Inventaire des articles

Un résumé des X articles de Perrier Jablonski

"Me generation", vraiment?

Les clichés générationnels, souvent exploités par les médias et le marketing, masquent une réalité bien plus complexe. Les travaux académiques, tels que ceux de Kali H. Trzesniewski et M. Brent Donnellan, révèlent que les variations au sein d'une même génération surpassent souvent celles entre différentes générations. Pour un insight authentique, les archétypes générationnels de William Strauss et Neil Howe offrent une grille de lecture plus nuancée, permettant de séparer les véritables traits générationnels des effets d'époque ou d'âge.


10 ans, et alors? Ce que les anniversaires nous disent (vraiment) des marques

Un anniversaire de marque, ce n’est pas des bougies à souffler ni un gâteau à découper. C’est une occasion spéciale, qu’on gagne à préparer avec soin. On peut choisir de saluer le passé, de célébrer le présent ou de se tourner vers l’avenir… mais surtout, c’est le moment idéal pour donner du sens. Un sens qui dépasse le simple chiffre. Et pour vraiment marquer les esprits, rien de mieux que de surprendre avec des cadeaux qui resserrent les liens avec ses clients ou ses citoyens.


10 ans, et encore? — Retour sur dix ans de stratégie

Ce que je retiens de cet entretien avec Gaëtan, c’est que la stratégie n’est pas en crise, c’est le monde qui l’est. Planifier, aujourd’hui, c’est accepter de ne pas tout contrôler, mais garder une direction claire. Selon lui, face aux géants de la consultation et la vitesse des agences, il existe une autre voie : artisanale, rigoureuse, lucide. Je retiens aussi que la vraie valeur d’une firme ne tient pas aux individus seuls, mais au savoir qu’on cultive et qu’on transmet. Et surtout, que toute bonne stratégie commence par une écoute franche, attentive, ancrée dans le terrain.


12 tendances qui façonnent l’avenir du terroir québécois.

L’industrie alimentaire québécoise évolue rapidement sous l’influence de nouvelles attentes des consommateurs et des avancées technologiques. L’essor des protéines alternatives, la quête de transparence, l’adoption de pratiques durables et les innovations technologiques redéfinissent la manière dont nous produisons et consommons nos aliments. Pour rester compétitifs, les acteurs du secteur doivent s’adapter à ces tendances et anticiper les évolutions à venir.


1650. La naissance des cafés... et des nouvelles idées.

Le café a joué un rôle crucial dans la culture sociale et intellectuelle du Moyen-Orient, avant de se répandre en Europe. Malgré les résistances et les interdictions, il a survécu et prospéré, devenant un élément central de la vie sociale et culturelle. Les cafés sont ainsi devenus des lieux d'échanges, de débats et de réflexions collectives, où les artistes, les scientifiques, les poètes, les philosophes ou les curieux venaient mélanger leurs savoirs, leurs interrogations, leurs pensées... bref, leurs idées.


Alors, on saute ou pas?

Tout est relié, que ce soit l’équilibre entre l’esprit et le muscle ou l’idée et le geste. La motivation, la tribu, l’effort, la technique, la persévérance, la créativité et l’échec sont un ensemble d’éléments qui vous permettent de développer votre courage entrepreneurial.  Acrobate ou gestionnaire, le processus est le même, c'est juste le contenu qui diffère!


Alors... Les E.S.G, est-ce que ça marche vraiment?

La gestion ESG et la croissance vont main dans la main. Les études sont sans équivoque : elle est rentable à long terme et plus sûre en période de crise. Qui plus est, la gestion ESG devient un outil de différenciation de plus en plus important pour une entreprise, autant vis-à-vis de ses partenaires d’affaires, des investisseurs, ou des consommateurs. Au final, léguer à la fois une économie et une planète en santé aux générations futures, c’est ça la véritable valeur des valeurs.


Ambition, conviction, crédibilité, crédo. Le pitch parfait de Volvo.

Nous voulons que... Nous pensons que... D'ailleurs. C'est ce que vous devez retenir d'un pitch de marque réussi. Un discours puissant, constant, cohérent, répété et répété, c'est le travail de la marque. Ce discours s'enrichit au fil du temps, au fur et à mesure des opportunités et des prises de parole. À vous de jouer.


Anovation, eunovation, et autres inventions.

Et voilà! Cette liste n'est pas exhaustive bien évidemment. Elle pourrait se prolonger au rythme des découvertes et des inventions. Si cet article ressemble à un exercice de pensée, ma volonté était de souligner qu'un mot seul ne peut pas couvrir l'immense diversité des innovations, et que notre époque ne doit pas hésiter à inventer des mots nouveaux autant qu'elle invente des usages inédits. À votre tour d'inventer les vôtres!


Architecture de marques, le grand ménage.

Vous trouverez souvent trois modèles d'architecture de marque : Branded House, House of Brands ou encore Hybrid en anglais. C'est bien... mais c'est bien peu. Nous avons fait un peu de ménage dans le vocabulaire, et dans les exemples. On identifie les marques monolithiques (toutes le même nom), les marques ombrelles (un nom ou une identité de marque-mère partagée avec des marques-filles), les marques-caution (la marque-mère en arrière de la marque-fille) et les marques individuelles (aucune relation entre la marque-mère et la marque-fille)... Mais nous avons aussi inventé les marques "par traits", où les marques-filles "empilent" les traits de la marque-mère, dans un organigramme... très organique.


Autopsie d'une idée qui tue

Si on ignore encore ce qui se passe véritablement dans un cerveau qui a une idée, on connaît mieux les étapes nécessaires à son accouchement, grâce aux travaux de Poincaré et Hadamard. D’abord, un travail préparatoire conscient pour générer un grand nombre d’idées faciles et évidentes. Ensuite une période d’incubation inconsciente, un moment de lâcher prise qui permet à notre cerveau de créer des liens inconscients. Puis soudain, c’est l’illumination: le moment de l’Eureka, de certitude absolue. Une vérification peut être nécessaire. Enfin, le temps de la formulation vous permet de partager cette idée.


Autorité ou influence? Lego ou IKEA?

Alors, autorité ou influence ? Il n’y pas de bonne ou de mauvaise réponse. La vérité est que la nature du changement et la personnalité et l’expérience du gestionnaire influenceront certainement le choix de stratégie. Dans les deux cas, commencez par définir votre ancrage stratégique et assurez-vous qu’il soit compris et partagé. Ensuite, soyez prêts à faire face aux questions et aux préoccupations de vos employés et n’ayez-en crainte...elles indiquent que le changement s’opère!


Besoins et motivations : une nouvelle pyramide de Maslow?

