




Le paysage médiatique est inondé d'informations, et les outils tels que ChatGPT ne sont pas pour freiner ce mouvement. Ce bruit de fond est devenu assourdissant pour vos clients, qui doivent faire le tri, prioriser, décoder. Les marques participent évidemment à cette cacophonie et il convient d'assumer ce contexte et les conséquences possibles sur la lisibilité de votre marque.
Notre conseil : faire le constat de la cacophonie vécue par votre client. Elle peut être manifeste ou latente. Elle peut être volontaire ou accidentelle. Mais elle existe, et il faut la reconnaître avant de poser n'importe quel geste stratégique.
Attention, on parle ici de fréquence sonore et pas de rythme. En musique, la fréquence se mesure en Hertz. Par exemple, la note «la» correspond à une oscillation de 440 Hertz. Cela signifie que lorsque l'on joue la note « la » sur un instrument de musique comme un piano, une guitare ou un violon, la vibration de l'air produite a une fréquence de 440 Hz. Cette vibration se rend jusqu'à vos tympans, qui "entendent" alors la note. C'est à Pythagore que l’on doit cette découverte, ainsi que celle des gammes harmoniques. La bonne fréquence, c'est quand votre bruit à vous va devenir un signal. Il va devenir plus audible que les autres. Pas parce que la note est jouée plus fort, mais plutôt parce qu'elle se démarque du fond sonore.
Notre conseil : analyser la cacophonie et décider du signal que vous allez vouloir devenir. Quelle est la place à prendre? Qu'est ce qui peut être fait d'inédit, pour sortir du lot?
Des études ont prouvé qu'après dix répétitions, un bruit est interprété comme un son, une note par votre cerveau. Si vous écoutez la pluie et que des gouttes tombent à un rythme régulier contre un morceau de métal, un bruit répétitif va être produit "plic, plic, plic, ploc, plic, plic, plic, ploc »… après 10 répétitions, votre cerveau va transformer cette série de bruits en musique. Elle va lui donner du sens. Le son, c'est un signal qui a du sens. Quel son particulier voulez-vous être?
Notre conseil : après l'analyse de la cacophonie (le paysage médiatique), la distinction d'un signal possible (l'opportunité), définissez votre son, votre signature musicale. Cette ligne éditoriale est définie par le positionnement de votre marque, sa personnalité, sa cohérence à travers tous les canaux de communication.
Une symphonie réussie est le résultat d'une harmonie parfaite entre tous ses éléments. De même, votre stratégie éditoriale doit intégrer harmonieusement votre message, votre voix de marque, votre rythme de publication et vos canaux de communication pour créer une expérience cohérente et engageante pour votre public. Trouvez l'équilibre entre ces éléments pour offrir un contenu qui résonne et qui crée un impact durable.
Notre conseil : faites l'inventaire de toutes vos communications actuelles. Comparez cet inventaire aux nouveaux besoins que vous venez d'établir dans les étapes plus haut. Harmonisez le tout pour que chaque événement, chaque contenu diffusé — chaque note jouée — soit en harmonie avec le tout.
Vous avez choisi un signal, un son et pensé à l'harmonie de vos communications. Reste le rythme, essentiel pour maintenir l'intérêt de votre auditoire. Un tempo trop lent peut entraîner l'ennui, tandis qu'un tempo trop rapide peut submerger et... contribuer davantage au bruit
. Établissez un rythme de publication qui correspond aux attentes de votre audience et qui vous permet de produire du contenu de qualité régulièrement.
Notre conseil : un calendrier éditorial bien planifié vous aidera à maintenir ce rythme. Bien évidemment, ce rythme dépend de votre personnalité, de votre public, de l'intérêt actif ou passif pour les sujets que vous comptez couvrir. Vous pouvez aussi faire varier ce rythme en fonction des saisons, de l'attention variable de votre auditoire ou de votre propre agenda. Vous pouvez planifier certains contenus, prévoir des temps forts, ou des contenus fillers — qui serviront à combler les moments plus calmes de votre plan, ou en cas de besoin de dernière minute.
Et voilà, maintenant, à vous!
Composer une stratégie éditoriale réussie, c'est comme créer une symphonie en cinq mouvements. En utilisant la métaphore musicale "bruit, signal, son, rythme et harmonie", vous pouvez construire une stratégie cohérente et engageante qui captera l'attention de votre public et les emmènera dans un voyage mémorable avec votre marque.
Composer une stratégie éditoriale réussie, c'est comme créer une symphonie en cinq mouvements. En utilisant la métaphore musicale "bruit, signal, son, rythme et harmonie", vous pouvez construire une stratégie cohérente et engageante qui captera l'attention de votre public et les emmènera dans un voyage mémorable avec votre marque.
