance parce qu’il s’y était rendu en transport en commun : Alves, Glynda (2018). « 5 fun facts about Ikea's founder Ingvar Kamprad ». The Economic Times.
Elle les consacre donc à s’intégrer dans la culture de l’entreprise : Stackpole, Thomas (2021). « Inside IKEA’s Digital Transformation ». Harvard Business Review.
[...] en partageant ce qu’elle appelle son « étoile Polaire » : Idem.
Barbara se promène donc d’équipe en équipe, de bureau en bureau, ralliant les 160 000 employés d’IKEA : Capgemini (2019) DIGITAL LEADERSHIP: AN INTERVIEW WITH BARBARA MARTIN COPPOLA, IKEA. [capgemini.com]
[...] son impact au sein d’une organisation est habituellement plus imposant : Vallone Mitchell, Carol (2015). « The 3 keys to influential leadership ». Fast Company.
Chez LEGO, on voulait ramener le jouet à sa fonction « d’outil de création et d’imagination : Van Driessche, Luc (2022). « Lego ou l'art de se reconstruire brique par brique ». L'Echo.
« offrant un meilleur quotidien au plus de gens possible » chez IKEA : Stackpole, Thomas (2021). « Inside IKEA’s Digital Transformation ». Harvard Business Review.
Nous sommes en 2018, et James Clear publie Atomic Habits: An Easy & Proven Way to Build Good Habits & Break Bad Ones: Clear, James (2018). Atomic Habits: An Easy & Proven Way to Build Good Habits & Break Bad Ones. Avery.
David Brailsford et l’équipe de cyclisme britannique: Clear, James. (s.d.) « This Coach Improved Every Tiny Thing by 1 Percent and Here’s What Happened ». [jamesclear.com]
En 2004, Bradley Wiggins remporte l'or dans la poursuite individuelle: Team GB. (s.d.) « Athens 2004 ». [teamgb.com]
Les Jeux de 2008 se révèlent particulièrement fructueux pour l'équipe britannique: Team GB. (s.d.) « Beijing 2008 ». [teamgb.com]
Londres 2012 voit la Grande-Bretagne continuer à dominer le cyclisme : Team GB. (s.d.) « London 2012 ». [teamgb.com]
Sept ans plus tard, Brailsford est nommé à la tête de l’équipe Sky (renommée Ineos 2019) : BBC Sport. (2019). « Team Sky become Team Ineos as new sponsor owned by Sir Jim Ratcliffe is confirmed ». [bbc.com]
Quelques exemples de gains marginaux mis en place par Brailsford : Clear, James. (s.d.) « This Coach Improved Every Tiny Thing by 1 Percent and Here’s What Happened ». [jamesclear.com]
[...] après que l’équipe SKY fut prise dans un immense scandale de dopage: Guillou, Clément (2018). « Cyclisme : 'Team Sky a utilisé des médicaments pour améliorer les performances de ses coureurs' ». Le Monde.
Le festival Lollapalooza a été créé en 1991 par Perry Farrell, le leader du groupe de rock alternatif Jane's Addiction: Britannica, T. Editors of Encyclopaedia (2024). « Lollapalooza ». Encyclopedia Britannica. [britannica.com]
Ce terme, qu'il a popularisé lors d'un discours à Harvard University en 1995: State of MedTech. (2023) «Charlie Munger's Full 1995 Speech at Harvard on the Psychology of Human Misjudgment». [vidéo: youtube.com]
La marque de cosmétique Glossier a ouvert une boutique « terrasse » à New York : Fager, Laurence (2018). « Trois Marques Américaines Privilégient Le Digital Native ». Forbes.
Pour chaque série que vous regardez, Netflix prépare une dizaine de visuels différents : Netflix Technology Blog (2017). «Artwork Personalization at Netflix». Medium. [netflixtechblog.com]
Walmart prépare la prochaine étape de la livraison à domicile, en vous livrant directement…: McCarthy, Kelly (2022). « How Walmart's new grocery delivery works, giving access straight to your fridge ». Good Morning America (GMA).
[...] la chaîne de supermarché néo-zélandaise Countdown Supermarket a décidé d'agir — en offrant des plages horaires spéciales pour leurs clients autistes : Kirkness, Luke (2019). « Countdown to offer customers a low-sensory, autism-friendly quiet hour nationwide ». The New Zealand Herald.
En 1998, le format de fichier MP3 existe depuis 5 ans déjà et Winamp lit déjà les MP3 sur PC depuis moins d'un an… : Bellis, Mary (2019). « The History of MP3 Technology ». Thought Co. + Flanagan, Andrew (2013). « RIP Winamp, 1997-2013: Marking the End of the Beginning of Digital Music ». Billboard.
Pensez à l’hélicoptère, la mitraillette et le tank, tous trois inventés par Léonard de Vinci vers 1482 : Jakab, Peter (2013). « Leonardo da Vinci and Flight ». National Air and Space Museum + Ronchin, Chloé (2019). « LES 10 INVENTIONS DE LÉONARD DE VINCI QUI ONT RÉVOLUTIONNÉ L’HISTOIRE DES TECHNIQUES ». CNEWS.
Rio PMP300 Player de Creative Labs, souvent cité comme le premier MP3 en novembre 1998 : Wolpin, Stewart (2010). « 1,000 Songs In Your Pocket ». Invention & Technology, 24(4).
[...] le véritable inventeur de cet objet révolutionnaire est SaeHan, une entreprise sud-coréenne, qui avait accouché du MPMan F10 le premier: Idem.
[...] l'invention du lecteur MP3 date de 20 ans plus tôt. Kane Kramer et James Campbell, alors âgés de 21 et 23 ans, ont une idée géniale : Rix, Juliet (2004). « Interview Talktime: Kane Kramer ». The Guardian.
Nous sommes en 1979 et les deux Britanniques imaginent un lecteur de musique portable de la taille d'un paquet de cigarettes: Sorrel, Charlie (2000). « Briton Invented iPod, DRM and On-Line Music in 1979 ». Wired.
[...] nous sommes 14 ans avant l'invention du format MP3, et à peu près 20 ans avant la popularisation du réseau Internet : Kahn, R. et Dennis, Michael Aaron (2024). « Internet ». Encyclopedia Britannica.
Apple a finalement reconnu en cour que la paternité de l'iPod revenait à Kane Kramer : Boffey, Daniel (2008). « Apple admit Briton DID invent iPod, but he's still not getting any money ». Daily Mail.
Ruiné, il a dû fermer sa boutique de meubles en 2007 : Section B1. (s.d.) « Starting a business » Pearson qualification. [qualifications.pearson.com]
Le premier est Étienne Klein. Physicien et philosophe des sciences : Institut Diderot (s.d). Étienne Klein [institutdiderot.fr] + World Impact Summit (s.d.). Étienne Klein. [worldimpactsummit.com]
[...] il enseigne la physique quantique, la physique des particules et la philosophie des sciences à l’École centrale de Paris, et produit plusieurs émissions de vulgarisation scientifique sur Radio France: Radio France. Radio France. (s.d.) « La Conversation scientifique ». France Culture. [radiofrance.fr]
Le second est Vincent Bontems, philosophe des sciences et directeur de recherche au Commissariat à l'Énergie atomique : Bontems, Vincent (2023). Au nom de l'innovation : finalités et modalités de la recherche. BELLES LETTRES + USI Events. « De quoi l'innovation fut-elle le nom ? - Vincent Bontems, à l'USI ». [vidéo: youtube.com]
Le terme innovation vient du latin innovation : Usito (s.d.). Innovation. [usito.usherbrooke.ca]
Le terme prend un autre sens, au XIVe siècle : Benoit, Paul et Philippe Lardin (2000). « Les paris de l'innovation ». Médiévales, 39 : 5-13.
Dans Le Prince, l'oeuvre politique magistrale du XVIe siècle, Machiavel : Machiavelli, N. (1873). Le Prince de Nicolas Machiavel. Wetstein.
Dans « Essais de morale et de politique », Francis Bacon: Bacon, Francis. (s.d.) Essais de morale et de politique, édition de 1999. L'Arche.
« Le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous » disait la SNCF française: Le Monde (2014). « Un best of des citations du progrès ». Le Monde.
Joseph Schumpeter qui développe l'idée de création destructrice: MINISTÈRE DE L'ÉCONOMIE DES FINANCES ET DE LA SOUVERAINETÉ INDUSTRIELLE ET NUMÉRIQUE. (s.d) « Joseph Schumpeter ». [economie.gouv.fr]
Richard Brandson qui a fait de Virgin une pourfendeuse de monopoles : Leblanc, Philippe. (2016). « La folle aventure de Richard Branson ». Les Affaires.
Elon Musk qui avait remarqué que l'industrie automobile n'avait vu la naissance — et la faillite — d'aucun joueur en plusieurs décennies: Gagné, Patrick. (2014). « Tesla, le nouveau venu qui dérange l'industrie automobile ». Les Affaires.
Dans les années 1960, Everett Rogers développe l'idée que l’innovation qualifie des biens de consommation choisis par des précurseurs : Rogers, Everett. (2003). Diffusion of Innovations (5th ed.). Free Press.
La disruption est même une marque déposée, appartenant à TBWA depuis 1992 : Nora, Dominique. (2016). « Le concept de "Disruption" expliqué par son créateur ». Le Nouvel OBS.