La pyramide des besoins de Maslow n'a jamais existé. Maslow a étudié la hiérarchie des motivations des humains, essentiellement en entreprise en 1943. C'est un consultant qui lui a donné la forme de pyramide dans les années 60. Le succès de cette théorie lui a été dommageable, car cette dernière a circulé de manière incomplète et simpliste. De plus, Maslow a continué ses observations et il a enrichi ses conclusions pendant plus de 30 ans. Le travail final est beaucoup plus inspirant : au-delà des besoins physiologiques, de sécurité, d'amour, d'estime et d'accomplissement de soi, nous sommes mus par l'envie d'apprendre et de comprendre. Nous sommes aussi motivés par la recherche perpétuelle de beauté et d'esthétique. Ce sont des outils très importants pour assurer un cadre de travail motivant à des employés... ou nourrir des besoins précis pour des clients. Enfin, les plus développés d'entre nous, celles et ceux qui visent à réaliser la meilleure version d'eux-mêmes, sont motivés par des valeurs qui dépassent l'égo, les valeurs B. Ces valeurs sont universelles et humanistes, elles visent le bien commun.


Black Friday avant noël. Hasard ou coup marketing?

Le Black Friday n’a pas été pensé pour précéder Noël. Il est né du chaos financier de Wall Street puis urbain de Philadelphie. Il a ensuite été détourné et réinterprété par certains commerçants bien rusés pour en faire un rituel de consommation. S’il fonctionne fin novembre, c’est parce que les budgets sont pleins, que l’attention est encore disponible, et que décembre n’a pas commencé à saturer les esprits. Ce n’est pas magique : c’est simplement là que la psychologie joue en sa faveur.


Cadeaux locaux : nos 18 recos pour vos bas de Noël

Et voilà, vous n’avez plus d’excuse pour ne pas offrir des cadeaux locaux qui vont faire sensation dans les bas de Noël. Plus que des idées-cadeaux, ce sont des objets ou des expériences qu’on a vraiment testés, aimés et approuvés. L’idée, c’est de sortir du pilotage automatique pour offrir quelque chose de sincère : une attention qui reste... et qui participe à l'économie locale!


Capacité ou aptitude? Là où l'innovation échoue.

Pour innover, on a besoin de capacité et d'aptitude. La capacité, c'est tout ce qui s'achète (ressources, technologie, brevets...) L'aptitude, c'est tout ce qui ne s'achète pas (temps, permission à l'erreur, écoute candide). La capacité, c'est l'outil et l'aptitude c'est le talent de la main sur l'outil. Souvent les organisations pensent avoir créé des conditions favorables en investissant massivement dans la capacité... mais celles qui réussissent ont aussi le talent de développer l'aptitude de leurs troupes.


Ces marques phénix qui survivent aux crises.

Les marques phénix nous enseignent qu’aucune crise d’image n’est insurmontable. Avec une préparation rigoureuse, une communication honnête et des actions fortes alignées sur les valeurs de l’entreprise, il est possible de regagner le cœur des consommateurs et de reconstruire, pas à pas, un capital de marque durable. Les épreuves surmontées peuvent même devenir une source d’apprentissage et de renforcement, afin qu’à l’avenir la marque soit encore plus résiliente face aux coups durs. Comme le montrent ces exemples québécois et internationaux, tomber n’est pas fatal – c’est la façon de se relever qui définit véritablement la force d’une marque.


Comment formuler un discours clair?

Un discours clair comporte plusieurs ingrédients importants. Une idée évidente, découpée en plusieurs parties, expliquées du plus simple au plus complexe. Ce discours doit être rythmé, simple et ancré dans le réel. Pour donner de l'ampleur, utilisez notre formule "ambition, conviction, crédibilité, crédo" pour vous assurer que vous emmenez votre auditoire à la bonne place. À vous!


Constance ou agilité? Quand la stratégie devient cohérente.

Tout change tout le temps... dehors comme dedans. Il convient alors de vous fixer une fréquence de réflexions stratégiques, et de résister à l'envie de tout changer tout le temps. Pour devenir un gestionnaire stratégique, il faut créer un équilibre entre l'ambition de l'entreprise (sa destination stratégique) et les décisions du quotidien, les tactiques. Chaque tactique, aussi infime soit-elle, est un petit pas dans la bonne direction, si seulement elle est cohérente avec l'ambition... alors qu'un pas avec la mauvaise orientation stratégique vous fera immanquablement perdre du temps, de l'énergie... et de l'argent.


Corpus, cursus, campus, caucus. Apprendre, fois quatre.

L’école n’est plus le seul lieu d’apprentissage et les organisations doivent explorer diverses méthodes pour favoriser le développement des compétences et rester compétitives. Perrier Jablonski propose ici un cadre comprenant quatre dimensions : le corpus (ensemble des connaissances organisées et accessibles), le cursus (parcours temporel de l’apprenant), le campus (lieu physique ou numérique d’apprentissage) et le caucus (vision commune et ambition collective), qui vous permettront de mettre sur pied une école «à vous», adaptée à votre réalité, mais aussi aux réalités du monde qui vous entoure.


Corrélations, causalités, coïncidences et coups du sort

L'immensité du volume de données disponibles a poussé les experts à faire des regroupements, des recoupements, des moyennes, des écarts-types, et surtout... des conclusions. Parfois (souvent, même), on confond la corrélation et la causalité. Des données qui se suivent ou se recoupent ne sont pas forcément liées par un lieu de causalité. La causalité établit un lien de cause à effet qu'il va falloir démontrer. Reste le hasard, qui peut prendre plusieurs formes :  les coïncidences, les coups du sort et la sérendipité.


Crise : Comment passer au travers?

Comme pour les individus, votre organisation va connaître les cinq phases du deuil : choc et déni, colère, négociation, douleur, acceptation. Chaque phase est importante et aucune ne doit pas être sous-estimée. Prenez le temps de ressentir les choses. N'hésitez pas à exprimer les choses. Ne foncez pas tête baissée sans intellectualiser un peu ce moment. Ce deuil d'avant est fondamental pour inventer l'après.


Croissance. Un décollage en cinq étapes.

La croissance d’une entreprise n’est pas linéaire : elle suit un chemin semé d’embûches, mais aussi d’opportunités. Comprendre les cinq étapes définies par Churchill et Lewis offre une boussole précieuse pour éviter les pièges communs et maximiser le potentiel de succès. Les entreprises qui réussissent ne sont pas seulement celles qui survivent, mais celles qui évoluent avec intelligence et agilité. En appliquant les leçons de ce modèle, chaque entrepreneur peut transformer son rêve initial en une entreprise durable et prospère. N’oubliez pas : le succès se construit, une étape à la fois.


Dans... Ma caméra!

Pour réussir en vidéoconférence, choisissez la bonne plateforme, préparez-vous techniquement et testez. Gérez l'écho, optimisez la connexion, fermez les applications inutiles et ayez un plan B. Présentez-vous professionnellement : bon éclairage, cadrage adéquat, caméra à hauteur des yeux, posture correcte, et évitez les distractions.


De l’italienne à la générale, on répète un pitch comme au théâtre.

Que ce soit pour mémoriser, se déplacer, se réchauffer ou se sécuriser, les différents styles de répétition théâtrale s’appliquent aussi à la préparation d’un pitch. Prenez ces filages comme une boite à outils qui sert à entrainer le muscle de la mémoire et à vous mettre en condition avant le jour J.