D’abord, on vous doit une confidence. Notre connaissance sur les anniversaires de marque, on la doit en partie à nos précieuses clientes de Desjardins. Nous sommes à l’été 2024. Elles nous demandent de réfléchir avec elles à leur 125e anniversaire. Pas une commande anodine, surtout lorsqu’elle vient de la plus ancienne coopérative financière en Amérique du Nord.
Alors on a fait ce qu’on fait de mieux : enquêter. On s’est penché sur l’anniversaire des plus grands : 400e de Québec, 100e de la SAQ, 375e de la ville de Montréal et 50e de Nike.
On a lu, décortiqué, comparé, recoupé, critiqué, relu. Alors, ce que vous allez lire, c’est à la fois un concentré de nos meilleurs insights et un aperçu de ce que disent les experts et la littérature sur les anniversaires de marque.
Mais d’abord, un petit détour par ceux qui ont marqué l’histoire.
Le 400e de Québec a visé grand : des spectacles internationaux avec des vedettes comme Paul McCartney, Céline Dion et The Police, un pavillon, l’Espace 400e, érigé spécialement pour l’évènement, une navette électrique gratuite (fallait le faire, en 2008!), et j’en passe. L’événement a mis Québec sur la map mondiale par son ampleur, mais surtout par son caractère identitaire. L’histoire de la ville y a été racontée de mille et une façons : le Moulin à images de Robert Lepage, la création originale du Cirque du Soleil, ou encore la Promenade Samuel-De Champlain. Est-ce que le 400e était un succès? Oui. L’événement a attiré plus de 3 millions de participants, soit près de la moitié de la province, et des retombées économiques de 644 M$.

Le 375e de Montréal, lui, a misé sur la cohérence narrative : Montréal s’allume, bouge, s’éclate, se réinvente. En deux mots ? « Vive Montréal! » Une signature forte, déclinée toute l’année avec des initiatives cohérentes. Résultat : une programmation lisible, fluide, rythmée selon les saisons. De l’art, des infrastructures, des activités. En tout, 250 événements ont eu lieu avec un taux de satisfaction moyen de 96 %. Mais ce qu’on retient du 375e ce sont ses legs urbanistiques : 375 000 arbres plantés, un pont Jacques-Cartier illuminé et la revitalisation de l’entrée de ville Bonaventure. Bref, le 375e c’est un anniversaire qui s’est vite transformé en stratégie urbaine et touristique.

Pour son 100e anniversaire, la SAQ a joué la carte de la mémoire collective. Magazine souvenir, documentaire, capsules historiques. Mais aussi une gamme de produits exclusifs, ancrés dans le présent. Tout tournait autour d’une idée simple : le goût de partager. Et on le sentait dans chaque initiative. Son coup de circuit? Sa publicité présentée au Bye Bye qui lui a valu la 4e place des publicités les plus appréciées au concours Bye Bye de la Pub. L’exemple de la SAQ est un véritable tour de force : la démonstration de ce qu’un anniversaire de marque doit être. Cohérence. Intention. Exclusivité.

Nous ne pouvions passer sous le silence un anniversaire récent qui a fait couler beaucoup d’encre, celui de Nike. La marque a confié à Spike Lee, figure emblématique de la culture urbaine et complice historique, la réalisation d’une vidéo inédite reprenant 40 moments sportifs historiques et actuels. Une activation qu’aucune autre marque n’aurait pu reproduire, tant elle reposait sur une histoire intime entre Nike, Spike Lee et la culture populaire. Résultat : Nike a connu le trafic le plus élevé de l’histoire de son application.

Un grand anniversaire, ça ne s’improvise pas. Pour le 400e de Québec, les préparatifs ont débuté dès l’an 2000, alors que la fête n’a eu lieu qu’en 2008. Même logique pour le 375e de Montréal, amorcé sept ans avant l’année J. Bien sûr, il faut nuancer ces chiffres : on parle ici d’anniversaires municipaux, où les attentes des citoyens sont élevées, les initiatives sont nombreuses et les processus parfois moins agiles. Pour une marque, on parle plutôt de prévoir un minimum 18 à 24 mois pour bien définir l’alignement créatif et stratégique, s’entourer des bons partenaires et planifier les ressources et matériels nécessaires. Bref, notre conseil : dès que votre prochain anniversaire se termine, pensez déjà au suivant.
Un anniversaire réussi est celui dont on se souvient. Les chercheurs Robert R. Hunt et James B. Worthen (2006) ont étudié la science des événements à succès dans leur ouvrage Distinctiveness and Memory. Ils révèlent que les événements exclusifs, qui surprennent, étonnent ou ne peuvent être reproduits, s’ancrent plus profondément dans la mémoire. Bref, les célébrations marquantes misent toujours sur l’exclusivité : une projection inédite à Québec, une bouteille spéciale à la SAQ, 375 000 arbres à Montréal, une vidéo signée Spike Lee pour Nike. Ce sont ces gestes rares qui transforment une fête en souvenir durable et puissant.