C’est pourtant un mot du dictionnaire de la langue française de 1874, Tome 2 : Littré, Émile (Éd.). (1874). Dictionnaire de la langue française Tome 2. L. Hachette.
Thiel, Peter. (s.d.). « Dernier chapitre, l'innovation ‘à la Peter Thiel’, un des fondateurs de Paypal ». Forbes. [forbes.com]
Nous avons notre dernier article à son best-seller « Zero to One »: Thiel, Peter. (2014). Zero to One: Notes on Startups, or How to Build the Future. Crown Currency.
C'est ainsi qu'il a été un des premiers à investir dans Facebook, sans concurrent en 2004, dans LinkedIn, Airbnb, Spotify, Reddit, Stripe, Lyft : Bitstamp Learn. (2023). « Who is Peter Thiel? ». [bitstamp.net]
280M$, c'est précisément la somme que Thiel a investi dans Neuralink, l'entreprise d'Elon Musk : Reuters. (2023). « Musk's Neuralink raises $280 mln in funding led by Thiel's Founders Fund ». [reuters.com]
Depuis des décennies, les médias décrivent la nouvelle génération avec les mêmes mots : égoïste, narcissique, perdue, désabusée : Trzesniewski et Donnellan. (2017). « Rethinking 'Generation Me': A study of cohort effects from 1976-2006 ». Perspectives on Psychological Science, 5, 58-75.
Auguste Comte : le philosophe est souvent cité comme l'un des premiers à avoir employé le terme « génération » : Falardeau, G. (1990). « La sociologie des générations depuis les années soixantes. Synthèse, bilan et perspective ». Politique, 17, 59-485.
Karl Mannheim : l'un des principaux contributeurs au développement théorique du concept de génération, sociologue d'origine hongroise : Zarka, B. (1992). « Le problème des générations. Compte-rendu ». Revue Française de Sociologie, 33-1, 130-135.
Dans son essai de 1928 intitulé « Das Problem der Generationen » : Mannheim, K. (1990). Le problème des générations (G. Mauger et N. Perivolaropoulou, Trad.) (1928). Nathan.
Jose Ortega y Gasset : le philosophe espagnol a également écrit sur le concept de génération: Ortega y Gasset. (1958). Man and Crisis [1933]. W. Norton & Company.
Des études en psychologie, comme celles de Kali H. Trzesniewski et M. Brent Donnellan : Trzesniewski et Donnellan. (2017). « Rethinking 'Generation Me': A study of cohort effects from 1976-2006 ». Perspectives on Psychological Science, 5, 58-75.
[...] ils démontrent qu'il y a eu très peu de changement dans les pensées, les sentiments et les comportements des jeunes au cours des 30 dernières années : Trzesniewski, William, Brent Donnellan, et Richard Robins. (2008). « Do today's young people really think they are so extraordinary? An examination of secular trends in narcissism and self-enhancement ». Psychological Science, 19, 181-188.
Comme on a parlé de la « génération silencieuse » pour des enfants nés entre la Grande Dépression et la Deuxième Guerre mondiale: La Vitrine. (2022). « La leçon de résilience de la génération silencieuse ». Le Soleil.
Le premier était un touche-à-tout, à la fois auteur, dramaturge, acteur et directeur de théâtre : Lifecourse. (2010). William Strauss. [lifecourse.com]
Le deuxième est un économiste, historien et auteur et il a fondé l'institut de recherche Saeculum Research: Simon and Schuster. (2024). Neil Howe. [simonandschuster.com]
[...] il a fondé l'institut de recherche Saeculum Research: Lifecourse. (2017). Neil Howe, Founding Partner and president. [lifecourse.com]
Pour un insight authentique, les archétypes générationnels de William Strauss et Neil Howe offrent une grille de lecture plus nuancée: W. Strauss et N. Howe. (1992). The History of America's Future, 1584 to 2069. Morrow.
Nous sommes le 13 mars 1964. Il est tard et Kitty Genovese rentre chez elle dans le Queens, après son service au bar Ev’s Eleventh Hour : Skoller, Charles E. (2008). Twisted Confessions : The True Story Behind the Kitty Genovese and Barbara Kralik Murder Trials. Brisbane, Australie : Bridgeway Books. ISBN 978-1-934454-17-6
Pendant son enquête, la police découvre que 38 (certaines sources indiquent 37) personnes ont été des témoins visuels ou auditifs du meurtre de Kitty : Gansberg, Martin (1964). «Thirty-Eight Who Saw Murder Didn't Call the Police» The New York Times.
À la suite de ce drame, les deux chercheurs en psychologie sociale John Darley et Bibb Latané se penchent sur le phénomène en 1968 : Latané, B., & Darley, J. M. (1970). The unresponsive bystander : why doesn’t he help? Appleton-Century Crofts.
Bien que le projet fût déjà en marche depuis 1957 à l'initiative de la National Association of Fire Chiefs, il fut accéléré suite au drame : Ephemeral New York (2014). What was the NYPD phone number before 911? [ephemeralnewyork.wordpress.com]
Pour être clair : toute cette histoire de témoins impassibles est fausse : Affaires sensibles (2022). « L'affaire Kitty Genovese et le mythe des 38 témoins.» Radio France. [radiofrance.fr]
Le New York Times a fini par s'amender dans un article paru en 2004... quarante ans plus tard : Rasenberger, Jim (2004). « Kitty, 40 years later.» The New York Times. [nytimes.com]
Lego explique l’importance d’écouter tous les gens qui viennent lui parler. « 9 fois sur 10, il s’agit de choses que tu sais déjà, vagues ou sans intérêt. Mais si tu fais l’économie de ces 9 fois, tu vas rater la dixième où les gens vont te dire quelque chose de crucial pour l’avenir de l’entreprise. » : Ashcroft, John (2014). The man who rescued Lego. [vidéo: youtube.com]
Dans la biographie d’Isaacson : Isaacson, Walter (2011). Steve Jobs. Simon & Schuste.
Volkswagen approche DDB, créée en 1949 par « deux juifs et un Irlandais », un running-gag souvent martelé par leurs fondateurs à l'époque : Heller, Steven (2016). «Tall tale for small car.» Print Magazine. [printmag.com]
C'est en 1927 que le styliste Robert George va dessiner le crocodile qu'on connaît aujourd'hui : Lacoste (2024). Il était un crocodile. [lacoste.com]
Le chercheur Salvatore Di Palma répond d'entrée de jeu, dans le titre de son essai L'Histoire des marques depuis l'Antiquité jusqu'au Moyen Age : Di Palma, Salvatore (2014). Histoire des marques depuis l'Antiquité jusqu'au Moyen-âge. Société des écrivains.
Voici une démonstration avec l'écran Rétina : devant un écran, l'oeil ne perçoit que 300 pixels par pouce : Retinadisplayed (2012). Retina Display as defined by the creator, Steve Jobs. [vidéo: youtube.com]
Depuis l'iPhone X en 2017, c'est votre visage qui déverrouille votre téléphone, grâce au mariage complexe du LiDAR — une technologie infrarouge introduite par la NASA : CNET News (2017). Apple explains Face ID on iPhone X. [vidéo: youtube.com]
La présentation de Steve Jobs est encore une fois une leçon de marketing : JoshuaG (2008). Macworld San Francisco 2008 - The MacBook Air Intro (Pt. 1). [vidéo: youtube.com]
Tout commence dans les années 1960. Jim Marshall, musicien et propriétaire d'un magasin de musique à Londres, crée un amplificateur plus riche et plus puissant : Théo (2023). «L'histoire de Marshall : la légende du son en live.» FNAC. [leclaireur.fnac.com]
Jimi Hendrix, Eric Clapton, mais surtout Pete Townshend (guitariste de The Who) vont l'adopter immédiatement : La Rédaction. (2020). « Enceintes connectées Marshall Uxbridge Voice : l'objet du jour.» Numéro. [numero.com]
Pour Marshall, la promesse est dans sa signature : 60 years of Loud: Marshall (s.d.) 60 years of loud. Ressource en ligne : https://www.marshall.com/ca/en. + Guitar Magazine (2013). Marshall Amps - The complete history, [guitar.com]
Pour Marshall, il s'agit aussi de trouver une cohérence dans le nom de ses produits, accompagnés de titres qui sonnent comme une promesse brutale : Marshall. (s.d.) Speakers. [marshall.com]
Marshall s'est justement fait connaître avec les « murs de son » : Robert, Arnaud. (2006). « The Who ou le rock à la casse.» Le Temps. [letemps.ch]
Des groupes de renom, tels que Pink Floyd, Cream, Led Zeppelin, Jimi Hendrix, Les Ramones ou Metallica, ont contribué à populariser la marque en s’y associant : Nathanstreehouse (2020). « Guitar amplifiers used by legends.» Legendary instrument. [legendaryinstruments.com]
David A.Aaker, qui a abordé le sujet dans plusieurs ouvrages, notamment « Managing Brand Equity » (1991): Aaker, David (1991). Managing brand equity. Capitalizing on the name of a brand name. Free Press
[...] et « Building Strong Brands » (1996) : Aaker, David. (1996). Building strong brands. Free Press
David A.Aaker est unanimement considéré comme l'un des pères du branding moderne : Berkeley Haas. (s.d.) David A. Aaker : Faculty Profile. [berkeley.edu]
En 1998, le retour de Steve Jobs chez Apple signe l'arrivée de l'iMac G3 : Apple (2024). Apple lance iMac. [apple.com]
[...] donner naissance aux iProduits : iMac, iPod, iTunes, iPhone, iPad, iMovie, iMusic, iLife (l'ancêtre de iCloud), iOS, iSight, etc. : Palumbo, Jacqui (2023). «A real stroke of genius: how Apple iMac G3 made our tech stylish.» CNN Style. [cnn.com]
[...] il faudra attendre 2007 pour qu'un nouveau produit sème la discorde: TV : Gartenberg, Chaim. (2019), «Apple's TV efforts : an abridged history over the years. » The Verge. [theverge.com]
[...] il a inventé un nouveau champ de recherche : la foulologie, et a produit un essai passionnant sur le sujet, Fouloscopie: Moussaid, Medhi (s.d.) Qu’est-ce que la fouloscopie. [mehdimoussaid.com]
[...] une foule se comporte comme un troupeau d’animaux (tiens tiens), et elle répond aux mêmes lois que la physique des fluides : Futura Sciences (s.d.) Le mystère des foules avec Mehdi Moussaïd, de Fouloscopie. [futura-sciences.com]
En clair, courir est contre-productif — même si cela est contre-intuitif : Moussaid, Mehdi (2019). Le dilemme de l'évacuation. France Télévisions. [imbd.com]
Dans l'urgence, l'humain a tendance à suivre celui qui semble savoir ce qu'il fait: idem.