De quoi est vraiment faite l'expérience client?

C'est grâce à Pine et Gilmore qu'on en sait désormais plus sur l'expérience-client. Pour créer une ’expérience, dvenez unique, créez une valeur perceptible et commercialisez cette valeur à son juste prix. Pour vous assurer d'une expérience complète, pensez bien à couvrir les quatre aspects importants de l'expérience : le divertissement, l'éducation, l'évasion, l'esthétique.


Demeure, de Bellamy. Entre immobilisme et changement.

En interrogeant notre époque sur son appétit pour le changement et la vitesse, Bellamy introduit l'idée du point fixe. Du repère. Du moral. Du connu. À nous alors de définir ce que nous demandons au changement. Voulons-nous l’innovation — simple rattrapage face au temps corrupteur? ; ou bien le progrès — qui nous dirige vers un destin idéal, mais qui nous impose de définir notre morale? Bellamy ne répond pas à ces questions, mais il nous force à y penser.


Des 4P aux 5C. Le marketing social pour un monde idéal.

Le marketing social et le modèle des 5C offrent un cadre puissant pour concevoir et mettre en œuvre des campagnes visant à induire des changements de comportement bénéfiques pour la société. En se concentrant sur le comportement souhaité, en minimisant les coûts perçus, en communiquant efficacement, en augmentant la capacité d'accès et en collaborant avec des partenaires clés, les campagnes de marketing social peuvent surmonter les obstacles à l'adoption de comportements positifs et créer un impact durable.


Des idées, un bureau, de l'ordre et du chaos.

L'ordre ne disqualifie pas votre créativité, comme le désordre ne vous rendra pas plus créatif nécessairement. Ni le chaos ou le rangement ne parlent en votre nom. Des temps de désordre créatif, des temps d'ordre productif. Nous avons même parfois deux lieux distincts, comme une opportunité de séparer les moments rangés des moments dérangés. Et de cet équilibre naît votre personnalité, votre identité créative faite de magie et de fées bienveillantes pour vos idées.


Design Thinking, des idées à la tonne.

Depuis les années 90, le design thinking a fait de nombreux petits, focalisés sur l'étape de génération d'idées. Nous avons voulu vous en présenter ici un large éventail, mais une réserve demeure : aucune de ces méthodes ne s'attarde véritablement sur les besoins et attentes des usagers, pourtant la pierre angulaire du design thinking. Le principal intérêt de ces méthodes est de vous offrir différentes options quand vient le temps de générer des idées, en fonction de vos objectifs, du contexte et des besoins spécifiques de votre équipe ou de votre organisation.


Design Thinking, la science des idées.

Le design thinking est une méthode centrée sur l'utilisateur et itérative pour résoudre des problèmes en cinq étapes : empathie, définition, idéation, prototypage et déploiement. Flexible et adaptable, cette approche convient à diverses industries, problèmes, méthodes et tailles d'équipes. Cependant, attention à bien respecter l'esprit initial du design thinking et ne pas transformer ce processus en simple brainstorming. Mettre l'usager au centre, investir dans le problème à résoudre plutôt que dans les solutions magiques, privilégier la découverte et les erreurs, célébrer les échecs et l'humilité. Bref, maintenant, vous savez tout.


Du logo au logos, ou comment passer de l'apparence au sens.

Pour un gestionnaire réaliste et pragmatique, comprendre et maîtriser le logos signifie avant tout assurer la cohérence, la clarté et la force de son discours stratégique. Une identité visuelle forte est essentielle mais jamais suffisante. Ce qui donne une véritable profondeur à une marque, c’est la capacité de structurer clairement sa raison d’être et ses actions autour d’un discours rationnel et cohérent. Une marque sans logos risque de se fragmenter, de perdre en pertinence et de disparaître progressivement de l’esprit des consommateurs. Ainsi, chaque décision stratégique doit être évaluée à l’aune de ce logos : correspond-elle véritablement à la logique profonde et à la raison d’être de l’entreprise ? En somme, passer du logo au logos n’est pas une simple subtilité linguistique : c’est un choix stratégique essentiel pour assurer la pérennité, la crédibilité et la résilience d’une marque dans un environnement complexe et changeant.


Einstein, V.P. Innovation.

Si l’on devait créer une organisation sur le modèle du cerveau d’Einstein, elle serait bâtie autour de trois départements : un département « sensoriel », dont la mission serait d’appréhender mieux que quiconque le monde qui nous entoure. Ensuite, un département de création dont la mission serait d’imaginer (avec des images, donc) des concepts et de retarder au maximum l’expression des idées (les mots). Enfin une direction exécutive pratico-pratique, qui sait prioriser ce qui doit l’être, axé sur le concret et sur l’action. Enfin et surtout… ces départements ne seraient rien sans la matière blanche : des agents de liaison doués pour faire circuler l’information, transmettre adéquatement des idées d’un département à l’autre.

Sentez le monde, laissez votre esprit « imaginer », retardez la formulation de votre réflexion, misez sur le concret et l’action. Et surtout… faites circuler l’information! Un dernier conseil : ne vous faites pas voler votre cerveau, vous allez en avoir besoin.


Entrevues, le guide du guide.

Le guide d’entrevues est un outil incontournable de la recherche qui doit être utilisé de manière flexible afin de tirer le maximum de vos échanges avec vos informateurs et informatrices clés. En suivant les 10 étapes simples que les ethnographes de Perrier Jablonski ont développées pour vous, vos discussions seront plus riches en contenu et en partage. Lancez-vous!


Expérience client, quand trop de choix tue le choix.

Il n’est pas contestable que nous vivons plus libres aujourd’hui qu’auparavant dans les pays occidentaux. Pour les marques, cette liberté se traduit par toujours plus de choix. Or pour le consommateur, cette profusion d'options devient parfois un fardeau : paralysie, frustration, insatisfaction et culpabilité. La solution : le guider avec des choix-repères établis et rassurants, l'inviter à découvrir d'autres options à considérer à l'avenir (jamais sans lui avoir confirmé que son choix actuel est le meilleur)... mais surtout... ne jamais mettre les gens dans une situation de stupeur avec une abondance de choix plus paralysante que motivante.


Faire décoller et atterrir un pitch.

Un bon pitch, c’est comme un vol réussi. Il faut un décollage percutant pour capter l’attention, une phase de croisière fluide pour faire passer vos idées avec clarté, et un atterrissage maîtrisé pour laisser une impression forte et durable. Sans préparation, vous risquez le trou d’air ; sans structure, vous perdez votre audience en plein vol. Alors, assurez-vous d’avoir un plan de vol clair, de garder le contrôle et de conclure en douceur.


Faites de chaque jour une fête.

La Saint-Jean, au-delà de ses racines festives, religieuses ou politiques, incarne un rituel de renouveau profondément ancré dans l’histoire québécoise. Elle nous rappelle que la véritable richesse du Québec, c’est sa capacité à être — ici et maintenant — ensemble. Dans une époque où les rassemblements sont régulés et les élans spontanés bridés, il est plus que jamais essentiel de redonner sens à la présence : une présence pleine, offerte, consciente. Être présent, c’est plus qu’être physiquement là — c’est choisir d’être un cadeau pour les autres, chaque jour.