Un anniversaire peut résonner à trois niveaux. Le premier, c’est le passé. Rendre hommage, comme l’a fait Québec avec son Moulin à images. Le deuxième, c’est le présent : créer un moment fort, un produit exclusif, un spectacle marquant — tous les bons élèves l’ont fait. Mais le niveau le plus puissant, c’est marquer l’avenir. Créer une trace durable. Montréal l’a brillamment compris avec l’illumination du pont Jacques-Cartier. Ce geste symbolique est devenu un repère visuel mondial, voire même une signature pour la métropole. Nike, de son côté, est brillamment parvenu à créer un lien entre le passé et le présent avec son dialogue entre Mars Blackmon, figure emblématique du passé de la marque, et Zimmie, représentante de la nouvelle génération. Mais l’erreur, c’est de s’en tenir au passé. C’est ce qu’on reproche au 75e de Radio-Canada, célébré en 2011 : une célébration surtout rétrospective incluant un album 75 ans en 75 chansons, des émissions et des expositions muséales historiques. Bref, l’histoire et l’héritage ne suffisent plus. Aujourd’hui, une célébration doit porter un sens clair. Et c’est là qu’entre en jeu notre prochain secret.
Les années s’accumulent. 25, 100, 400… Oui, le chiffre est important. Le New York Times appelle ce phénomène du « comfort marketing » : on invoque la nostalgie et l’authenticité pour séduire le consommateur en lui rappelant que la qualité s’est forgée au fil des décennies. Mais ce n’est pas suffisant. Un vrai anniversaire de marque ne célèbre pas un nombre, il célèbre une idée, une mission, une promesse, une ambition renouvelée. Les marques qui ont réussi ont raconté quelque chose de plus grand qu’un chiffre. Montréal ne célébrait pas seulement ses 375 ans, elle célébrait « Vivre Montréal! », soit quatre façons d’être une métropole vivante : s’allumer, bouger, s’éclater et se réinventer. Desjardins a célébré 125 ans d’ambition cette année. Et chez Perrier Jablonski, pour nos 10 ans, c’est notre signature « sapio, ethno et techno » que nous avons célébrée. Elle nous habitait déjà depuis quelques années, mais ce cap symbolique a été l’occasion de la faire sortir du placard, en l’affirmant haut et fort à travers l’ensemble de nos communications.
L’anniversaire d’une marque, ce n’est pas comme l’anniversaire d’une personne. C’est la fêtée qui fait des cadeaux. Les anniversaires mémorables sont ceux où la marque fait preuve de grande générosité. Mais attention : ces gestes ne sont pas de simples cadeaux. Ils s’inscrivent dans la logique du don et du contre-don mise en lumière par Marcel Mauss, sociologue et anthropologue français, dans son Essai sur le don. Autrement dit, la marque donne, bien sûr, mais pour que l’anniversaire dépasse le chiffre et sert quelque chose de plus grand : nourrir le lien, renforcer l’appartenance, créer du sens. Le véritable cadeau, c’est la relation qui se tisse avec les consommateurs. Et c’est là que réside la valeur d’un anniversaire de marque.
Pour ses 10 ans, Perrier Jablonski a offert à ses abonnés un cadeau spécial : l’accès à son Corpus. Pendant 72 heures, nos plus fidèles lecteurs ont pu explorer notre coffre-fort de connaissances regroupant 4 200 diapositives, 200 articles, 7 heures de vidéos et 20 outils stratégiques. C’était notre façon à nous de dire merci, en faisant ce que nous faisons de mieux depuis dix ans : créer et partager des savoirs pour inspirer des organisations plus créatives et plus courageuses.

Vous avez manqué l’accès exclusif au Corpus? Pas de panique. Un samedi sur deux, on vous partage des bouchées choisies de notre corpus de connaissances, directement dans votre boîte courriel. Vous n’avez qu’à vous inscrire ici.
Profitez en bien et… bonne fête Perrier Jablonski!
Imaginez que vous entrez dans un supermarché avec une liste d'articles de première nécessité. Pourtant, en flânant dans les allées, un panneau lumineux attire votre attention : "Achetez-en un, obtenez-en un gratuit". Intrigué, vous commencez à examiner des produits que vous n'aviez pas l'intention d'acheter. Votre cerveau analyse rapidement cette "opportunité", et bientôt, vous trouvez votre panier rempli d'articles non essentiels. Comment expliquer ce comportement ? C'est là que les biais psychologiques entrent en jeu. Les marques, armées des découvertes de l'économie comportementale, utilisent ces biais pour influencer nos choix de manière quasi irrationnelle.