Pour résumer, mieux vaut diviser un groupe pour créer de la fluidité et du mouvement: A Garcimartín, D Maza, J M Pastor, D R Parisi, C Martín-Gómez et I Zuriguel (2018). «Redefining the role of obstacles in pedestrian evacuation.» New J. Phys. 20 123025
Pour résumer, minimiser la crise est dangereux: Moussaid, Mehdi (2019). Le dilemme de l'évacuation. France Télévisions. [imbd.com]
L’éthologie — l’étude du comportement des animaux sociaux — a démontré que, pour « diriger » un banc de poissons, seuls 5 à 10 % de meneurs sont nécessaires : Fouloscopie. (s.d.) En 5 niveaux de difficulté : comment fonctionne un banc de poissons ? [vidéo: youtube.com]
Les Italiens appellent cela Festina Lente : Dickinson, Kevin (2022). «Festina lente: A Roman emperor’s guide to getting stuff done.» Big Think
[...] le poète Boileau parlait de se hâter lentement: Boileau, Nicolas. (1674) «L'Art poétique», Chant premier, v. 147-154, éd. ULB, p. 52
[...] la loi de Hofstadter : « Il faut toujours plus de temps que prévu, même en tenant compte de la loi de Hofstadter. »: Collingwood, Jane (2016). «Hofstadter's Law and Realistic Planning.» Psychcentral. [psychcentral.com]
Fondateur du Behavior Design Lab à l’université de Stanford, le Dr Fogg : Stanford Behavior Design Lab. (s.d.) BJ Fogg. [behaviordesign.stanford.edu]
L'Incentive Theory, ou théorie de l'incitation: Explore Psychology. (s.d.) Incentive Theory of Motivation : Definition and Uses. [explorepsychology.com]
Ce sera plus efficace. Dr Fogg nous propose trois moyens d’y arriver : Fogg Behavior Model. (s.d.) Ability - Make behavior easier to do. [behaviormodel.org]
Comme nous l’apprend la théorie des gains marginaux (que vous retrouverez dans ce livre) — au lieu de s’acharner à vouloir changer 100% de quelque chose, changez plutôt 100 fois 1% : Carrey, Pierre (2016). «Faut pas nous la faire Tour : les « gains marginaux » de Sky sont au mieux marketing.» Libération
Pierre Louis Moreau de Maupertuis, mathématicien et philosophe français du XVIIIe, avait déjà formulé le « Principe de moindre action » : Lyssy, A. (2015). «L’économie de la nature — Maupertuis et Euler sur le principe de moindre action.» Philosophiques, 42 (1) : 31–50
Ils ont fini par démontrer que les humains avaient besoin d'un petit coup de pouce — a nudge, en anglais — pour prenne la bonne décision : Thaler, R. H., & Sunstein, C. R. (2009). Nudge: Improving decisions about health, wealth, and happiness. Yale University Press
On parle aussi parfois de paternalisme libertarien : Idem
Quoi qu’il en soit, Thaler a été récompensé pour cette démonstration (entre autres) par un prix Nobel d'économie en 2017 : The Royal Swedish Academy of Sciences (2017) Integrating economics with psychology. [nobelprize.org]
Aad Kieboom, un des responsables de l'aéroport a mis en place un nudge : une petite mouche dessinée et collée à l'intérieur des urinoirs : Hooker, Lucy (2017). «Have you been nudged?» BBC
Les éclaboussures ont diminué de 80% et les coûts de nettoyage de 8% (20 000€ par année) : Ingraham, Christopher (2017). «What’s a urinal fly, and what does it have to with winning a Nobel Prize?» The Washington Post
[...] mais selon lui la mouche était une cible plus adaptée pour un humain habile: Krulwich, Robert (2009). «There's A Fly In My Urinal.» NPR
Mais encore une fois, ce nudge n’était pas nouveau : cent ans plus tôt, on avait déjà vu le même stratagème avec... une abeille : Evans-Pritchard, Blake (2013). «Aiming To Reduce Cleaning Costs.» Works That Work
Le don d’organes est l’exemple le plus connu dans le monde des nudges : Johnson, E. J., & Goldstein, D. G. (2004). « Defaults and donation decisions.» Transplantation, 78(12), 1713–1716.
L’Espagne est la championne du monde du don d’organes avec 49,6 donneurs par million d’habitants : Gómez, María Paula, Marián M. Jr. Irazábal et Marti Manyalich (2020). « International registry in organ donation and transplantation (irodat) – 2019 worldwide data », Transplantation, vol. 104, no S3, p. S272.
Le Pays de Galles vient de passer de 51% à 61% de volontaires: Mc Laughlin L., Noyes J., Morgan K., Walton P., Roberts A., Stephens M. (2017). «What Happened When the 'Soft Opt-Out' to Organ Donation Was Implemented in Wales? Family and Professional Views and Experiences, and Consent Rates for the First 18 Months». Am J Transplant 17
Par exemple, une étude menée par l'Université de Californie a montré que l'affichage de messages indiquant que la majorité des clients d'un hôtel réutilisent leur serviette incitait les clients à réutiliser les leurs : Antonio Rosa, José (2020). «Why those cards about reusing hotel towels are so effective.» Fast Company
Une étude menée par l'Université de l'État d’Ohio a montré que la simplification du formulaire de demande de bourse incitait davantage d'étudiants à postuler: Anthony G. Greenwald, Catherine G. Carnot, Rebecca Beach et Barbara Young (1987). «Increasing Voting Behavior by Asking People if They Expect to Vote.» Journal of Applied Psychology 72 (2) : 315-318
Une étude de la publication Pediatric Dermatology a montré que la personnalisation des messages de rappel pour les rendez-vous médicaux incitait davantage de patients à se présenter à leur rendez-vous: Snodgrass A, Schoch JJ. (2019). «The impact of personalized reminders in addition to an automated patient reminder system on pediatric dermatology no-show rates: A pilot study.» Pediatr Dermatol. 36 (5) : 741-742.
Ce nudge aurait entraîné une augmentation de 66% de l’utilisation des escaliers : Academy 4SC. (s.d.) The Piano Stairs Experiment: Making Life More Fun. [academy4sc.org]
L'idée de Thaler et Sunstein (les papas des nudges), c'est qu'il est préférable d'aider l'usager à prendre la bonne décision: Thaler, R. H., & Sunstein, C. R. (2009). Nudge: Improving decisions about health, wealth, and happiness. Yale University Press
En quelques définitions (parfois un peu cyniques), Sparrow récapitule le travail de Thaler et Sunstein: Sparrow, Andrew (2008). Speak 'Nudge' : The 10 key phrases from David Cameron's favourite book. The Guardian
Il va provoquer une action rapide, qui demande peu d'effort... et notre cerveau adore ça! : Cassidy, John (2017). « The Making of Richard Thaler’s Economics Nobel. » The New Yorker
Deuxième idée de Thaler et Sunstein, il existe toujours un architecte du choix, assumé ou pas : Thaler, R. H., & Sunstein, C. R. (2009). Nudge: Improving decisions about health, wealth, and happiness. Yale University Press
Le premier ministre britannique David Cameron: Wintour, Patrick (2010). « This article is more than 13 years old David Cameron's 'nudge unit' aims to improve economic behaviour. » The Guardian
Le président Obama: Marron, Donald (2015). «Obama's Nudge Brigade : White House Embraces Behavioral Sciences To Improve Government.» Forbes
Le président Macron ont tous créé des cellules spécialisées dans les nudges: Lambrecq, Maxence (2021). «Le "nudge", cette manière douce de convaincre les Français en période de crise.» France Inter
Le Canada n'est pas en reste. Le gouvernement fédéral s'est doté d'une nudges unit pour gérer la crise du COVID : Delacourt, Susan (2021). «‘The nudge unit’: Ottawa’s behavioural-science team investigates how Canadians feel about vaccines, public health and who to trust.» Toronto Star
Au Québec, les journalistes se sont peu penchés sur la question, même si on a pu observer les nudges dans la promotion de bonnes habitudes environnementales : Gagné Stéphane (2019). « La carotte plutôt que le bâton pour stimuler l'écoresponsabilité.» Le Devoir
Cette hypothèse est fausse. Thaler et Sunstein appellent les gens qui se comportent réellement de cette manière des Econs : M. Scott Niederjohn et Kim Holder (2019). Econs vs. Humans : An Introduction to Behavioral Economics. Social Education 83 (2) : 94–99
Si un partisan vient cogner à votre porte, la probabilité que vous alliez voter va augmenter de 8 à 10 points de pourcentage. Pour les appels téléphoniques, on observe 2.5 points de pourcentage (en moyenne) : Gerber, A. S., Green, D. P., & Larimer, C. W. (2008). « Social pressure and voter turnout: Evidence from a large-scale field experiment.» American political Science review, 102(1), 33-48.