Focus group. Une idée malmenée et mal menée.

Un focus group, ce n’est pas un groupe de personnes à qui l’on va poser des questions tour à tour. Un focus group, c’est un groupe de gens qu’on rassemble et qu’on observe. On a un sujet à partager avec eux. Ils vont parler, se taire, se couper la parole, s’imposer, se mettre en retrait, parler plus fort ou s’engueuler. Ils vont peut-être s’entendre, articuler une pensée de groupe ou se quitter fâchés. Un focus group, ce n’est que l’observation de ces échanges, de ces comportements, de ces silences. Si votre focus group ce n’est pas ça… alors votre focus group n’est pas un focus group. Au mieux, ce sont des entrevues au rabais, par paquet de dix. Si vous n’avez pas l’intention d’observer les interactions des participants, alors vous n’avez pas besoin d’un focus group. Vous allez préférer des entrevues ethnographiques individuelles dans un contexte favorable aux échanges.


Gestion chaordique. Entre chaos et ordre.

En fin de compte, la gestion chaordique et la philosophie de de Funès nous invitent à repenser les systèmes d’organisation pour les rendre plus humains, plus adaptables, et plus capables de faire face à l’imprévisible. Ils nous rappellent que c’est dans l’équilibre entre ordre et désordre que se trouve la véritable source de créativité et d’innovation.


Gestion du changement. Comment passer du danger au succès.

La complexité croissante dans les entreprises contemporaines peut parfois sembler inévitable. Cependant, comme le montrent Spear et Kim, il existe des moyens concrets de la gérer. En simplifiant les processus, en ralentissant le rythme pour mieux contrôler les variables, et en amplifiant les succès, les leaders peuvent transformer leurs organisations, les sortir de la zone de danger, et les amener vers une performance durable et maîtrisée.


Gestion du changement. Vous faites peur aux gens!

Le modèle des phases de préoccupations est un outil puissant pour comprendre les résistances et les surmonter. Il rappelle qu’un changement n’est pas seulement une question de processus ou de stratégie : c’est avant tout une aventure humaine. Préparer des réponses adaptées à chaque phase vous permettra de rassurer, mobiliser et, finalement, transformer des sceptiques en ambassadeurs du changement.


Hamdi Ulukaya, Chobani et les clients fidèles.

Hamdi Ulukaya et la stratégie de Chobani nous rappellent une vérité simple mais souvent négligée : vos meilleurs ambassadeurs sont déjà là. Cultiver une relation de qualité avec ses clients fidèles peut transformer ces derniers en puissants relais de croissance, sans avoir à investir massivement dans la conquête de nouveaux marchés. La prochaine fois que vous réfléchissez à votre stratégie de croissance, demandez-vous : qu’avez-vous fait récemment pour ceux qui sont déjà convaincus par votre produit ?


Hero, hub, help. La fabrique à contenus.

En utilisant le modèle "Hero, Hub, Help", les entreprises peuvent créer une stratégie de contenu complète qui attire de nouveaux clients, maintient l'attention des abonnés existants et répond aux besoins des utilisateurs en ligne. Commencez à planifier la vôtre en réfléchissant aux événements intéressants à venir pour votre entreprise. D'ici là, assurez-vous d'inspirer, d'éduquer et même de divertir vos abonnés avec du contenu diversifié et cohérent avec votre marque. Finalement, n'oubliez pas de répondre aux questions, c'est la clé pour faire croître votre communauté!


Huit pièges culturels qui sabotent votre pitch (et comment les éviter)

Un bon pitch ne dépend pas uniquement de son contenu, mais de sa capacité à franchir les filtres invisibles de la culture. Chaque public, chaque interlocuteur, chaque pays a ses propres attentes en matière de communication, de hiérarchie, de relation, de timing ou d’argumentation. Ce qui convainc en France peut déranger au Japon. Ce qui impressionne aux États-Unis peut faire fuir en Suède. Les huit dimensions identifiées par Erin Meyer — explicite/implicite, feedback, leadership, décision, confiance, confrontation, temps et persuasion — ne sont pas des stéréotypes, mais des outils. En les comprenant, vous ne visez pas à lisser votre discours, mais à l’accorder. Vous ne renoncez pas à votre message, vous l’adaptez pour qu’il porte. Alors, avant de pitcher… cartographiez. Pas les slides. Les gens.


Hydro-Québec, les princes de la répartie.

Oser l’humour dans la gestion de ses réseaux sociaux peut être une stratégie redoutable pour se rapprocher de sa clientèle, et Hydro-Québec en est définitivement un bon exemple. Mais n’est pas le pro de la répartie qui veut. Selon l’équipe derrière les réseaux sociaux de la société d’état, on doit choisir le bon ton adapté à la bonne situation, et savoir parsemer ses réponses de délicieux sarcasme quand la situation le permet. Tout est une question de dosage, de contexte, et de limites à ne pas franchir. 


IKEA, championne du monde de l’ethnographie.

La recherche ethnographique permet de prendre en considération différents points de vue et de prendre du recul par rapport au quotidien. Ancré dans le terrain, l’ethnographie donne la voix aux personnes qui sont concernées par les activités de votre organisation. Pour IKEA, la méthode ethnographique permet d’entretenir une relation privilégiée avec ses consommateur.ice.s et d’assurer son positionnement comme leader mondial du mobilier démocratique.


Il était une fois une histoire forte, la méthode Pixar.

Le Pitch Pixar forme un schéma narratif qui aidera vos clients à comprendre qui vous êtes, ce que vous voulez faire, mais aussi pourquoi vous le faites et comment, en 6 étapes : Il était une fois… Chaque jour… Puis un jour… À cause de ça… C'est pourquoi… Jusqu’à ce qu'enfin…


Imaginer, créer, inventer, innover? Faisons le ménage!

Le vocabulaire des idées est devenu flou, et il est parfois difficile de s'entendre sur un lexique commun. Pour aider les organisations à naviguer dans le monde des idées avec un vocabulaire universel et compréhensible par tous, nous avons établi une chaîne logique très simple, basé sur des travaux de plusieurs penseurs de l'innovation. La voici : l’imagination est notre capacité à échapper au réel et produire des images, des raisonnements ou des pensées dans notre esprit. La créativité, c'est l'imagination appliquée à un problème. L'invention, c'est la créativité appliquée au réel. Enfin l'innovation, c'est l'invention appliquée au marché.


Induction, déduction — la pensée dans tous les sens.

Il existe deux modes de pensée. La déduction est l'induction. La première a l’avantage d’être vérifiable, mais l’inconvénient d’être prévisible. La seconde a l’inconvénient d’être discutable et fragile… mais l’incroyable avantage d’être créative, originale, inusitée. Une réponse "vraie", une réponse "possible". Pour mener une organisation vers le succès, il est impératif de pouvoir faire danser la déduction et l'induction ensemble.