Ces mécanismes ont été étudiés en profondeur par Dan Ariely, professeur de psychologie et d'économie comportementale à l'Université Duke. Ariely est un expert reconnu pour ses travaux sur les erreurs systématiques dans nos prises de décision. Sa fascination pour la complexité de l'esprit humain provient de son expérience personnelle : une grave brûlure l'a plongé dans un long rétablissement, ce qui lui a donné une perspective unique sur les comportements irrationnels. De ses recherches, il a écrit plusieurs livres qui montrent que nos décisions, loin d'être rationnelles, sont souvent guidées par des influences subtiles que nous ne percevons même pas. Explorons 12 biais majeurs qui façonnent nos décisions d'achat.

Le mot "gratuit" exerce une emprise étonnante sur nos esprits. Même si un produit gratuit a peu de valeur intrinsèque, nous nous sentons irrésistiblement attirés par l'idée de ne rien payer. Cela fait partie de la nature humaine de privilégier l'absence de coût, même si cette décision n'est pas rationnelle. Par exemple, des offres comme "achetez-en un, obtenez-en un gratuit" ou "livraison gratuite" suscitent souvent une excitation disproportionnée. Une personne peut se retrouver à dépenser 10 $ de plus pour bénéficier d'une livraison gratuite sur un achat de 40 $, même si économiquement cela ne fait aucun sens.
Lorsque nous prenons des décisions, nous le faisons rarement en absolu. Au lieu de cela, nous les comparons avec les autres options disponibles, même si ces comparaisons sont parfois absurdes. Par exemple, une montre à 80 $ paraît raisonnable lorsqu'elle est placée à côté d'une montre de luxe à 400 $, même si 80 $ représente encore une somme importante. Les magasins organisent leurs étalages en sachant très bien que ces comparaisons augmentent la probabilité que vous choisissiez un produit qui semble être une "bonne affaire". Cette manipulation subtile de nos perceptions peut pousser les consommateurs à dépenser plus que prévu, simplement parce que la comparaison les rend moins soucieux de la valeur réelle de l'argent.
L'ancrage est un biais qui influence notre jugement en utilisant la première information que nous recevons comme point de référence. Cela se produit souvent avec les prix. Par exemple, si un téléviseur est initialement affiché à 2000 $ avant d'être soldé à 1500 $, ce dernier prix semble être une bonne affaire, même s'il est encore cher par rapport aux autres modèles du marché. Notre cerveau se focalise sur le prix d'origine, ce qui biaise notre évaluation de la valeur réelle du produit. Les entreprises exploitent ce biais de manière stratégique dans les soldes ou les campagnes de réduction pour inciter les consommateurs à penser qu'ils obtiennent un produit de grande valeur à un prix réduit.
Dès que nous commençons à envisager qu'un objet est "le nôtre", il prend une valeur émotionnelle plus élevée. Cette idée explique pourquoi les essais gratuits, comme la conduite d'une voiture neuve ou les périodes d'essai pour des abonnements, sont des outils de marketing puissants. Une fois qu'on a une connexion émotionnelle avec un produit, il devient difficile de le rendre. L'attachement se crée très vite : par exemple, tester un matelas pendant 30 jours fait que beaucoup de consommateurs finissent par l'acheter, même s'ils pourraient trouver mieux ou moins cher ailleurs. L'idée de le rendre semble être une perte, et ce sentiment amplifie notre désir d'achat.
Nos attentes ont un pouvoir surprenant sur notre perception des produits. Si l'on vous dit qu'un vin coûte 100 $ et qu'il est hautement recommandé, vous serez prédisposé à penser qu'il a un goût exceptionnel, même si un vin similaire à 10 $ pourrait être tout aussi bon. Ce phénomène est exploité par les marques de luxe, qui justifient leurs prix élevés par une image de qualité supérieure. Les consommateurs, influencés par ces attentes, éprouvent alors une satisfaction accrue, ce qui renforce leur perception de la valeur. Ainsi, des produits cosmétiques, des voitures ou des vêtements de créateurs sont vendus à des prix exorbitants grâce à ce simple biais.
Les consommateurs aiment sentir qu'ils contrôlent leurs choix, même si ce contrôle est une illusion. Cela se voit dans des situations où nous avons de nombreuses options, comme dans un menu de café proposant 15 variétés de café. Même si la plupart des options sont similaires, le simple fait de pouvoir choisir nous rend plus satisfaits. Les entreprises ajoutent délibérément des options pour donner cette illusion de contrôle, ce qui augmente la probabilité que nous ressentions une plus grande satisfaction avec notre décision. Cela renforce l'engagement et encourage des dépenses plus élevées.