En 2021, Cambridge University Press a publié un article sur ces supers coups de pouce, les nudges plus qui incorporent un élément de réflexion dans le nudge, une sorte de nudge « System 1 + 2 » : Banerjee, S., & John, P. (2024). « Nudge plus: incorporating reflection into behavioral public policy.» Behavioural Public Policy, 8(1), 69-84.
Le Québec a été le village gaulois de la pandémie pour TVA Nouvelles: TVA Nouvelles (s.d.) «Le Québec, «village gaulois de la pandémie».» TVA Nouvelles. [tvanouvelles.ca]
Sherbrooke a été le village gaulois du vote Québec Solidaire lors des dernières élections selon Le Devoir : Gervais, Lisa-Marie (022). « Sherbrooke, le « village gaulois » solidaire de l’Estrie.» Le Devoir
[...] pendant que Montréal devenait le village gaulois libéral pour QUB: Lajoie, Geneviève (2022). «[SONDAGE] Voici les intentions de vote juste avant le face-à-face.» Journal de Québec
Parce que Québec est aussi le village gaulois de l'immobilier en Amérique du Nord pour 985fm: Langlois, Mario G. (2022). «Le Québec, le village gaulois de l'immobilier en Amérique du Nord.» Cogeco Media
[...] alors qu'Ancienne Lorette est le village gaulois de Québec : Gaudreau, Valérie (2011). «La méthode Émile Loranger critiquée.» Le Soleil
Elle nous vient d'Uderzo et Goscinny, les papas d'Astérix et Obélix : De Bruchard, Marie (2020). «Voici le vrai village des irréductibles Gaulois.» GEO Magazine
Voilà l'acte de naissance du village gaulois tel qu'on le connaît, daté du 29 octobre 1959 : idem.
Deux survivants d’Alésia, Luctérios et Drappès passent une alliance pour continuer la lutte contre César: idem.
Ils rassemblent 4000 hommes et se réfugient dans le village d’Uxellodunum qui signifie « forteresse surélevée »: Uxellodunum officiel. (s.d.) Le siège d'Uxellodunum d'après les textes antiques... [uxellodunum.com]
Drappès est capturé avec 2000 de ses hommes pendant une opération de ravitaillement. Luctérios échappe à l’embuscade et disparaît dans la nature : idem.
À Rome, Jules César s’impatiente et envoie 30 000 hommes pour venir à bout des 2000 résistants : De Bruchard, Marie (2020). « Voici le vrai village des irréductibles Gaulois. » GEO Magazine
L'étymologie du mot « persona » remonte au latin. Le mot latin « persona » signifiait initialement « masque » ou « visage » : Delaunay, Alain. (s.d.) Persona. Encyclopædia Universalis. [universalis-edu.com]
C'est à Carl Gustav Jung, un immense psychologue du XXe, que l'on doit l'idée d'archétype: Jung, C. G. (1969). « Collected Works of C.G. Jung, Volume 9 (Part 1): Archetypes and the Collective Unconscious» (G. ADLER & R. F. C. HULL, Eds.). Princeton University Press
Ensuite Barbara Cassin, philosophe spécialiste des philosophes grecs et enfin André Laks, professeur de philosophie ancienne à la Sorbonne: Truong, Nicolas ( 2007). « Barbara Cassin : “Je cherche ce que parler veut dire”. » Philosophie magazine
Le fragment 6 trop simplement traduit par L'être est, le non-être n’est pas a donné beaucoup de travail aux philosophes, aux philologues et aux traducteurs: Enthoven, Raphaël (2010). Les Nouveaux chemins de la connaissance, France Culture.
Pour Parménide, il n'y a que deux voies possibles : est et n'est pas. Mais est — du grec esti — peut prendre plusieurs formes : il existe, il est possible, il y a : Stevens, A. (2011). «Parménide.» Dans : Jérôme Laurent éd., Le Néant: Contribution à l'histoire du non-être dans la philosophie occidentale (pp. 29-40). Paris cedex 14: Presses Universitaires de France.
[...] la tautologie (une formule qui ne peut être que vraie) pose que si A est A, alors A est parfaitement A, et A n'est rien d'autre que A: (s.d.) « MAT 1500» Département de mathématiques et de statistique de l’Université de Montréal. [dms.umontreal.ca]
C'est l'identité ontologique : ce qui se définit dans l'absolu : St-Laurent, G. (2021). «Peut-on vivre l’Absolu? Étude critique sur le phénoménisme ontologique de PS Blouin.» Laval théologique et philosophique, 77(3), 451-472.
[...] ce qui change n'est qu'opinion (doxa), éphémère et sans valeur: Provenzano, F. (s.d.) Socius : ressources sur le littéraire et le social. Doxa. [ressources-socius.info]
[...] nommer le néant... c'est le détruire, puisque c’est lui donner une consistance: Jérôme, D. (2021). Introduction au Zibaldone de Giacomo Leopardi : La question du système. Presses universitaires de Provence
Pour sa part, Héraclite propose l'idée que Tout est composé d'opposés: Rien ne veut rien dire (2018). Préhistoire de la pensée (2/5) : Héraclite. [vidéo: youtube.com]
Héraclite était le philosophe qui pleure, sans cesse effondré par l'attitude des hommes qui ne savaient que faire la guerre. Nietzsche en avait fait le philosophe du combat, en révélant que si Tout contient des contraires, il faut les départager: Choulet, P. (2016). «Nietzsche versus Héraclite: Nietzsche qui rit, Héraclite qui pleure.» Les Cahiers philosophiques de Strasbourg, (40), 143-168.
Pour Héraclite, tout est un combat potentiel pour décider d’une voie à prendre plutôt qu'une autre:Astor, D. (2011). « Tout devenir naît de la lutte des contraires »: 1844-1864. Dans : , D. Astor, Nietzsche (pp. 11-60). Paris: Gallimard.
C'est en fonction de ce combat que tout ce qui se produit advient et c’est précisément ce combat qui révèle la justice cohérente et sévère, liée à des lois éternelles. — Nietzsche: idem.
Et la langue française a conservé une trace de ce sens, avec l'idiosyncrasie: Larousse (s.d.) Idiosyncrasie.
Sur le fronton de l'École qu'il créa à Crotone, on pouvait lire « Dieu a tiré la Terre du néant comme il a créé le Un du rien pour créer la multitude » : Lelord (2019). « Pythagore - les mystères de delphes - l’évolution est la loi de la vie, le nombre est la loi de l’univers, l’unité est la loi de dieu », La Dissertation. [ladissertation.com]
87% des entreprises du premier Fortune 500 ont disparu en 60 ans: CNN (2005). Fortune 500 1955-2005. [money.cnn.com]
C’est à Steven Dening de Forbes, à Mark J. Perry de AEI ou encore à Steve Jobs himself que l’ont doit l’autopsie des entreprises d’hier (et d’aujourd’hui): Perry, Mark J. (2017). « Fortune 500 firms 1955 v. 2017: Only 60 remain, thanks to the creative destruction that fuels economic prosperity », AEI. [aei.org]
D’abord, il convient de classer les entreprises en trois groupes : idem.
Sans entraves, sans passif, sans mauvaises habitudes, de nouvelles entreprises viennent jouer le jeu de la destruction créatrice introduite par Joseph Schumpeter en 1942: Loesche, Frank; Torre, Ilaria (2020). «Creative Destruction». Encyclopedia of Creativity (Third Edition): 226–231
Dans un article du Wall Street Journal, Peggy Nooman aborde la philosophie de Jobs et son regard sur la mutation des industries: Noonan, Peggy (2011). « A caveman won't beat a salesman», Wall Street Journal. [wsj.com]
Un autre rapport daté de 2016, cette fois publié par Innosight révèle que cette obsolescence des entreprises s’accélère avec le temps: Anthony, Scott D., S. Patrick Viguerie et Andrew Waldeck (2016). « Corporate longevity: Turbulence ahead for large organizations », Innosight. [innosight.com]
Les racines mêmes du mot travail — du latin tripalium, un instrument de torture: Artigot, Florencio (1999). « Jadis instrument de torture, le travail a su faire son chemin », Le Temps. [letemps.ch]
Un réveil brutal pour la machine à rêves. Mais c'était sans compter sur janvier 2023 : Amazon, Twitter, Meta, Google, Yahoo, GitHub, GoDaddy, eBay, Dell, Paypal... on dépasse déjà les 77 000 nouveaux licenciements: Crunchbase News (2024). The crunchbase tech layoffs tracker. [news.crunchbase.com]
Dans une déclaration de février 2022, Mark Zuckerberg annonçait qu'il était temps de mettre à jour les valeurs de l'entreprise, pour « Meta, Metamates, Me »: Kelly, Jack (2022). « ‘Now is the right time to update our values’—meet the new facebook: ‘Meta, metamates, me'», Forbes Magazine
La philosophe Julia de Funès et l’économiste Nicolas Bouzouki ont étudié le mythe du bonheur au travail dans un ouvrage sans concessions : La comédie (in)humaine: Bouzou, N., & de Funès, J. (2018). La comédie (in) humaine. Comment les entreprises font fuir les meilleurs. Éditions de l'Observatoire.