Inertie? Inaction? Statu quo? Blâmez ces 7 dragons.

Devant le changement, on préfère souvent le statu quo, et ce, même lorsque le changement est préférable. Selon Robert Gifford, 7 dragons  expliquent l’inaction : la cognition limitée, les idéologies, la comparaison aux autres, l’incrédulité, les coûts irrécupérables, les risques perçus et le comportement limité. Bref, ce sont les 7 raisons qui expliquent pourquoi, encore aujourd’hui, le taux de pénétration de la voiture électrique au Canada demeure si faible.


Influence ou publicité? Voilà ce qui a changé.

La création d'une marque forte et cohérente est un processus complexe qui nécessite la prise en compte de nombreux éléments. Le positionnement, la promesse, les principes/valeurs, l'identité visuelle, le langage, l'identité sonore, l'attitude, la présence et la marque / branding sont tous des éléments importants à prendre en compte pour créer une marque forte et cohérente. Chacun de ces éléments doit être en accord avec les autres pour renforcer la cohérence de la marque. La création d'une marque forte et cohérente est un investissement à long terme qui peut aider une entreprise à se différencier de la concurrence et à fidéliser les consommateurs.


Innovation : ce que le Womanizer nous a appris.

L'histoire de Michael et Brigitte Lenke est un modèle pour celles et ceux qui veulent innover. Empathie, définition d'un problème, génération de solutions, prototypage, déploiement... Ils ont gravi les marches une à une avec un objectif qui paraissait simple — mais qui n'aurait pas pu être plus ambitieux : réparer l'injustice qui, jusque là, avait privé une femme sur deux d'orgasme. La candeur, la curiosité, mais surtout l'entêtement ont su paver la voie de la révolution du plaisir féminin.


L'Histoire des histoires

Les récits nous rassemblent et nous ressemblent. Ils forment un corpus de règles qui fixent le bien et le mal, le moral et l’immoral. Aujourd’hui les entreprises n’hésitent pas à s’emparer des motifs narratifs pour frapper l’imaginaire. Souvent, ils reposent sur des mythes entretenus, ou carrément inventés.


L'Hyperquoi : ce que vous faites de mieux a un nom.

Dans un monde saturé d'informations, la clé pour une marque est de captiver l'attention rapidement. Leur communication doit se concentrer sur un seul mot qui encapsule leur essence tout en stimulant la curiosité. Ce mot, méticuleusement choisi, sert à briser la barrière de l'indifférence en un temps très court. Il doit refléter à la fois ce que la marque excelle à faire et la perception positive déjà établie auprès du public.


L'argumentaire, cet outil puissant d'influence.

Un bon argumentaire repose sur une préparation rigoureuse, un enchaînement stratégique et des arguments solides. Chaque étape – introduction, développement, conclusion – doit être pensée pour convaincre, en respectant les principes de vraisemblance, de vérifiabilité et de viabilité. Car un argument bien construit n'est jamais une simple opinion : c'est une proposition qui résiste aux critiques et influence durablement les décisions.


L'effet Hawthorne et la valeur de l'écoute

Depuis plus d’un siècle, les chercheurs étudient les facteurs qui améliorent la productivité au travail. Peu d’études peuvent démontrer avec certitude l’impact d’un facteur précis. Cela, en raison du trop grand nombre de variables. Au lieu de mettre la pression aux gens dans le but qu’ils se dépassent, il vaut mieux leur offrir une écoute active, car cela a un grand effet sur la productivité. C’est ce qu’une série d’études menées par l’équipe d’Elton Mayo à l’usine Hawthorne Works dans les années 1920 semble confirmer.


L'effet Hawthorne n'existe pas… et c’est exactement pour ça qu’il faut s’y intéresser

L’effet Hawthorne est mal nommé : il ne prouve pas que la surveillance améliore la performance, mais que l’attention transforme les relations. Ce n’est pas l’observation qui agit, c’est la reconnaissance. L’écoute, même imparfaite, suffit à modifier les comportements. Pourtant, le management moderne confond encore voir et entendre, mesurer et comprendre. L’étude d’Hawthorne ne démontre rien scientifiquement, mais elle révèle l’essentiel : les gens changent quand ils se sentent vus. Pas observés — reconnus. Alors, écoutons mieux. Observons avec attention, pas avec soupçon. Et acceptons que l’incertitude fasse partie des outils du travail bien fait.


L'effet Hofstadter. Oui, ça va être long.

Ces trois biais – excès d’optimisme, oubli des imprévus et biais de planification – sont autant d’obstacles à une estimation réaliste du temps. Mais prendre conscience de leur existence est déjà un premier pas pour mieux les contrer. Comment ? En adoptant des stratégies simples mais efficaces : ajouter une marge supplémentaire aux prévisions, anticiper les imprévus et découper les tâches en étapes précises. Parce que, oui, ça va toujours être long. Mais avec un peu de préparation, on peut transformer cette fatalité en opportunité de mieux planifier et, finalement, de mieux réussir.


L'effet IKEA, ou comment créer de l'attachement à votre projet.

L'effet Ikea est un phénomène psychologique puissant qui peut influencer la perception de la valeur et l’attachement émotionnel à un produit ou à un travail. Lorsque la tâche accomplie est réussie et satisfaisante, l’effet IKEA a le potentiel de transformer les consommateurs en de réels ambassadeurs d’une marque!


L'effet Kitty Genovese, ou pourquoi personne ne vous écoute.

Devant un événement, la responsabilité se divise entre les témoins. Ce biais est appelé l'effet du témoin. Chez Perrier Jablonski, nous avons découvert que ce phénomène s'applique aussi à la mobilisation des équipes. Quand un gestionnaire partage un projet avec son équipe, quand il donne une nouvelle direction ou des consignes à tout un groupe, il doit s'attendre à ce que les participants se partagent la responsabilité — ou plus simplement, à ce que personne ne se sente réellement concerné. La solution? Préférez les face-à-face et partagez des attentes spécifiques. Si vous ne divisez pas la responsabilité vous-même, les gens le feront à votre place. Un message de type "tous pour un" est efficace pour inspirer, mais il doit être complété par des messages de type "un pour un" pour concrétiser. Merci Kitty.


L'effet Pavarotti, quand le premier écrase tout.

L'Effet Pavarotti offre une grille de lecture fascinante pour comprendre les dynamiques de succès dans nos organisations modernes. Il met en lumière comment de petits avantages peuvent se transformer en domination écrasante, particulièrement dans l'économie numérique. Pour les dirigeants et les stratèges, comprendre et naviguer dans ce nouveau paysage est crucial. Il s'agit de trouver le juste équilibre entre la quête de l'excellence, nécessaire pour se démarquer, et le maintien d'une organisation saine et durable. L'Effet Pavarotti nous rappelle que dans l'économie moderne, être simplement "bon" ne suffit plus. L'excellence, même marginale, peut faire toute la différence entre le succès éclatant et l'anonymat relatif. C'est un appel à l'innovation continue, à la différenciation stratégique et à une réflexion approfondie sur la création de valeur à long terme.