Nous cherchons des informations qui valident nos croyances existantes et ignorons celles qui les contredisent. Cela se manifeste dans le comportement des consommateurs qui préfèrent des marques qu'ils ont déjà adoptées. Par exemple, un fan de Toyota cherchera des avis positifs sur les voitures Toyota, tout en minimisant les critiques. Les campagnes de marketing exploitent ce biais en envoyant des messages qui renforcent les préférences de leurs consommateurs cibles, créant un sentiment de confort et de validation qui encourage la fidélité à la marque.
Nous détestons perdre plus que nous aimons gagner, et c'est un fait psychologique exploité par les stratégies marketing. Des phrases telles que "dernière chance" ou "offre exclusive, bientôt expirée" suscitent un sentiment de peur de manquer quelque chose. Les consommateurs se sentent poussés à agir rapidement pour éviter la douleur de la perte, même si l'offre n'est pas réellement avantageuse. Cela peut se traduire par des achats impulsifs de produits dont ils n'ont pas vraiment besoin, simplement pour éviter le regret de ne pas avoir saisi l'occasion.
Plus nous voyons un produit ou une marque, plus nous avons tendance à l'apprécier. C'est un biais que les marketeurs exploitent en multipliant les publicités. Même si nous n'achetons pas un produit dès le départ, le fait de le voir fréquemment augmente sa familiarité et, donc, son attractivité. Par exemple, après avoir vu des publicités pour une voiture plusieurs fois, nous sommes plus enclins à la considérer favorablement, même sans en savoir plus sur ses performances. Ce biais de familiarité joue un rôle clé dans la construction de la notoriété des marques.
Nous valorisons davantage les objets que nous avons contribué à créer ou assembler nous-mêmes, même si le produit final n'est pas parfait. Ce phénomène est appelé l'effet IKEA, d'après le géant suédois de l'ameublement. Construire une étagère IKEA génère un attachement émotionnel, rendant le meuble plus précieux à nos yeux. Les entreprises exploitent ce biais pour augmenter la satisfaction client et l'attachement à leurs produits. Cela peut aussi s'appliquer aux expériences de personnalisation, comme choisir les composants d'un ordinateur ou créer son propre parfum.
La rareté rend les objets plus désirables. Quand un produit est présenté comme "édition limitée" ou "quantité restante : 5", les consommateurs ressentent une urgence qui les pousse à acheter. Même si l'objet n'est pas vraiment nécessaire, l'idée qu'il pourrait bientôt disparaître provoque un sentiment de peur de manquer une opportunité unique. Cette technique est courante dans les ventes flash et les enchères en ligne, où la pression temporelle joue sur nos émotions.
Une fois que nous avons investi du temps, de l'argent ou des émotions dans un produit ou un service, nous avons du mal à abandonner cet investissement, même si cela devient irrationnel. Par exemple, après avoir dépensé 500 $ pour une collection de figurines, il devient difficile de ne pas continuer à acheter les nouvelles pièces, même si cela compromet votre budget. Ce biais nous pousse à persévérer dans des dépenses qui ne sont plus justifiées, simplement parce que l'abandon serait ressenti comme une perte.
Le concept de "Hero, Hub, Help" a été introduit pour la première fois en 2014 lors de la conférence VidCon. Pensée par Google pour aider les créateurs de contenu à développer une stratégie efficace pour leur chaîne YouTube, cette approche est en réalité parfaitement adaptée à toutes les campagnes d'influence. Que ce soit Facebook, Instagram, Twitter, TikTok, tous les réseaux sociaux ont besoin d'un équilibre de Hero Content (contenu héros), Hub Content (contenu plateforme) et Help Content (contenu aide).
Pour vous aider à décrypter chacun de ces éléments, on passe sous la loupe le cas de Maxi, l'une des marques les plus influentes sur les médias sociaux au Québec selon l'indice Ipsos-Infopresse. Mais tout le monde n'est pas épicier...C'est pourquoi on vous propose aussi d'autres exemples pour vous inspirer. Bonne lecture!
Le contenu "Héros" est de qualité supérieure. Il est axé sur une histoire forte, et il est destiné à être partagé et vu par un large public. Il s'agit généralement de vidéos, de publicités ou d'articles de blog qui ont un grand impact et qui sont destinés à attirer l'attention de nouvelles audiences. Ce type de contenu est plus rare que vos contenus ordinaires. C'est votre campagne de pub, votre grande annonce, un coup média, un événement, un rendez-vous annuel, etc. Il a un caractère d'exception, et vous voulez susciter l'intérêt. Attention, il convient de s'assurer que ce message à large audience véhicule bien l'ambition et les principes de votre entreprise. Il est aussi important de s'assurer de la cohérence du ton de ce message particulier avec le ton de votre marque. Bref, c'est l'occasion ou jamais de montrer qui vous êtes!