Le mot stratégie tire ses origines du grec ancien, où il combine deux termes : stratos signifiant armée et agein qui veut dire conduire: Garrette, B., Durand, R., Dussauge, P., Lehmann-Ortega, L. & Leroy, F. (2019). Introduction : qu’est-ce que la stratégie d’entreprise ? Dans O. Sibony & B. Pointeau (Dir), Strategor: La référence en stratégie, de la start-up à la multinationale (pp. 1-9). Paris: Dunod.
Le terme a été popularisé dans les travaux de stratèges militaires comme Sun Tzu dans L’Art de la guerre : Tzu, S. (1963). The art of war (Vol. 84). Oxford: Oxford University Press
[...] et Clausewitz dans De la guerre : Von Clausewitz, C. (2019). De la guerre. République des lettres
Levi Strauss disait que le savant n'est pas l'homme qui fournit les vraies réponses, c'est celui qui pose les vraies questions: Le Figaro (s.d). Citations de Claude Levi-Strauss. [evene.lefigaro.fr]
L'anthropologie est la science qui a pour objectif l'étude du groupe humain considéré dans son ensemble, dans ses détails et dans ses rapports avec le reste de la nature : Reynaud-Paligot, C. (2006). 1. L'anthropologie : la Science de l'Homme. Dans C. Reynaud-Paligot, La République raciale (1860-1930) (pp. 9-31). Paris cedex 14: Presses Universitaires de France.
C’est à Michael Porter, célèbre professeur de stratégie à Harvard que l’on doit cette réflexion, qui l’a mené à produire une réflexion appelée « les stratégies génériques », en 1980 : E Porter, M. (1998). Competitive strategy: Techniques for analyzing industries and competitors.
Pensez à la fast-fashion: France TV (2023). Est-ce que Shein pollue ? [france.tv]
C'est à Todd Rose que nous devons cette démonstration étonnante dans une conférence TED, The Myth of Average: Rose, L. Todd (2013). The myth of average, TEDx Talks. [vidéo: youtube.com]
[...] les designers industriels de Smart Design ont conçu une gamme d’ustensiles de cuisine... utilisés par tout le monde — pour leur clientOXO Good Grip : Smart Design (2020). Getting a grip : A long time partnership that changed kitchens everywhere. [smartdesignworldwide.com]
[...] le détaillant de sport Décathlon effectue de nombreuses recherches avec utilisateurs expérimentés dans tous les sports pour améliorer ses produits. Leur page « innovation » est d'ailleurs très explicite à ce sujet! : Decathlon (2020) Nos deux passions : Sport et innovation. [decathlon.ca]
[...] une citation célèbre de Jacques Chirac, ancien président de la république française, les promesses n’engagent que ceux qui y croient: Le Figaro. (s.d). Citations de Jacques Chirac. [evene.lefigaro.fr]
Naufrage de l'Erika en 1999 : Bouissou, Anaïs (2015). «Comment Total a profité de la marée noire pour reconstruire son image.» RTL
Marée noire au Yémen: Müller, Quentin (2023). « L’eau est un poison partout dans la région » : au Yémen, dans la vallée des damnés des « eaux noires » de Total.» Le Nouvel OBS
[...] et impliqué dans de nombreux cas de cancers : Sylla Zenebou et Elizabeth Wolfe (2024). « Bayer ordered to pay $2.25 billion after jury concludes Roundup weed killer caused a man’s cancer, attorneys say.» CNN
[...] potentiellement liés au glyphosate présent dans son célèbre herbicide Roundup: Dale, Maryclaire (2024). «Bayer fights string of Roundup trial losses including $2.25B verdict in Philadelphia.» AP
[...] une étude que l'exposition au glyphosate augmenterait de 41% le risque de certains cancers: L'Union (2023). «Glyphosate : quels sont les risques de ce pesticide sur la santé ?» L’Union
En 2016, Monsento est rachetée par Bayer pour 66 milliards de dollars : Bureau de la concurrence du Canada (2018) Acquisition de Monsanto Company par Bayer AG. Gouvernement du Canada. [bureau-concurrence.canada.ca]
Selon le Journal Sud-Ouest qui cite Bayer, 113.000 des quelque 165.000 procédures entamées contre Monsanto et liées au désherbant ont été résolues ou déclarées irrecevables, à ce jour: SudOuest avec AFP (2024). Glyphosate : Bayer-Monsanto condamné à verser 2,25 milliards de dollars à un malade atteint du cancer. SudOuest.
Un véritable fleuron québécois impliqué dans de nombreuses poursuites pour exploitation sexuelle: Libération (22 déc. 2023). «Trafic sexuel : Pornhub va payer 1,8 million de dollars pour échapper aux poursuites aux Etats-Unis.» Libération.
[...] diffusion de vidéo issues du trafic sexuel: Courrier international. États-Unis. Courrier International (2019). «Pédopornographie : Visa visé par une procédure judiciaire en Californie.» Courrier International. [courrierinternational.com] + La Presse Canadienne (2021). Des parlementaires réclament une enquête criminelle sur Pornhub et MindGeek. Radio-Canada
[...] trafic sexuel impliquant des enfants: Agence QMI (2024). « Trafic sexuel impliquant des enfants: un recours collectif lancé contre des sites web de MindGeek.» Journal de Montréal
[...] ou encore blanchiment d’argent lié au trafic sexuel: Libération (2023). « Trafic sexuel : Pornhub va payer 1,8 million de dollars pour échapper aux poursuites aux Etats-Unis ». Libération
Cela n’a pas empêché le fonds d’investissements canadien Ethical Capital Partners de se porter acquéreur de Mindgeek en 2023 pour 400 Millions d’euros: La Presse canadienne (2023). «MindGeek, société mère de Pornhub, est rachetée par Ethical Capital Partners.» Les Affaires + Le Monde (2023). La maison mère de Pornhub rachetée par un fonds d’investissement canadien. Le Monde.
(une estimation de Chris Bakke, un entrepreneur tech, posté le 4 avril 2023 sur twitter, et révélée par le New York Post): Barabbi, Thomas (2023). «Forbes mocked as another ‘30 Under 30’ honoree joins the ranks of fraudsters Elizabeth Holmes, SBF». The New York Post
Forbes s’est amendé en publiant le Hall of Shame: Forbes. (s.d.) Hall of Shame. [forbes.com]
Elizabeth Holmes – souvent comparée à Steve Jobs à l’époque — a écopé de 11 ans de prison pour avoir menti sur les avancées réelles de son entreprise et avoir menti aux investisseurs: Le Monde avec AFP (2022). «Theranos : onze ans de prison contre Elizabeth Holmes, patronne déchue, condamnée pour fraude.» Le Monde.
Shkreli a été poursuivi par le FBI et purge actuellement une peine de prison de 7 ans dans un établissement pénitentiaire de Pennsylvanie pour une affaire de fraude boursière une peine de prison [...] de 7 ans : Agence France presse (2021). « La pharmaceutique fondée par Martin Shkreli solde des poursuites.» La Presse. [lapresse.ca]
The Verge révèle la culture d'entreprise toxique imposée par Steph Korey chez Away : Schiffer, Zoë (2018). «Emotional baggage.» The Verge. [theverge.com]
Ce sont les valeurs difficiles à comprendre, ou contradictoires. Par exemple, Facebook demande à ses employés... Be bold. Focus on impact. Move fast. Be open. Build social value : Holt, Joseph (2018). « Facebook has 5 ‘core values.’ guess where ‘protect users’ ranks », Chicago Tribune. [chicagotribune.com]
Par exemple, LinkedIn nous dit Take intelligent risks. Act like an owner : Weiner, Jeff (2012). From vision to values : The importance of defining your core, LinkedIn. [linkedin.com]
Après tout, le Womanizer n'est pas un sujet *si intime*, compte tenu de son succès mondial…: Métayer, B. (2021). « C’est une machine à plaisir » : le succès fou de Womanizer. Le Parisien
Cette histoire commence en 2013, en Allemagne. Michael Lenke a 65 ans et il est inventeur depuis ses 27 ans: Mabille, V., & Coquelet, S. (2023). Ce couple d'inventeurs fous a fait fortune avec le Womanizer. [vidéo: youtube.com]
Joseph Pine et James H Gilmore jettent les premières bases de ce qui deviendra une théorie fondatrice dans le monde des affaires : « The Experience Economy »: Pine, B. J., & Gilmore, J. H. (1998). Welcome to the experience economy (Vol. 76, No. 4, pp. 97-105). Cambridge, MA, USA: Harvard Business Review Press.
Dans la Grèce antique, l'upsilon était prononcé comme une voyelle proche du son "u" français : Allen, W. S. (1987). Vox Graeca: The Pronunciation of Classical Greek. Cambridge University Press.
ϒ était tellement présent dans l’école pythagoricienne qu’on avait finit par donner un petit nom à ce symbole, la « lettre de Pythagore » ou « lettre de Samos » (Île de naissance de Pythagore) : Brewer, E. C. (1902). The reader's handbook of famous names in fiction, allusions, references, proverbs, plots, stories, and poems. Chatto & Windus.