L'entrevue, ou le surprenant pouvoir des questions.

Les questions renforcent les relations et la confiance, permettent des interactions efficaces et agréables et vous mènent vers la découverte. Les questions ont un pouvoir qui va bien au-delà des concepts du retour sur l’investissement direct pour votre marque. Votre engagement personnel à la curiosité est une motivation durable qui aura des impacts positifs dans vos vies personnelles et professionnelles. 


L'expérience employé en 2024. Comment passer du bonheur à la sécurité?

Le bonheur au travail a toujours été une promesse un peu vague. Elle est devenue un luxe inutile. Vos employés ont besoin de vous. Ils ont besoin d'une figure rassurante et responsable. Entre autorité bienveillante, transparence et participation de l'équipe à la réflexion, les solutions sont nombreuses pour offrir un sentiment de sécurité à nos équipes. Ainsi, oubliez le bonheur au travail. Au pire, c'est une promesse électorale impossible à tenir, au mieux, c'est un serment inutile. Nous savons que le bonheur ne dépend que des rencontres. Alors, rencontrez-vous... comme vous pouvez.


L'hyperlocal. Les marques d'ici pour les marques d'ici.

L’engouement pour les produits locaux au Québec reflète une quête d’authenticité, un soutien à l’économie régionale et un souci environnemental. Les certifications comme Aliments du Québec et Écocert Canada garantissent qualité et durabilité, tandis que les labels régionaux, comme Saveurs des Laurentides, valorisent les terroirs. Produits Québec distingue trois niveaux – Conçu, Fabriqué et Produit au Québec – pour mieux refléter l’apport local. Ces outils renforcent la confiance des consommateurs et valorisent le savoir-faire québécois dans une démarche durable.


L'idéal en crise, qu'allez-vous sauver?

En cas de crise, une entreprise doit s'attendre à de significatives pertes financières. Plutôt que d'espérer un retour à la normale, il est crucial de créer une nouvelle réalité. La crise est une opportunité pour déterminer ce qui est essentiel à sauver dans l'entreprise. Cela implique de se concentrer sur le cœur de métier et d'identifier les aspects les plus importants : les employés à retenir, les produits à conserver, et les clients fidèles à privilégier. C'est le moment idéal pour affiner le focus et renforcer les fondations de l'entreprise.


L'insight. Entre fantasmes et réalité.

Un insight n'est pas un mystère : c'est une vérité cachée dans le quotidien et qui, transformée, devient un argument de vente. Un insight s'articule en quatre temps. Un fait, une observation, un frein/motivation et... l'insight. Un bon insight raisonne — il articule une pensée, et un très bon insight résonne — il touche une corde sensible. Il doit être inspirant et créatif... pour inspirer les créatifs !


L'intellect au service de la marque : le noûs est parmi nous

Le concept grec du noûs souligne que la gestion efficace requiert une intelligence plus profonde, intuitive et structurante que les simples outils techniques. En intégrant le noûs à sa pratique, un gestionnaire assure une vision claire, une intuition informée par l’expérience, une réflexion stratégique durable, une capacité à transformer rapidement l’information en action efficace, une adaptabilité sereine et proactive, et une forte cohérence avec des principes fondateurs solides. En définitive, exercer son noûs en gestion est une manière d’agir profondément réfléchie et influente sur le long terme.


L'inventaire de marque. Quand puissance rime avec cohérence.

La création d'une marque forte et cohérente est un processus complexe qui nécessite la prise en compte de nombreux éléments. Le positionnement, la promesse, les principes/valeurs, l'identité visuelle, le langage, l'identité sonore, l'attitude, la présence et la marque / branding sont tous des éléments importants à prendre en compte pour créer une marque forte et cohérente. Chacun de ces éléments doit être en accord avec les autres pour renforcer la cohérence de la marque. La création d'une marque forte et cohérente est un investissement à long terme qui peut aider une entreprise à se différencier de la concurrence et à fidéliser les consommateurs.


L'écriture « responsive », pour adapter tous vos messages

Un pitch réussi est une composition soigneusement orchestrée de quatre éléments clés : le PowerPoint, qui sert de guide visuel; votre discours, qui confère autorité et nuance, le document leave-behind, qui offre un approfondissement pour les curieux et enfin les annexes, qui satisfont le besoin de détail des experts. Chacun a un rôle spécifique et irremplaçable. Ne cédez pas à la tentation de tout dévoiler en une seule fois; le génie réside dans l'équilibre et la modulation de ces outils.


L'étrange histoire du mot innovation.

L'innovation a bien changé. Elle était conservatrice et protégeait le statu quo à ses débuts. Elle a été prudente, elle est devenue un remède au temps qui passe, puis elle a signifié la rupture, la destruction. Aujourd'hui, elle est un outil brutal de monopole. Drôle de chemin pour ce qui semblait une panacée, et qui ne se révèle être, au mieux, qu'un simple correctif au temps qui passe et qui nous dépasse. Au milieu des définitions floues, ce rappel historique est bien utile, dans une époque qui a besoin de plus de Progrès, avec un P majuscule.


La Loi de Metcalfe. Oui, on est plus forts ensemble.

La Loi de Metcalfe, en relation avec la valeur du collectif, offre un cadre puissant pour comprendre et exploiter la créativité dans les processus collectifs. Les organisations et les individus cherchant à innover peuvent s'appuyer sur cette loi pour optimiser leurs stratégies créatives, en gardant à l'esprit l'importance de la qualité des contributions et la gestion effective de la complexité inhérente aux grands réseaux.


La Poste : l’incroyable réinvention d’un géant.

La Poste montre qu’aucune organisation n’est condamnée au déclin si elle sait transformer ses acquis en leviers d’avenir. En restant fidèle à sa mission de service public tout en innovant, elle est passée d’une activité en sursis à un véritable laboratoire social et économique. Sa trajectoire prouve qu’avec vision, courage et mobilisation, on peut se réinventer sans se renier. Une leçon précieuse pour les institutions traditionnelles : l’élan du futur réside souvent dans l’authenticité du passé.


La charisme. Quand votre corps parle à votre place.

Le charisme n’est donc pas une qualité innée réservée à une poignée d’individus. C’est une construction délibérée basée sur des attributs bien définis : la passion, le calme, la confiance en soi, la franchise, la clarté, l’ouverture d’esprit, la prévenance, la sincérité et la chaleur. Ces attributs peuvent être cultivés et développés par chacun, avec de la pratique et de la conscience de soi.


La connaissance collective double chaque année.

Pas étonnant que nous nous sentions débordés dans un monde qui ne fait qu'accélérer. La connaissance collective double chaque année. Cette vitesse est indexée à celle des microprocesseurs qui n'ont jamais cessé d'accélérer depuis 60 ans.


La fenêtre d'Overton et la gestion de changement

La fenêtre d'Overton décrit la gamme d'idées acceptables à un moment donné. Elle évolue sous l'influence des discours, allant de "l'impensable" à "la politique établie". En organisation, elle aide à introduire des idées extrêmes et à les rendre progressivement acceptées, grâce à l'effet d'ancrage. Prudence est requise pour éviter des dérives, notamment en politique.