Et en 2016, Maxi est devenu Martin Matte. Depuis, l'épicier ne cesse de renouveler ses offensives à la tonalité décalée avec le célèbre humoriste. Le rap hip hop fresssh est un excellent exemple de contenu Héros. Le temps d'une vidéo de 30 secondes, Koriass et Martin Matte s'engagent dans un rap battle où les rimes s'enchaînent et le message de fraicheur se répète. Rapidement devenu viral, ce contenu a su attirer l'attention d'une audience probablement plus jeune, tout en martelant son message principal : la fraicheur.

Voici d'autres exemples de contenu "Héros" aux budgets, médias et formats variés.
Même si la qualité de production de ces contenus est variable, ils témoignent tous d'un moment phare pour ces marques. L'important c'est l'histoire et la nouvelle que vous avez à raconter, pas Martin Matte ou la grosse production vidéo. Une bonne histoire vaut souvent mieux qu'une bonne réalisation. Réfléchissez à l'avenir de votre entreprise. Quels sont les prochains jalons à l'horizon? Planifiez-les et intégrez-les à votre stratégie éditoriale pour maximiser leur portée.
C'est un contenu régulier, planifié et créé pour garder l'attention de votre communauté. Vous parlez directement à vos abonnés, à vos fans. Il s'agit souvent de contenus éducatifs, informatifs ou divertissants destinés à une audience avec qui vous avez déjà un lien privilégié. Alors assumez-vous, jouez avec eux, bâtissez votre complicité mutuelle. Demandez leur avis, posez des questions, interagissez! Si vous n'avez rien à dire de particulier, c'est là que vous re-postez, repartagez, retwtittez. Une citation inspirante? Un article intéressant (de Perrier Jablonski si possible 😎)? Une entrevue inspirante? Partagez! Votre investissement en temps est faible, voire parfois nul... mais vous gardez votre auditoire à l'écoute. Aussi, n'oubliez pas de subdiviser cette audience en fonction des plateformes que vous avez choisies. Adaptez le propos, le ton, le fond et la forme à chaque plateforme. On ne peut pas avoir le même message sur TikTok que sur LinkedIn, comme on ne peut pas avoir la même forme sur YouTube que sur Facebook. Dernier point à considérer, les plateformes changent leurs algorithmes chaque année, si ce n'est aux six mois. Mieux vaut bien vous renseigner (ou engager des pros) pour vous aider à naviguer dans les exigences des réseaux sociaux qui ne cessent d'évoluer.
S'entourer de pro, c'est exactement ce que Maxi a fait lorsqu'elle a choisi lg2 comme agence de communication (pas qu'elle ne l'était pas avant lg2, mais... bon... disons que bon, voilà quoi...) Récemment, notre équipe a assisté à une conférence de Joannie Fredette, directrice de création responsable de la stratégie de contenu de Maxi. Elle a partagé la fameuse recette de Maxi sur les réseaux sociaux. L'ingrédient secret ? « Une bouchée à la fois.» On ne produit pas des raps avec Koriass et Martin Matte du jour au lendemain. C'est la somme de plusieurs années d'expertise et l'expérience de centaines de contenus qui ont permis à l'épicier de bâtir une relation de confiance et de communauté avec ses abonnés. Soyez patients, et... apprenants. Plusieurs fois par semaine, Maxi publie des contenus de types "Hub" pour divertir et garder son public captif. Celui-ci lui a valu un prix Or au concours Idéa 2022 dans la catégorie création publicitaire numérique.

Voici d'autres contenus de types «hub» aux objectifs variés
Au Québec, l'humour, ça marche. C'est pour ça que Maxi, la STM et Hydro-Québec se démarquent par leur présence sociale. Par contre, faire rire ne s'improvise pas. Soyez persévérants, et assurez-vous que vos contenus soient cohérents et naturels avec votre marque! Parce qu'honnêtement...il n'y a rien de pire qu'une blague dont vous êtes le seul public. Dans le doute, privilégiez l'éducation, l'information et l'inspiration pour vos contenus «Hub».
Le «Help content», aussi connu sous le nom «Hygiene content» est un contenu créé pour aider les utilisateurs à résoudre des problèmes ou à accomplir des tâches spécifiques. Il s'agit souvent de tutoriels, de guides d'utilisation ou de vidéos explicatives qui aident les utilisateurs à comprendre et à utiliser efficacement les produits ou les services. C'est un contenu régulier et de base qui répond aux questions courantes des utilisateurs et qui est destiné à être trouvé via des recherches en ligne. Il peut prendre la forme d'articles de blog ou de FAQ qui fournissent des réponses rapides et utiles aux questions que les utilisateurs peuvent se poser.