L'écrivain romain Perse écrit au Ier siècle dans ses Satires : « La lettre de Samos t'enseigna, pour bien vivre, dans son jambage droit, la route qu’il faut suivre. » : idem.
« Ils disent que le cours de la vie humaine est semblable à un Y ; que quand les jeunes gens sont arrivés à l'endroit où le chemin se divise en deux, ils échouent et doutent dans lequel ils doivent s'engager. » : Rochette, B. (2009). Lactance. Institutions divines. Livre VI.(Sources chrétiennes, 509).
Le philosophe et mathématicien allemand du XVIIe Gottfried Wilhelm Leibniz aurait aimé ce symbolisme du Y. Il s’était lancé lui-même dans un projet fou : un alphabet de la pensée humaine (alphabetum cogitationum humanarum) : idem.
Nous sommes en 1703 et Leibniz publie un essai intitulé Explication de l'arithmétique binaire : von Leibniz, G. (1703) Explication de l'Arithmétique Binaire, Die Sciences (Thesis). Académie royale des sciences.
Né le 11 octobre 1967, il est surtout connu en tant que cofondateur de PayPal et de Palantir Technologies : Heffernan, Virginia (2021). «The Alarming Rise of Peter Thiel, Tech Mogul and Political Provocateur». The New York Times
On disait “ète”. Ou dit aujourd’hui “esperluette” – un dérivé de et per se &, qui signifiait “&” par lui -même : Gilbert, Muriel (2020). «L'esperluette : quelle est l'origine de ce signe typographique étrange ?» RTL + A LIVRE OUVERT. LA 27E LETTRE DE L’ALPHABET. [alivreouvert.net]
Un brief est un véhicule entre les besoins du client et les besoins de ses consommateurs. Vous devez raconter une histoire cohérente, ancrée dans le réel du client, fondée sur les besoins des consommateurs,
articulée autour d'échéances et de tâches... et inspirante pour les créatifs. Bref : c'est un casse-tête complexe et souvent stressant pour les clients et les agences. Ce cahier des charges se découpe en quatre
temps.
Le client veut augmenter ses ventes. Il a des objectifs d'affaires en tête. Vous devez les comprendre pour mieux nommer les bonnes stratégies au milieu de ses chiffres. Exemple : augmenter le chiffre d'affaires d'une compagnie de téléphonie de 10 %.
Le brief client est une enquête. Ne tenez pas pour acquis que ce que dit le client est vrai, cherchez la vérité avec lui à travers une enquête stratégique. Interrogez-le, parlez à son entourage, questionnez ses chiffres, visitez ses boutiques, celles de ses concurrents, parlez à ses clients, abonnez-vous et désabonnez-vous à ses services. Vivez votre client. C'est votre travail. En bref, c'est l'étape où vous devez valider le réalisme de la demande et transformer des attentes d'affaires ( % ou $) en demandes stratégiques.
Quelle cible, quelle offre, quel prix, quel produit ? Bref, les besoins de marketing sont avant tout des besoins de mise en marché. Exemple : pour augmenter nos ventes de forfaits téléphoniques, nous allons créer une offre pour les ados.
Le brief marketing, c'est normalement le travail du client. Mais tout dépend de sa taille, sa culture, sa compétence, son équipe. Il se peut que l'agence de communication (ou mieux, la firme stratégique [ou mieux, Perrier Jablonski]) le prenne en charge — si le client n'est pas équipé pour le faire. Dans ce cas, l'agence doit s'assurer d'avoir de réelles compétences dans la mise en marché, qui sont différentes des compétences en communications.
Je préfère pas de brief marketing qu'un brief marketing foireux. C'est ici que vous allez mettre vos observations de l'étape précédente (brief client) en action. J'aime articuler cette réflexion en trois étapes : 1) voilà ce que nous avons compris de votre demande ; 2) voilà ce que nous avons appris en enquêtant ; 3) voilà ce que nous allons faire. Idéalement, le but d'un brief marketing est de créer un monopole. L'exemple de Meubles RD est parfait. Ce n'est pas la seule bannière de meubles à bas prix, mais c'est la seule bannière de meubles à bas prix qui se vante d'avoir des boutiques moches. Ce travail de positionnement assure une certaine singularité de la marque. Idéalement, cette singularité est réelle (vécue par le client), mais aussi perceptuelle (ce que les gens pensent de la marque).
Chacun son rôle. Le stratège définit la stratégie, le créatif définit l'orientation créative. Le stratège aide le créatif à clarifier les attentes. Exemple : pour séduire les jeunes, nous allons devenir une marque rebelle.
Le brief créatif est un trampoline. Votre objectif : éviter la page blanche aux créatifs. L'idée n'est pas seulement de les inspirer, mais de leur éviter d'avoir à réfléchir au cadre que vous leur donnez. Ni la stratégie ni les contraintes ne sont de leur ressort. En revanche, il faut une conversation intelligente entre les parties pour éclaircir les zones d'ombre. Comme l'histoire du brief (dans l'article précédent) nous l'indique, le brief est un travail stratégique qui demande beaucoup d'intelligence, d'observation, de réflexion, de débats, de désaccords. Un bon brief n'est pas une démocratie. Il naît et grandit dans le cerveau d'une personne, bien entourée, certes, mais c'est cette personne qui va devoir porter cette bannière sur le champ de bataille. Elle va devoir défendre, attaquer, répliquer. Un bon brief repose parfois sur une intuition fragile, mais il doit être porté avec force et avec vigueur.
C'est une étape cruciale où c'est votre énergie qui compte. Votre volonté, vos attentes, votre ambition, votre réalité, etc., peuvent vous motiver... ou vous démoraliser. Alors, prenez soin de cette étape.
Le brief agence est un contrat. Afin de bien livrer la marchandise au client (réflexion, création, production), vous devez vous assurer de mettre vos propres conditions sur papier. Il peut paraître tentant de ne pas le faire, mais l'Association canadienne des annonceurs a publié une étude qui révèle les faits suivants : 79 % des agences déclarent que « les clients utilisent souvent le processus créatif pour préciser leur stratégie » et 35 % des clients y souscrivent. Pourtant, 99 % des agences et 98 % des clients s'entendent sur le fait « qu'un bref bâclé et des objectifs changeants font perdre temps et argent ». Pire encore, ces données datent de près de 20 ans, et pour être un observateur assidu de l'industrie, je peux dire que… rien n'a changé depuis. Quel gaspillage d'énergie ! Qui va payer pour ce temps perdu ? Alors, comme pour un contrat de mariage, pensez aux règles d'engagement des deux parties AVANT de commencer à travailler.
Le brief agence est alors un contrat de mariage et un testament, tout-en-un. Voilà ce qui nous unit. Voilà les limites de cette union. Voilà où va aller l'argent, comment nous prévoyons dépenser notre énergie, etc. C'est le temps de prévoir les bons comme les mauvais moments.
Dans ce processus de partage d'information, le plus important, c'est de protéger la cohérence. C'est cette parfaite synchronisation de vos pensées qui vous assure d'être bien compris par tout le monde. Reprenons notre exemple :
Un bon brief, c'est quatre briefs, et c'est autant de conversations. Certaines sont plus faciles à avoir que d'autres. Certaines sont plus rapides, quand le client a bien fait ses devoirs. Vous devez mener cette danse avec lui. Il ne l'initie pas souvent, mais la refuse rarement. Diriger la conversation, c'est aussi savoir dire non. Il est plus facile de dire oui que non aux demandes d'un client : pour l'accommoder, pour s'éviter une conversation ou dans un élan d'optimisme éloigné des réalités.
Le mot stratégie tire ses origines du grec ancien, où il combine deux termes : stratos signifiant « armée » et agein qui veut dire « conduire ». Initialement, la stratégie concernait donc l’art de conduire les armées, une compétence attribuée aux généraux. Cette notion s’est progressivement étendue au-delà du contexte militaire pour englober des domaines variés comme la politique, les affaires, les jeux et d’autres domaines nécessitant planification et tactique.
Dans son essence antique, la stratégie était intrinsèquement liée à la guerre et à la préparation des plans militaires non seulement pour vaincre l’ennemi, mais aussi pour sécuriser un avantage à long terme sur ce dernier. Le terme a été popularisé dans les travaux de stratèges militaires comme Sun Tzu dans L’Art de la guerre et Clausewitz dans De la guerre, où la stratégie est présentée comme une réflexion profonde sur l’emploi des batailles pour atteindre les fins de la guerre.
Au fil du temps, la notion de stratégie a été adoptée par le monde des affaires pour désigner l’art de planifier et de diriger des opérations dans le but d’atteindre des objectifs spécifiques. Dans ce contexte, la stratégie implique l’analyse des forces et des faiblesses internes d’une organisation, la compréhension de l’environnement concurrentiel, la prévision des évolutions futures et la préparation d’actions pour exploiter les opportunités tout en contournant ou en atténuant les menaces.
Attention cependant, à cet art de la planification, on doit aujourd’hui ajouter celui de l’improvisation. Le général Prusse Helmuth von Moltke du XVIIIe siècle le disait mieux que personne : « Si tu veux faire rire Dieu, raconte-lui tes projets. » Il convient de ne pas totalement mélanger la stratégie et la planification. Si prévoir est important pour donner des jalons à vos ambitions, s’adapter est vital pour naviguer dans un monde qui change.