La loi du carré inverse, une leçon d'humilité pour les marques.

L'histoire de BlackBerry est emblématique : l'intérêt du consommateur est fragile, dynamique et profondément influencé par la proximité émotionnelle et cognitive qu'une marque sait maintenir. Prenez cette leçon à cœur : votre marque doit rester agile, proactive et continuellement connectée à son public. Anticiper les changements, engager constamment vos clients, et ne jamais sous-estimer la vitesse à laquelle leur intérêt peut disparaître sont les clés essentielles pour préserver l'attraction durable de votre marque.


La marque personnelle

Sans que vous ne le sachiez, vous êtes une marque. Les gens veulent savoir de vous ce que vous faites, comment vous le faites, et pourquoi vous le faites. Assurez-vous que ce que vous avez en tête est bel et bien compatible avec ce que les gens pourraient voir de vous sur Internet. Pour ce faire, misez sur la constance et la cohérence.


La marque-terroir. Le beurre d'Isigny comme modèle.

Le beurre d'Isigny incarne l'excellence d'un produit de terroir devenu emblématique. Son succès repose sur un savoir-faire ancestral, une matière première d'exception issue de vaches nourries dans des pâturages riches, et une maîtrise des techniques de conservation et de distribution qui ont permis sa renommée au-delà des frontières normandes. Cette histoire illustre comment une production locale peut se transformer en une marque légendaire, symbole de qualité et d'authenticité.


La nuit des Olympica : l'étrange naissance de la rationalité.

Souvent, on oppose le pouvoir cartésien à la créativité, en sous-entendant que la réalité, la vérité, le mesurable ont plus de valeur qu’une idée, une vision, un rêve. Or, il faut comprendre que chaque fois qu’une personne « rationnelle » vous rappelle à l’ordre, elle invoque Descartes, qui a eu l’idée de la méthode scientifique dans une série de songes, pris d’une transe délirante, d’un état second confondant, enfermé bien au chaud dans un poêle. Alors, ne sous-estimez pas le pouvoir des songes, avancez avec prudence et méthode… et, surtout, reposez-vous.


La règle du « oui et... »

On peut tuer une idée, une improvisation et même un brainstorm avec un seul non. (Même en rajoutant un mais). Pourquoi? Parce qu’être créatif demande avant tout de se mettre en « état d’intuition », état qui requiert des dispositions neurologiques particulières que vient complètement chambouler un simple non. Règle de base de l’improvisation théâtrale, le « Oui et » (qui veut dire accepter et construire) gagnerait à s’immiscer davantage dans nos milieux professionnels pour protéger les idées fragiles, et en encourager d’autres à naître.


La trilogie de l'acte créatif, par Koestler.

"Les Somnambules" retrace l'évolution des idées scientifiques concernant l'univers, mettant l'accent sur l'astronomie et la cosmologie, en explorant les travaux d'Aristote, Ptolémée, Copernic, Kepler, Galilée, Newton et Einstein. L'ouvrage soutient que les progrès scientifiques sont le résultat d'une combinaison de créativité, de persévérance et de hasard. "Le cri d'Archimède" examine les processus de créativité à travers l'art, la science et l'humour en introduisant le concept de "bisociation". Enfin, "Le Cheval dans la Locomotive" explore la relation entre la science, la technologie et la société, en abordant les défis et opportunités futurs liés à leur évolution rapide.


La vie et la mort de Kodak.

En 1975, Steven Sasson, employé chez Kodak, invente la caméra numérique. Kodak, trop préoccupée par le succès de ses pellicules photographiques, contrairement à ses concurrents — Fuji, Canon et Nikon —, n’apporte pas plus d’importance au développement de cette nouvelle technologie. Cette situation, considérée comme de la myopie optimiste, amène à la faillite de l’entreprise en 2012. Finalement, le succès vient à l’entreprise qui décide de s’adapter aux changements et le déclin suit celle qui l’ignore.


Le Braintrust, l'arme secrète (mais pas tant) de Pixar.

Les esprits créatifs se déclinent en plusieurs types, chacun ayant des approches uniques pour aborder la créativité : l'esprit analytique décompose et analyse, l'esprit pratique trouve des solutions concrètes, l'esprit curieux explore et connecte, l'esprit intuitif anticipe et innove, l'esprit imaginatif rêve et crée, et l'esprit non-conformiste défie les normes. En réalité, nous possédons souvent une combinaison de ces esprits. Cultiver sa créativité implique d'embrasser ses forces et de s'ouvrir à d'autres perspectives pour maximiser son potentiel et contribuer significativement à la société.


Le Kintsugi stratégique. L'art de réparer.

En adaptant les étapes du Kintsugi à la gestion, les entreprises peuvent embrasser leurs imperfections et leurs échecs, les transformant en opportunités de croissance et d'innovation. Ce processus, loin d'être une simple réparation, devient un acte de transformation stratégique, où les failles deviennent des sources de force et de beauté uniques.


Le Shinrin-Yoku, quand la forêt vous veut du bien.

Le bain de forêt, ou Shinrin-Yoku est une pratique japonaise qui consiste à se promener dans un environnement forestier pour réduire le stress et améliorer la santé. Les études ont montré que cette pratique peut avoir des effets bénéfiques sur la santé, notamment en améliorant la concentration, en renforçant le système immunitaire et en réduisant la pression artérielle.


Le Tsundoku. S'entourer de livres, c'est bon pour nous.

Le Tsundoku, loin d'être une mauvaise habitude, peut se révéler être un atout précieux pour les gestionnaires d'entreprise. Il encourage l'ouverture d'esprit, la gestion efficace du temps et offre une source inépuisable d'inspiration et de connaissances. En adoptant une approche réfléchie et organisée du Tsundoku, tout gestionnaire peut transformer cette pile de livres non lus en une précieuse ressource intellectuelle.


Le brief. Une histoire, quatre révolutions.

Nous devons l'évolution du brief grâce à plusieurs géants de la pub. Leo Burnett, Bill Bernbach, Stanley Pollitt et Stephen King ont chacun contribué à des aspects précis, comme la mise en place d'une méthodologie claire, l'introduction du storytelling et du consommateur au cœur du processus, et l'intégration de la recherche et de la planification stratégique. Le brief est passé d'un simple guide pour les créatifs à un document holistique qui oriente l'ensemble de l'agence dans le but de créer des campagnes plus efficaces et ciblées.


Le changement = deux leviers, un déclencheur.

Nous avons deux leviers pour changer un comportement. Nous pouvons augmenter la motivation ou simplifier l'action. Évidemment, plus la motivation est forte et plus l’action est facile, plus le changement s’opérera avec succès. Cependant, si vous voulez agir sur ce changement de comportement, il sera plus efficace de simplifier le changement que de rendre l’individu plus motivé.


Le consommateur, cet animal si prévisible.