Ben oui! Même Maxi doit parfois revenir aux choses sérieuses puisqu'il y a certaines informations qu'une marque doit communiquer, comme les ouvertures et les fermetures lors d'un jour férié. À l'ère des médias sociaux, plusieurs consommateurs ne prennent même plus la peine d'appeler en magasin et se réfèrent automatiquement aux pages Facebook ou Instagram pour trouver réponse à leurs questions. Cette publication qui cumule pas moins de 169 partages est la preuve que l'utile est aussi important que le futile.

Pour terminer, d'autres exemples de contenu de type "Help"
Bref, à chaque question, sa publication. Réfléchissez aux questions les plus fréquentes de vos abonnés et intégrez-les à votre stratégie éditoriale. Informez-vous sur les requêtes Google les plus populaires de votre industrie et assurez-vous d'avoir le contenu nécessaire pour mener les internautes jusqu'à vous!
Vous avez une idée en tête. Vous brûlez de partager ce que vous savez. Vous avez hâte d'exposer votre théorie aux yeux du monde. Si c'est le cas, arrêtez tout de suite d'écrire, vous n'êtes pas prêt. Pourquoi? Parce que... ce que vous avez à dire n'intéresse personne! Si vous voulez que tout le monde sache enfin ce que vous savez, vous faites un ego-trip, pas un article. Pour intéresser les gens, il faut s'intéresser aux gens, comprendre ce qu'ils ont dans la tête, comprendre que vous pouvez leur apporter, comprendre que leur temps et précieux. Comprendre beaucoup... et surprendre un peu.
Voilà plusieurs règles à suivre pour réussir votre article. Je sais, c'est long, dense et pas toujours évident à réussir. Mais c'est important. Alors, ne vous découragez pas et lancez-vous!
Un article Perrier Jablonski est une responsabilité. Vous allez déranger les gens pendant plusieurs minutes, et ce temps a beaucoup de valeur. En échange de leur temps, vous allez leur offrir un morceau de connaissance. Ce faisant, vous allez jouer avec l'esprit des gens, et ce pouvoir vient avec une responsabilité. D'abord, vous devez véritablement leur apprendre quelque chose. D'abord, ce que vous allez leur apprendre doit être vrai, vérifié plusieurs fois, solide. Ensuite, cette chose ne DOIT PAS avoir été dite ailleurs de la même manière. Vous avez le DEVOIR d'apporter quelque chose de nouveau à la table. Cela peut être une nouvelle théorie (ex : ACCC) ou encore une théorie connue par certains cercles intellectuels, mais qui mériterait d'être partagée universellement (Méthode de Descartes) ou enfin une découverte faite par quelqu'un d'autre, mais qui est passée inaperçue et que vous souhaitez mettre en lumière (Nouvelle Pyramide de Maslow).
Dans tous les cas, vous avez la responsabilité morale de créditer les auteurs, les universités, les entreprises qui vous ont inspirés. Vous avez aussi le devoir d'y ajouter votre touche personnelle en validant ladite théorie grâce à votre expérience du terrain, en y ajoutant un aspect inédit, en la documentant d'une nouvelle manière, etc. Bref, vous devez ajouter de la valeur à votre prédécesseur. C'est bon? C'est prêt? Non, pas tout à fait...
Ne vous lancez pas directement dans l'écriture, il est trop tôt! Vous devez préparer consciemment votre contenu. Cette étape est très importante.
Passons maintenant à la structure. Pour ce faire, nous allons prendre en exemple l'un des articles les plus lus dans dans notre corpus, L'effet Kitty Genovese, ou pourquoi personne ne vous écoute.❶
Vous allez devoir "mettre en scène" les éléments de votre préparation. Ne faites pas d'opinion. Ne soyez pas trop critique envers les idées reçues, souvent admises par votre lectorat — vous risquez de heurter les gens, alors que vous avez besoin de leur attention, donc de leur engagement, donc de leur amitié. Vous n'avez que quelques lignes pour faire ce travail. Ce paragraphe doit servir à renseigner rapidement votre lecteur, qui doit vérifier si, oui ou non, il va vous consacrer du temps. N'hésitez pas à le teaser, tout en donnant assez de détails. N'hésitez pas à brûler vos punchs ici! C’est le début et la fin de votre article dans le « même espace » : vous devez à la fois mettre l'énigme sur la table... et la résoudre. Si l'attention du lecteur est acquise, il prendra le temps de lire votre article. Si vous avez éveillé sa curiosité, mais qu'il n'a pas plus de temps à vous consacré, ce n'est pas grave : il a quand même appris quelque chose.
ex. : C'est à la suite du meurtre épouvantable de Kitty Genovese en 1964 que l'on a découvert "l'effet du témoin"... C'est aussi ce qui explique pourquoi personne ne se sent concerné quand vous parlez à tout le monde…
Une courte phrase qui apparaît quand les gens n’ont pas *encore* choisi de lire cet article. On doit à tout prix comprendre la raison de lire l’article. Le lecteur doit déjà y voir un bénéfice immédiat.