Quand on me demande ce que je fais concrètement, je réponds que la stratégie consiste à rendre concret ce qu’on a dans la tête. Pour ce faire, en collaboration avec mon équipe, j’ai concrétisé davantage ce travail de... concrétisation. Une période d’observation, une période de réflexion, une période de formulation. On pourrait ajouter à cette séquence une couche méthodologique (quelles étapes, quels outils intellectuels utiliser ?) et une couche technologique (quels outils technologiques utiliser ?). Dans certaines organisations, on peut y ajouter des couches de sécurité, de gouvernance, d’éthique, etc., en fonction des besoins et des impératifs.
Aussi, « la » stratégie est devenue une gamme étendue de stratégies — chacune requérant une compréhension approfondie des objectifs à atteindre et des meilleures méthodes pour y parvenir.
Parlant de méthode, je confesse que cette volonté de « respecter » la stratégie a été ma première motivation, au moment de quitter le monde des agences de communication. En effet, elles sont souvent interpellées à la toute fin d’une réflexion qui a maturé parfois des années dans la tête du client. La nature du travail de créatif ou de stratège d’agence ne donne généralement pas accès à ces véritables problématiques, et le travail consiste donc la plupart du temps à concrétiser des solutions à des problèmes que vous n’avez pas choisis. Or le célèbre anthropologue Levi Strauss disait que « le savant n’est pas l’homme qui fournit les vraies réponses, c’est celui qui pose les vraies questions ».
Et c’est justement l’anthropologie qui a bouleversé mon entreprise, Perrier Jablonski. L’anthropologie est la science qui a pour objectif l’étude du groupe humain considéré dans son ensemble, dans ses détails et dans ses rapports avec le reste de la nature. Au fil des années, nous avons réalisé l’importance d’une méthode éprouvée afin d’arriver à nos fins : découvrir les vraies questions. L’anthropologie est une discipline qui a beaucoup à apprendre aux stratèges modernes — et je me permets ici un salut amical à mes confrères Jean-Sébastien Marcoux et à Jonathan Deschênes, de HEC. C’est cette discipline qui a conduit mon entreprise à transformer sa manière d’observer et donc de penser.
Le travail de stratège devient alors un travail d’écoute attentive et candide de celles et ceux qui peuvent informer le stratège sur l’objet de son attention, de son regard et de sa curiosité : équipe de direction, employés, clients, usagers extrêmes (allez lire l’article à ce sujet)... ils ont tous quelque chose à nous dire. Ce travail est mené par un anthropologue, qui va utiliser des outils variés (entrevue, observation, ZMET, photovoice, etc.) Ces observations vont se transformer en un rapport écrit, étape qui transforme alors l’anthropologue en ethnographe — celui ou celle qui écrit à sur les gens —, enfin… il écrit à propos des gens, car celui qui écrit sur des gens est un tatoueur.
Mon équipe et moi les appelons les observations ethnographiques. Elles sont comme une radiographie indiscutable de la situation donnée. Ce travail est alors présenté au stratège qui, avec ses connaissances, son expérience ou son instinct, va évaluer quelles observations nouvelles — quels insights — méritent un intérêt particulier. Et c’est là-dessus qu’il faut travailler. C’est à ces questions-là qu’il faudra répondre. Ce travail est alors appelé les observations éditoriales. Comme une interprétation de la radiographie par un médecin qui connaît son patient et les traitements disponibles et compatibles.
Cette année, nous avons passé le cap des 2000 entrevues ethnographiques, et je peux affirmer que Levi Strauss avait raison : l’art consiste à mettre le doigt sur les bonnes questions.
On ne se proclame pas anthropologue. On ne se définit pas soi-même comme stratège. L’anthropologie est une science, une discipline sanctionnée par un diplôme de cycle supérieur. La stratégie est un parcours professionnel. Après des études supérieures, le ou la stratège doit avoir cumulé des années d’expérience, au contact réel de clients variés et de problématiques diverses. Je dis souvent à la blague qu’on ne peut pas être stratège avant 40 ans. Certaines personnes sont plus précoces que d’autres, mais l’expérience est capitale. La stratégie n’est pas un travail théorique, c’est un travail de terrain.
Dans l’école pythagoricienne de Crotone, on pouvait suivre les enseignements du grand philosophe et mathématicien uniquement si l’on était un pytagoricien. Avant d’atteindre ce statut privilégié, on devait assister aux cours derrière un rideau, et prendre la parole était parfaitement interdit. De plus, le pythagorisme était un style de vie très encadré, hiérarchisé et basé sur des valeurs communes. Sans passer pour un réactionnaire antique, j’avoue que ces principes m’ont guidé dans le recrutement et ma formation des différents stratèges chez Perrier Jablonski. Je crois dans une méthode rigide, je crois dans une éthique anthropologique irréprochable, je crois dans le partage du savoir, je crois dans l’importance de l’écoute avant la parole, je crois dans une certaine esthétique de la pensée. Et je crois que le succès de la firme est en partie dû à cette forme de rigueur. En effet, les gens qui y travaillent n’ont pas besoin de réinventer la roue ou le bouton à quatre trous : ils utilisent toute leur énergie pour documenter leurs pensées, nourrir leurs pensées, penser, et formuler leur pensées.
Mais je ne crois pas vraiment au rideau. Soooo Ve siècle avant J.C…
Avec le temps, j’ai pu observer l’évolution de la pratique stratégique, et mon équipe et moi avons pu différencier dix types de stratégies, toutes au service de l’entreprise, de la marque, de ses dirigeants et de ses employés. Attention, il ne s’agit pas d’un dépliant publicitaire sur ma firme. Il s’agit plutôt d’un moment « portes ouvertes » qui révèle l’incroyable diversité des sujets qui nous ont été donnés à gérer depuis plus de neuf ans. Cet arsenal stratégique montre bien la grande complexité du métier de stratège aujourd’hui et l’éventail des outils à notre disposition. Évidemment, cet éventail varie de firme en firme ; il s’agit ici du nôtre, qui ne prétend pas être une vérité universelle.
J’assume le côté didactique — voire scolaire — de cet article. Mais voilà, enseignant la marque à HEC Montréal, je n’ai jamais trouvé de document qui rassemble tous les types de stratégies avec leurs livrables, et qui soit assez réaliste et assez à jour pour être enseigné. Pour les plus anciens d’entre vous, il s’agit d’un rappel. Pour celles et ceux qui commencent leur parcours de stratège, il s’agit d’un pense-bête qui vous sera bien utile !
La stratégie d’affaires est cruciale pour tracer la route à long terme d’une entreprise. Elle repose sur l’implantation d’une vision claire (ce que j’appelle l’ambition) ainsi que sur l’établissement des aspirations futures de l’entreprise. Elle repose sur de grandes orientations stratégiques, sur des axes d’action et sur des objectifs. La stratégie d’affaires doit viser à simplifier son discours et à créer une harmonie au sein des parties prenantes, notamment l’équipe dirigeante et le conseil d’administration. Ce cadre sert de base à toutes les décisions, assurant cohérence et direction claire pour l’avenir. Le tout doit permettre l’alignement des parties prenantes, du conseil d’administration aux employés en passant par la direction.
Parmi les produits, services et livrables en stratégie d’affaires, on peut considérer les éléments suivants.
Toute stratégie d’affaires commence avec un ACCC pour déterminer la manière dont l’entreprise va se positionner dans son secteur pour se créer un avantage concurrentiel. Cet ACCC repose sur une démarche documentée par une analyse FFOM classique et la recherche d’insights anthropologiques.
Une fois l’ACCC complété, il convient de proposer les axes et les actions qui vont permettre de concrétiser l’ACCC dans l’organisation. La stratégie d’affaires influence et guide toutes les autres stratégies de l’organisation, notamment la stratégie financière, la stratégie de ressources humaines, la stratégie de développement de produit et la stratégie de marque, etc. Tiens, justement…
La stratégie de marque est la pierre angulaire de la gestion d’entreprise. Elle définit le positionnement sur le marché et la communication avec les publics cibles, et renforce la différenciation vis-à-vis des concurrents. Elle vise la construction d’une image de marque forte et cohérente, d’une position unique dans l’esprit des consommateurs. L’ACCC (nommé plus haut) permet de créer un ancrage sûr et fidèle aux aspirations de l’entreprise, qui devra se décliner en attributs distinctifs. Ces attributs devront contribuer à bâtir une réputation solide et à inspirer confiance et fidélité. Ensemble, ces éléments façonnent la perception et la valeur de la marque sur le marché.
Parmi les livrables possibles en stratégie de marque, on peut considérer les éléments suivants.
La stratégie marketing est cruciale pour le succès d’une entreprise, guidant comment elle interagit avec ses clients pour mettre de l’avant ses produits ou ses services. Elle inclut une série d’étapes stratégiques axées sur le client pour renforcer son lien avec la marque, parmi lesquelles : identifier et comprendre les différents segments de marché, choisir ceux qui correspondent le mieux à l’entreprise et positionner la marque de manière à se distinguer. L’ajustement de l’offre de produits ou des services aux besoins des consommateurs visés et la création de valeur pour ces derniers sont aussi essentiels pour augmenter leur satisfaction et leur fidélité. Ces actions s’inscrivent dans le cadre des 4P, un modèle toujours actuel et efficace pour les stratèges.
Parmi les livrables possibles en stratégie marketing, on peut considérer les éléments suivants.
La stratégie de communication est essentielle pour transmettre efficacement le message d’une marque à son public cible, en choisissant soigneusement les canaux adaptés, ainsi que le ton et le style des messages, pour garantir une uniformité de communication sur tous les points de contact. L’objectif principal est d’établir une relation basée sur la confiance et la reconnaissance avec le public. Cela implique de veiller à la cohérence des messages de la marque sur l’ensemble des plateformes de communication afin de consolider son identité et ses valeurs. Par ailleurs, la stratégie vise à engager le public en créant des contenus qui captivent, suscitent l’intérêt et incitent à l’interaction avec la marque. Une gestion proactive de la réputation de l’entreprise est également cruciale : elle utilise la communication pour forger et préserver une image positive, contrôler les perceptions publiques et réagir de manière efficace dans les situations de crise.
Parmi les produits, services et livrables possibles en stratégie de communication, on peut considérer les éléments suivants.
C’est le point de départ d’une bonne stratégie comportementale. Comprendre vos publics, leurs habitudes, leurs attentes, leurs besoins. Mais c’est aussi l’étape la plus délicate. La pensée magique veut qu’elle puisse être faite à l’interne lors d’un simple brainstorming. Or, il s’agit d’une étude anthropologique (parfois sociologique) qui sert à éviter les biais liés aux habitudes, historiques ou éditoriaux, du type « d’habitude on fait comme ça, avant on ne faisait pas comme ça, moi je ne ferais pas ça comme ça… » La stratégie de segmentation consiste à penser — ou repenser — la manière de « découper » votre clientèle. Parfois, les « cases » dans lesquelles vous avez placé votre audience ne donnent plus les effets escomptés. Il convient alors de les remettre en question et d’en proposer de nouvelles. Note pour les puristes : le terme stratégie de segmentation est une sorte d’abus de langage, car une segmentation s’observe, mais ne se décide pas. Dès lors, nous aurions dû l’appeler analyse de segmentation — mais le fait même de s’engager dans une réflexion sur la segmentation, et de la concrétiser, révèle tout de même de la stratégie. D’où stratégie de segmentation.
Voici les livrables les plus souvent considérés.
La stratégie comportementale vise à analyser et à influencer les actions des consommateurs ou des employés pour atteindre les objectifs d’une organisation et optimiser l’efficacité des initiatives commerciales. Cette approche s’appuie sur des principes psychologiques et comportementaux pour élaborer des interventions ciblées encourageant des comportements précis. Ses éléments essentiels incluent le changement de comportement (visant à encourager des actions souhaitées telles que l’accroissement de l’utilisation d’un produit), l’amélioration de la productivité des employés et la promotion de modes de vie sains. La compréhension des motivations et des obstacles comportementaux est cruciale pour développer des stratégies qui répondent véritablement aux besoins des individus. En outre, cette stratégie mise sur des techniques comportementales pour booster l’engagement et la fidélité des clients ou des employés, créant ainsi une dynamique positive en faveur des objectifs organisationnels.
Parmi les produits, services et livrables possibles en stratégie comportementale, on peut considérer les éléments suivants.
Notre stratégie de pitch repose sur une préparation méticuleuse et une exécution maîtrisée pour transformer une proposition en une histoire convaincante et engageante. Cette stratégie englobe la compréhension profonde du public cible, l’articulation claire des avantages et des différenciateurs, et la capacité à susciter une connexion émotionnelle. Cette approche permet d’affiner le message en veillant à ce que chaque élément du pitch soit conçu pour maximiser l’impact et la résonance auprès de l’auditoire. La formation à la présentation et à la communication non verbale fait également partie intégrante de cette approche, assurant que les porteurs de projet peuvent livrer leur pitch avec confiance, clarté, et persuasion (si le sujet vous intéresse, reportez-vous au livre Ce que vous avez à dire n’intéresse personne). Cette stratégie vise non seulement à gagner le soutien et l’engagement des parties prenantes, mais aussi à établir une fondation solide pour des relations durables.
Parmi les produits, services et livrables possibles en stratégie de pitch, on peut considérer les éléments suivants.
La stratégie éditoriale vise à maintenir une communication constante tout au long de l’année en harmonisant le contenu avec le langage, les médias, les réseaux sociaux et les événements propres à la marque. Elle consiste à créer du contenu qui résonne avec le public, soutient les objectifs de la marque et stimule l’engagement auprès des communautés cibles. Cela inclut l’alignement du contenu avec l’identité, les valeurs, et la tonalité de la marque pour en renforcer la cohérence et l’impact. La production de contenu doit captiver les audiences, favoriser les interactions et consolider la relation marque-consommateur. L’intégration de techniques SEO est également cruciale pour augmenter la visibilité en ligne du contenu et, par extension, de la marque. Enfin, le contenu doit soutenir les objectifs commerciaux, comme les lancements de produits, les campagnes promotionnelles et la génération de prospects, contribuant ainsi directement au succès commercial.
Parmi les produits, services et livrables possibles en stratégie éditoriale, on peut considérer les éléments suivants.
Il est essentiel de développer une stratégie pour aider son organisation à faire face aux défis actuels et futurs du marché. Mais, attention, celle-ci doit prendre en compte une observation capitale : le principal défi d’une organisation face à l’IA n’est pas technologique. Le plus gros défi est humain. Les gens ont simplement… peur. Dès lors, la stratégie en IA consiste à réfléchir à l’adoption et l’acceptation sociale au sein de l’entreprise. Sans cette acceptation, pas d’intégration réussie ! En somme, elle prépare les humains de l’organisation à tirer pleinement parti de la technologie.
Parmi les produits, services et livrables possibles en stratégie d’IA, on peut considérer les éléments suivants.
Cette stratégie vise à construire et à entretenir une base de connaissances organisée et dynamique qui peut être exploitée pour inspirer, informer, et guider les initiatives stratégiques, innovantes ou créatives. En rassemblant des études de cas, des recherches, des insights consommateurs et des exemples de meilleures pratiques, vos équipes de projet disposent des ressources nécessaires pour prendre des décisions éclairées et innovantes. Ce patrimoine intellectuel demande une gestion de corpus qui implique une curation rigoureuse et une mise à jour continue.
Cette stratégie se découpe en plusieurs étapes.
Terminons cette série avec une dernière stratégie que je n’ai pas comptabilisée dans mon top 10 puisqu’elle relève du comment plus que du quoi. Il s’agit ici de savoir comment mobiliser vos équipes, employés, direction, CA — clients, parfois —, et susciter des réflexions éclairées. Et c’est capital ! En effet, le concept d’une stratégie qui viendrait d’en haut — ou pire, d’ailleurs — est caduque et à proscrire, puisque l’adhésion de votre équipe va dépendre de sa collaboration au processus. Je vais m’en tenir à deux livrables — qui peuvent prendre beaucoup de formes.
Cette liste représente l’idéal, comme si nous devions toujours construire une entreprise, une marque ou une prise de parole « à neuf ». Or, la plupart du temps, il existe un « avant nous ». Il existe des pièces de robot, que nous allons devoir faire cohabiter. C’est aussi ça, le travail d’un stratège.
Les gestionnaires sont continuellement confrontés à des défis inédits. C'est dans ce contexte que le concept du Kintsugi stratégique — une invention de Perrier Jablonski — se révèle particulièrement intéressant. Inspiré de l'ancienne pratique japonaise du Kintsugi, qui consiste à réparer des objets en céramique brisés avec de l'or, ce concept propose une approche innovante de la gestion, centrée sur l'idée de réparation et de résilience.
Son histoire débuterait au Japon au XVe siècle. Selon la légende, le shogun Ashikaga Yoshimasa envoya son bol de thé chinois préféré en Chine pour réparation après qu'il fut brisé. Le bol lui fut retourné réparé avec des agrafes métalliques, une méthode courante à l'époque, mais visuellement peu attrayante.
Déçu par cette réparation, Yoshimasa chercha une solution plus esthétique. Des artisans japonais, inspirés par l'esthétique wabi-sabi qui trouve de la beauté dans l'imperfection, développèrent alors le Kintsugi. Cette méthode utilise de la laque saupoudrée de poudre d'or, d'argent ou de platine pour réparer les céramiques brisées. Le résultat est une pièce avec des veines métalliques scintillantes, mettant en valeur les cicatrices au lieu de les masquer, symbolisant ainsi la beauté de la résilience et de la renaissance.
Le Kintsugi est devenu une pratique artistique à part entière, s'étendant au-delà de la simple réparation pour devenir un art mettant en avant la transformation et la redécouverte. Il enseigne une leçon de vie : au lieu de cacher nos échecs ou nos imperfections, nous devrions les embrasser et les célébrer, reconnaissant qu'ils font partie intégrante de notre histoire et de notre caractère unique.

Le kintsugi est enraciné dans la philosophie japonaise du "wabi-sabi," qui valorise l'imperfection, l'impermanence et l'incomplétude. En mettant en avant les fissures et les éclats plutôt que de les dissimuler, le kintsugi témoigne d'une acceptation de la fragilité et de la fugacité des choses.
Le processus de réparation se déroule toujours de la même manière.
Si l'on s'inspire du Kintsugi, on peut suivre les étapes suivantes :

Attention cependant, le Kintsugi stratégique n'est pas une panacée, et certaines limitations s'imposent.
Voilà. Maintenant vous avez tout en main pour faire d'une fêlure une force.