Les biais psychologiques sont des leviers puissants utilisés par les entreprises pour influencer nos choix. Nous aimons croire que nous agissons de manière rationnelle, mais Dan Ariely et d'autres experts ont montré que nos décisions sont souvent façonnées par des forces inconscientes. Comprendre ces biais peut nous aider à devenir des consommateurs plus conscients et à résister aux stratégies de marketing subtiles. En fin de compte, être informé nous permet de prendre de meilleures décisions, tout en gardant à l’esprit que nous restons humains, avec nos failles et nos tendances irrationnelles.


Le data peut-il remplacer l'intuition?

L'expérience de pensée est une étape nécessaire avant toute collecte de données. Elle prépare l'esprit à l'inconnu, donne une direction aux recherches, et ouvre des horizons conceptuels. Dans notre monde actuel, dominé par l'empirisme et la fascination des données, il est impératif de réhabiliter la puissance de l'imagination scientifique. C'est en rêvant et en osant formuler l'invérifiable que les plus grandes découvertes sont possibles. Comme le disait Bachelard : "La vérité scientifique est une conquête, une lutte, une tension." Et cette lutte commence, souvent, par une simple question posée dans le silence d'un esprit curieux.


Le fantasme du consommateur cohérent.

Essayer de prédire le comportement de vos clients est inutile. Trop de biais les influencent. Devenez plutôt l’architecte de leur choix. Sondez-les, observez-les et analysez-les. C’est en multipliant vos sources de données que vous capterez des insights que ni équation ni modèle ne pourront soulever. Si toutefois vous ne savez pas par où commencer…contactez-nous! Notre équipe d’ethnographie spécialisée en recherche-consommateur pourra vous aider.


Le marketing de la nostalgie. Oui, c'était mieux avant! Mais quand?

La nostalgie, en marketing, n'est pas qu'un simple retour vers le passé : c'est un outil puissant pour tisser des liens émotionnels profonds. En exploitant des souvenirs d'enfance ou des moments clés de notre vie, les marques créent des sentiments de sécurité, de simplicité et de bonheur qui résonnent particulièrement dans un monde moderne saturé et complexe. Ce mécanisme est si efficace parce que nos souvenirs, surtout ceux de nos 15 à 30 ans, sont ancrés dans notre mémoire affective. Cependant, la nostalgie n'est pas qu'individuelle ; elle forge aussi une identité collective, renforçant la cohésion sociale, parfois pour le meilleur, mais aussi pour le pire, comme en témoignent des slogans politiques mobilisateurs. Enfin, attention aux dérives : les campagnes nostalgiques peuvent manipuler nos émotions, parfois au détriment de la réalité présente.


Le monomythe de Campbell, le pitch universel?

Le monomythe de Campbell, avec ses douze étapes, offre une structure narrative universelle applicable au pitch. Bien qu'il soit efficace pour captiver une audience, il présente des limites en termes de diversité et de flexibilité. Pour un pitch moderne, il est crucial d'adapter cette structure en intégrant des perspectives diversifiées et en innovant au niveau narratif.


Le mythe du village gaulois.

Alors quand on se présente comme un « village gaulois », c’est Urdezo et Goscinny qu’on interpelle… et pas l’Histoire. La stratégie du village gaulois, c’est la stratégie du désespoir, avec comme seule consolation une défaite retardée, mais pas moins brutale. La stratégie du village gaulois, c’est la stratégie de l’entêtement, qui finira par jouer contre nous, et servira d’exemple aux plus forts que nous. Alors… changez de stratégie.


Le parcours-client en quatre étapes (pas) faciles.

Maintenant que vous connaissez les étapes d’achat du consommateur, transformez-les en projets marketing. Ainsi, vous deviendrez une marque forte et rassurante, bien ancrée dans l’esprit de vos clients.


Le pitch comme au théâtre.

En théâtre classique, la règle des trois unités définit une seule action, se déroulant dans un seul lieu et dans l’intervalle d’une seule journée. Si ces trois unités ont été créées pour maximiser l’efficacité théâtrale, en pitch elles nous permettent aussi d’intéresser notre auditoire : l’unité d’action pour garder l’attention du public (choisissez vos arguments pour résoudre les problèmes "du plus simple au plus complexe"). L’unité de temps pour garder la crédibilité des propos (soyez bref et concis : mieux vaut finir plus tôt que tard). L’unité de lieu, pour garder la simplicité du fil conducteur (Adaptez vos gestes, vos déplacements et votre contenu pour créer l’ambiance désirée). À vous de jouer!


Le pitch parfait des cartésiens.

Et voilà comment Descartes nous a appris à formuler un argumentaire solide, pour répondre aux attentes rationnelles du consommateur... Mais n'oubliez pas le cœur, c’est aussi lui qui décide. Une grande idée claire et qui a du sens. Quelques arguments seulement. Un argumentaire qui se complexifie au fil de vos explications, et une logique que l'on peut  « remonter » jusqu'à l'idée de départ.


Le pitch parfait des sophistes.

Les sophistes ont largement participé à l’élaboration de la pensée, dans la Grèce antique d’un Ve siècle débordant de modernité. Avec l’avènement de la démocratie, chaque citoyen pouvait participer au débat public. Il devait cependant apprendre à le faire à travers l’apprentissage du raisonnement, de la formulation et du partage de ses idées. Les sophistes ont laissé une trace majeure sur l’importance d’un discours bien mené, qui frappe l’imaginaire et qui s’inscrit dans un moment précis. Sans oublier l’importance du langage commun, du rythme et de l’imaginaire collectif. Enfin, quittons-nous sur un dernier conseil des sophistes, qui valorisaient plus que tout « l’effort de la formation volontaire » : continuez d’apprendre, encore et toujours. Ne cessez jamais de lire, même sur les sophistes de la Grèce antique.


Le piège des personas

Le persona est souvent utilisé pour décrire un groupe-type d'usagers ou de clients. Le persona incarne. On le voit, on l'imagine, on s'y attache. Or, ce persona n'est souvent qu'un profil, rien de plus. Le persona — le vrai, celui hérité du théâtre grec — est un personnage, pas une personne. Ce personnage lui-même repose sur un archétype — une figure "primitive", qui sert de repère universel. En créant un lien entre le profil, le persona et l'archétype, vous créez les conditions parfaites pour prendre en compte des vérités de vos usagers. C'est en essayant de comprendre ce qui se cache ici que vous allez pouvoir concevoir des produits, des services ou des offres qui répondront réellement à un besoin.


Le processus créatif, par Nueva, Sultan et Koko.

Identifier un problème. Faire preuve de curiosité. Faire des liens. Se lancer dans une première tentative. Répéter encore et encore pour parfaire sa technique. Transformer le jeu en idée utile. Découvrir un outil. Inventer un outil. Transformer un potentiel en réalité. Passer de l’idée au projet. Produire, penser avec ses mains. Les grands singes Nueva, Sultan, Koko — et Kohler — venaient de révéler au monde entier les étapes d’une découverte ou d’une invention. Cette démonstration de créativité, née de l’imagination d’un grand singe était la preuve qu’on savait d’instinct comment résoudre un problème, comment innover.