L'effet Kitty Genovese est un phénomène sociologique qui vous apprendra à mobiliser vos équipes.
Titre fort qui donne envie de lire. N’hésitez pas à « jouer la game », mais deux choses sont TOTALEMENT INTERDITES : les titres "putes à clic"… et les trucs déjà vus 1000 fois, genre les classements du type « les 3 trucs pour devenir un bon boss » — il demeure quelques exceptions, qui doivent demeurer des exceptions. Bref, pas de formule magique, de solution miracle ou de trucs trop faciles. Le style? Bienveillant et brutal. Dans le doute, privilégiez toujours la simplicité plutôt que prendre un risque inutile, ou... ridicule.
L'effet Kitty Genovese, ou pourquoi personne ne vous écoute.
Pour que votre lecteur vous suive, mieux vaut suivre une structure claire. Et pour ce faire, mieux vaut se fier à Descartes. Comment?
Pensez à utiliser les titres et paragraphes pour découper vos différents arguments ou niveaux de difficulté. On peut aussi utiliser un découpage plus précis du récit pour assurer un bon flux de lecture, donc une bonne attention du lecteur :
Pensez à plusieurs choses dans votre récit :
Cette partie est un résumé de l'article. N'hésitez pas à vous répéter. Certaines personnes ne vont lire que cette partie-là, d'autres auront peut-être perdu le fil. Cet espace sert à "remettre l'église au milieu du village". Répétez vos intentions de départ, vos arguments, votre conclusion et quelques trucs à garder en tête.
Quand l'occasion se présente, essayez de créer des liens entre le sujet et l'activité de Perrier Jablonski. Attention, ce lien ne doit pas être forcé ou artificiel. Mais si nous avons appris quelque chose par la pratique, alors il faut le partager, et faire des liens entre la théorie et la pratique... quitte à challenger la théorie.
Tout dépend. Nous avons des articles assez courts (500 mots) comme nous avons des articles très longs (plus de 1000 mots). Le mot d'ordre : le minimum possible, mais sans rien occulter. Disons qu'il est inutile d'en faire des tonnes alors que le sujet est épuisé. Au-delà de 1000 mots, posez vous la question suivante : avez-vous un seul sujet, ou bien plusieurs? Il se pourrait que vous ayez plusieurs articles plutôt qu'un seul devant les yeux...
Nous capitalisons beaucoup sur notre attitude california clever. On est détendus, mais intelligents. Cela signifie que votre style doit être plutôt oral, sans faire l'économie d'un vocabulaire soutenu, ou d'une structure de pensée complexe. Pour tester l'efficacité de votre style vous devez vous enregistrer à l'audio. Ouvrez l'application dictaphone et enregistrez votre article. C'est fou comme les problèmes de style, de rythme, de cohérence ou de propos vont vous apparaître évidents!
Voici les étapes à respecter:
Et voilà! Vous êtes prêt!
En 2014, le stratège torontois Umar Ghumman prend l'initiative de contacter les planificateurs les plus illustres du monde pour obtenir une réponse simple à une question simple : qu'est-ce qu'un insight? Le résultat de son enquête est sans équivoque : il obtient autant de réponses que de planificateurs.
Commençons par ce qu'un insight n'est PAS;
Alors qu'est-ce que c'est? Pour simplifier, un insight est une vérité cachée dans le quotidien des gens. Le travail des publicitaires est de transformer cette vérité en argument de vente. Comment faire? Comment le formuler?
Prenons un exemple concret:
Si vous n'êtes pas convaincus par l'anthropomorphisme des propriétaires de chat, allez voir au rayon de la nourriture pour animaux : les gens achètent de la nourriture pour eux-mêmes avant d'acheter pour leur chat.

Le point le plus important, c'est d'articuler l'insight avec beaucoup de rigueur et de cohérence. Vous ne devez pas changer de sujet entre le constat, l'observation, la motivation/frein et l'insight. Enfin, le caractère inventif d'un insight est sa valeur la plus importante. Un bon insight, c'est d'abord un coup de baguette magique qui aiguise la curiosité avant même que les créatifs aient commencé à parler.
Avant de vous quitter, je vous propose de décoder le constat, l'observation, le frein et l'insight de ces campagnes géniales: